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Vieux 18/07/2007, 15h34   #1 (permalink)
C'est qui l'chef???
 
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"Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Hier au soir, Cour d'Honneur du Palais des Papes. Nous ressortons conternés de la représentation des Feuillets d'Hypnos.
Pascal Bély, sur son blog http://www.festivalier.net a écrit ses quelques lignes qui, à mon sens, sont tout à fait en phase avec ce que l'on a ressenti.

"A Avignon, Char ecrasé, Fisbach dissocié, public complice
J’arrive dans la Cour d’Honneur. Le choc. Alors que le public s’installe comme si de rien n’était, je scrute le décor des « Feuillets d’Hypnos » de René Char mis en scène par Frédéric Fisbach avec angoisse et déjà colère. Imaginez, un long loft, quasiment dessiné par la production de TF1, sur la scène d’un lieu mythique. Cette imposante baraque, avec ses appartements, sa place, ses petits gradins, envahit toute la cour. Fisbach se fout du passé. Il l’écrase de sa suffisance et de son bon droit d’artiste associé du Festival d'Avignon, à l’image d’un directeur des programmes d’une chaîne publique qui n’a que le vocable « audimat » comme argument. Mais personne autour de moi pour s’en émouvoir. J’ai envie de vomir. La suite va confirmer mon dégoût…
Deux centre trente-sept feuillets, poèmes, de René Char se mettent en scène dans cette ambiance trash. Les comédiens dégueulent leurs mots, gesticulent, prennent une douche, aboient. Ils déconstruisent les vers de René Char, les rendent quasiment incompréhensibles. Une entreprise de démolition est en marche. René Char, l’enfant du pays, le résistant est ridiculisé, avec l’accent. Je commence à protester. À côté de moi, la clameur monte, mais la présence des proches des amateurs nous empêche d’aller plus loin. Certains partent bruyamment en imitant le bruit des bottes…Quarante-cinq minutes qui font honte au théâtre français, mais toujours aucune manifestation d’un public que l’on a connu bien plus sévère en 2005, lors des spectacles de Jan Fabre.

Après ce premier carnage, une centaine d’amateurs disséminés dans les gradins atteignent la scène. Ils l’occupent pour mieux noyer ces comédiens. L’effet masse est impressionnant. Les textes retrouvent leur consistance malgré les quelques happenings déplacés de la troupe de Fisbach. Soudain, la fumée envahit les pièces du loft, le lieu même où un homme nu prenait sa douche, où une femme se maquillait quelques miniutes auparavant. Fisbach simule les chambres à gaz. En l’espace d’une heure, il transforme le décor pour manipuler l’histoire à sa guise, utilise des amateurs pour revenir au théâtre, enferme le public dans la passivité (comment peut-il protester alors qu’il est métaphoriquement sur scène ?). Resister aurait été de descendre, de monter avec les amateurs pour mettre fin à cette mascarade. Nous sommes plusieurs en avoir envie mais le courage nous manque. Lors des applaudissements complaisants d’une partie du public, alors qu’une autre reste silencieuse comme sidérée, je me dirige vers les comédiens pour leur tendre un poing vengeur (« c’est une honte »).
Je quitte la cour. Je repense aux leçons de résistance données par Edgar Morin dans l’après-midi lors du « Théâtre des Idées » devant un nombreux public. Je pense à son sourire, à sa pensée lumineuse. Je l’imagine aux côtés de René Char. Mais j’ai mal partout. Deux amis me rejoignent dans un café. Miracle du Festival, nous entamons un débat avec un couple d’Allemands. Ils sortent de la Cour d’Honneur. Ils y ont vu une « bonne lecture publique » (Fisbach perd son statut de metteur en scène !), s’attristent sur les chambres à gaz, saluent les amateurs pour avoir procuré du corps au texte. Nos échanges sont beaux, lumineux. Edgar Morin est là,presque parmi nous.
Monsieur Fisbach n’existe déjà plus. Il peut ranger son loft. Il n’aura même pas les honneurs de l’histoire. Juste la honte de l’avoir bafoué. »




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Vieux 20/07/2007, 14h33   #2 (permalink)
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Je suis à peu près du même avis que notre ami à ceci près que je ne me permettrai pas de juger de la complaisance ou de la complicité du public. J'ai été moi aussi consterné par la proposition de l'artiste associé de cette édition du festival.
Caché sous un faux vocabulaire de la modernité (décor blanc, lumière néon, costumes branchés, actions décalées faussement provoquantes...), Fisbach nous livre ici son inaptitude à faire entendre ce texte, ne serait-ce qu'à le lire.
Attention, je ne parle pas de l'importance du texte en général, je ne fais pas partie de ce public enragé contre le théatre contemporain trop dansé, pas assez théâtral, trop formel, pas assez textuel (type festival 2005).
Je parle ici d'un décalage incompréhensible entre ce qui est dit dans les mots et ce qui est dit dans les actions et les images.
Ce décalage est ici stérile, il ne provoque rien.
La première demi heure j'essayait de décrypter ce que l'on me montrait : des actions déceptives, inachevées, inabouties dans un décor moderne sur lequel est inscrit "aujourd'hui", soit.
J'attends de savoir ce que cela provoquera. Je me laisse porter sans à priori. Et puis rien.
Là où un Pascal Rambert convoque le déceptif pour ouvrir du vide, un espace blanc où se dépose au fur et à meusure de la pensée, pour offir du temps et de la beauté, ici Fisbach fait totalement preuve de vacuité, tout est vain et inutile et n'inscrit rien chez le spectateur.
Je parle de Rambert parce qu'extérieurement, on ne peut pas ne pas y songer, mais l'un cherche un langage l'autre utilise un copié-collé des formes contemporaines.
Jamais cette tension entre ce que l'on voit et le sens du texte ne se rejoint ou ne s'étire suffisemment pour créer quoi que ce soit.
Après une demi heure de galipettes à l'envers, de changements de costumes absurdes, d'imitations de poissons ou de chien, de baisers mouillés comme pétards mouillés, etc... je me suis dit, bon je ne comprends rien, je dois comprendre, il y a forcément quelquechose d'important qui m'échappe, merde on est dans la cour d'honneur, c'est l'artiste associé... alors je me suis rattrapé sur le texte que je n'écoutais pas jusqu'alors (on ne comprenait rien à ce qui était hurlé ou chanté, baffouillé, chuchotté, craché...) et me concentrant bien j'ai commencé à entendre et surtout à me rappeler ce texte magnifique écrit dans le maquis publié après la guerre, ce texte qui parle d'amitié, d'honneur, de courage, de tueries, de perte, avec esprit, finesse, humour et beauté. C'est à cet instant que la colère est montée en moi.
Mais je suis resté persuadé que cela irait quelquepart finirait par me raconter quelquechose d'important.
Les acteurs continuaient à se doucher, à jetter les micros dans les quels ils parlaient, à monter sur une table à parler dans un caisse de bois...
Quand 100 amateurs sortis du public sont montés sur le plateau, la belle image les personnes étaient de dos et les acteurs restaient de face ou bien parlaient au dessus des gens, puis les amateurs furent stoqués sur le coté du plateau pour mieux laisser les acteurs à leur singeries.
Voilà je suis sorti avant la fin attristé qu'un artiste puisse être persuadé de l'évidence de son "acte artistique" et quel acte, dans cet espace magnifique qu'est la cour d'honneur du palais des papes.
Peu importe après tout que l'on comprenne quoi que ce soit, qu'il y ait ou non du sens, qu'on convoque sur le plateau un texte sans en comprendre le l'importance, sans même essayer, peu importe que l'on traite l'Histoire des hommes comme on traite une crotte de nez, peu importe qu'on ne se serve que de la forme de la modernité sans s'interroger sur l' origine ou la nécessité de ce langage, peu importe que le public se sente con de ne pas comprendre une oeuvre qui ne peut pas l'être dans ces conditions, peu importe que ce soit simplement bête du moment que "la geste artistique" soit là, à ce moment là, dans cet espace là. Dans toute sa suffisance.
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Vieux 23/07/2007, 23h33   #3 (permalink)
Hugues
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Après avoir failli participer à l’aventure « feuillets » comme amateur je me demande encore si Fisbach qui est pourtant quelqu’un de très sympathique mais pas très marrant,(il dégage une forme de pessimisme triste )est Infiniment prétentieux («Mettre en scène ce qui n’est pas « montable ») ou naïf. En tout cas il me semble certain qu’il a été dépassé par le défi qu’il s’est imposé à lui-même.



Enfin de compte je me demande si j’irai encore assister au rencontres que le Festival d’Avignon organise tout au long de l’année avec les avignonnais pour présenter les artistes à venir. Souvent séduit par leurs présentations et presque toujours extrêmement déçu par le résultat. (JL Wild, Fisbach, Linyekula, M. Bauer). Je crois que gens doivent avoir la même capacité de conviction et de séduction auprès des programmateurs du théâtre public et des « subventionneurs ». Il me semble qu’à leur égard on pourrait appliquer la théorie développée par M. Onfray dans l’archéologie du présent et que je résume ainsi. Dans l’art contemporain (comptant pour rien disait un certain « slameur») le discours que produit l’artiste sur son œuvre devient plus important que l’œuvre elle-même.

Hugues.
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Vieux 23/07/2007, 23h34   #4 (permalink)
sylvie
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Que rajoutez de plus? Que M.Fisbach n'a pas la stature et la surface d'un artiste associé de ce festival. Quand aux "feuillets"...une honte dans un département qui fait encore pas mal de place au Front National...
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Vieux 23/07/2007, 23h35   #5 (permalink)
Golden
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Merci à Frédéric Fisbach de nous donner si intensément à entendre les feuillets d'hypnos, et de nous suggérer avec les outils de notre aujourd'hui la gravité, la dignité, l'ivresse des marges, l'ennui, la gratuité et l'héroïsme de ceux qui furent nos libérateurs. Un ancien résistant du Vaucluse à l'issue du spectacle me confiait à quel point ce geste artistique permettait un travail de mémoire réel, loin de la commémoration et de la compassion stériles.
Merci et bravo pour ce grand spectacle.
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Vieux 23/07/2007, 23h42   #6 (permalink)
Le Tadorne (Pascal Bély)
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Golden,
Vous évoquez "un travail de mémoire" avec les "outils de notre aujourd'hui". Les effets de cabaret sont d'aujourd'hui? Le loft, c'est la modernité? La laideur visuelle et auditive, c'est "aujourd'hui". Certes, notre société contemporaine regorge du 'n'importe quoi". Etait-ce une raison pour le plaquer à René Char? Permettez moi de trouver bien plus moderne Edgar Morin, Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent plutôt que ces acteurs de pacotilles dans un décor de carton pate.
Je pense aujourd'hui que seul un chorégraphe aurait pu mettre en scène ces feuillets. Le corps aurait pu traduire sur scène la profondeur de la poésie de Char.
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Vieux 23/07/2007, 23h43   #7 (permalink)
laura.
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

C'est qui ce résistant (on peut aussi écrire n'importe quoi comme commentaire). j'aimerais bien discuter avec lui. J'ai 20 ans et j'ai trouvé que cette pièce est vieille comme un jean's délavé.
petit conseil dans le "off": allez voir "milena de Prague" au Théâtre des corps saints. C'est émouvant et beau; cela nous change de la laideur du théâtre de fisbach.
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Vieux 23/07/2007, 23h44   #8 (permalink)
aimzon
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Pourquoi tant de haine ?!
On parle ici et là de "crimes esthétiques" mais n'est-ce pas un peu exagérer ? Char, lui, est en droit de nous parler de crimes, tout comme Edgar Morin, mais la mise en scène de Fisbach, c'est seulement du théâtre...
Peut-être faudrait-il pour calmer un peu les esprits et éviter ces divisions que je trouve exprimées assez violemment (théâtre amateur / théâtre pro ; moderne / classique ; animation / art...), lire René Char seul dans son coin et s'abstenir de le mettre en scène. En tout cas c'est ce qui semble découler de votre analyse (ressenti dont je ne me fais pas l'écho mais que je comprends tout à fait), ou bien alors que suggérez-vous pour faire entendre ces Feuillets aujourd'hui ?
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Vieux 23/07/2007, 23h44   #9 (permalink)
fred
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Mias pourquoi Fisbach a-t-il osé faire ça? Se crois-t-il au dessus de tout? Sa seule sortie aurait été de mettre en poésie Char. Je pense aussi qu'un chorégraphe aurait fait mieux.
Encore un effort, et il mettra en scène sa propre ombre...
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Vieux 23/07/2007, 23h45   #10 (permalink)
aymeric
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Je doute fortement que les résistants de l'époque est apprécié voir la poésie de Char ainsi transformée. Je n'ai rien contre les nouvelles formes d'art quand elle donne du sens. En mettant en scène ses feuillets, Fisbach a cru qu'il pouvait leur donner un nouveau sens! Quelle prétention! Prenez le livre, lisez-le et cela suffit...pourquoi cette mascarade?
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Vieux 23/07/2007, 23h46   #11 (permalink)
leguar
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Commentaire laissé sur le blog http://www.festivalier.net

Je n'ai pas vu la pièce de Fisbach, mais les commentaires précédents me donnent envie d'aller la voir à Vitry, en septembre. En ce qui concerne la forme, ils font preuve d'une pensée néo-con désespérante. En ce qui concerne le contenu, ils évacuent délibérément la question sous-jacente: à l'heure où un politicien d'extrême-droite impose aux mioches la lecture de la dernière lettre du résistant Guy Môquet en la présentant comme une ode à la représentation pétainiste de la famille, il convient de renouer avec ce qu'étaient les résistants pour la France profonde: des terroristes et des fouteurs de merde.
En conduisant vos lecteurs et la claque néo-con qui va se faire bronzer à Avignon à dévoiler leur répugnante anthropologie pétainiste, Frédéric Fisbach a fait un excellent travail de metteur en scène, éminemment contemporain puisqu'il ne met pas en scène des points de vue, mais des mode d'être ou, plus exactement, le conflit entre celui de la Résistance terroriste et fouteuse de merde, d'une part, et, d'autre part, celui du pétainisme reconverti en sarkozisme qui voudrait imposer son obsession maniaque et infantile de la recherche de l'harmonie sans fin, dans ses SUV, sa téloche et dans la création théâtrale.
C'est la première fois que je lis votre blog. Je pense que ce sera la dernière. Car j'ai autre chose à faire qu'à y perdre mon temps à y lire les mêmes niaiseries que dans Le Figaro et dans Télérama.
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Vieux 23/07/2007, 23h47   #12 (permalink)
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

Les commentaires ci-dessus ont été écrits sur le site http://www.festivalier.net.
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Vieux 05/11/2007, 16h44   #13 (permalink)
nounoussa
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Re : "Les Feuillets d'Hypnos", Frédéric Fisbach

bonjour monsieur je voudrai vs poser des kestion pask g 1 souci avk mon option theatre etes vs dacor ?repondez moi sur ma boite mail c nounoussa17@yahoo.fr
ps jariv pa a discuté avk vous et jme pose plein de kestion sur loption mé g pa de reponse
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