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#1 | ||
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Administratrice
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Dijon
Messages: 2 740
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Après moult discussions avec Arcadyan, je me suis décidée à lancer un topic sur After/Before de Pascal Rambert.
Cela fait partie des spectacles interdisciplinaires inclassables dont nous parlions sur le sujet dédié à la pièce Le cas de Sophie K, et qui s'est attiré nombre de foudres à Avignon. Je suis allée le voir au Centre Dramatique National de Gennevilliers (près de Paris) avec une de mes amies "spécialiste" en théâtre elle aussi, et force est de constater que nous n'avons pas compris pourquoi After/Before s'était tant fait critiquer... - La première partie est un film projeté sur le devant de la scène, où l'on demande à des gens connus ou non, français ou non, de répondre à deux questions : en cas de cataclysme, qu'est-ce que vous emporteriez avec vous, et qu'est-ce que vous laisserez du monde d'avant? - Après un cataclysme représenté par des billes en métal (c'est très bruyant) qui tombent des cintres, la deuxième partie se déroule sur scène : de jeunes acteurs (ils sont une dizaine) jouent les phrases que nous avons entendues dans la bouche des interviewés du film avec des gestes chorégraphiés. Leurs voix s'entremêlent de plus en plus, mais la majorité du texte est audible, et c'était même souvent très drôle. Un chien (un vrai!) ainsi qu'un groupe de personnes âgées (une dizaine aussi) les rejoignent et jouent aussi le texte. Ils se déshabillent tous peu à peu (pour les esprits sensibles : il leur reste leurs sous-vêtements - Dans la troisième partie, on n'entend plus de texte : les phrases se sont insensiblement transformées en syllabes psamoldiées, et se changent à la fin en véritable chant de groupe accompagnées d'un étrange instrument d'origine asiatique, m'a t-il semblé... Cela ne rend rien à raconter comme ça, mais c'est un spectacle qui nous a, moi et l'amie avec qui j'étais, vraiment pris aux tripes, émues, et beaucoup faire dans les deux premières parties. J'ai bien aimé que les acteurs s'approprient le texte des interviewés du film, l'énergie de groupe qui se dégageait avec le don qui était fait au public et toute l'émotion que rendaient ces mots dits et redits pour enfin s'assimiler à un chant originel qui ne signifiait rien mais prenait aux tripes. J'y ai vu la déconstruction du langage et de la civilisation, mais je pense que d'autres gens y ont vu d'autres choses. Ce que j'ai dit sur le forum consacré au Cas de Sophie K vaut pour ici, donc je ne me répèterai pas. Toutefois, pour résumer, After/Before me semble appartenir à cette nouvelle génération de spectacles inclassables qui jouent sur l'écart -et non la ressemblance- entre les disciplines artistiques. Et c'est pour cela que l'on ressent des choses sans forcément mettre des mots dessus. Certes, je suis incapable de vous expliquer la dernière partie, où ils chantent tous en dansant à moitié. Mais je l'ai regardée avec intérêt et elle m'a beaucoup touchée, sans que je puisse vous en expliquer la raison : c'est un spectacle qui jouait sur les sens et non le sens (j'adooooore mes jeux de mots foireux!). Et j'ai tendance à penser que si ce spectacle n'a pas été apprécié à Avignon, c'est surtout parce qu'il s'inscrivait dans une ambiance très électrique... Au théâtre de Gennevilliers, personne n'a crié au scandale. Beaucoup de gens étaient même debouts pour applaudir, et cela fait partie des spectacles que j'aurais aimé revoir une seconde fois. A toi Arcadyan... (et les autres qui l'ont peut-être vu...)[/i]
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#2 | ||
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Administratrice
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 2 036
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J'ai moi aussi était prise aux tripes par ce spectacle, mais dans le sens inverse!
Le souvenir est un peu lointain (Avignon), pourtant le chant et la mélodie de la fin crient encore dans ma tête, hautement désagréable et véritable traumatisme. Commençons par le commencement: Arcadyan et moi faisons notre programme pour Avignon, nous étions loin de nous imaginer ce qui nous attendait, et parmi les spectacles nous notons le nom de Pascal Rambert, à voir donc, d'autant plus que le titre intriguait. Le propos également (les phrases posées en relation avec la "catastrophe") semble intéressant. La "chose" débute avec l'entrée de djeun's, habillés coool, qui nous présentent le film au micro, viennent s'asseoir dans le public et lancent le film. Le film est bien, avec des réponses parfois intéressantes, parfois ridicules, avec des personnalités (mention spéciale à Christine Angot, très embrouillée! et à l'oursin d'Olivier Py) qu'on est tout content de reconnaître. Et le film dure, 30 min peut-être, on se dit déjà que c'est sympa mais que bon on préférerai le voir sur Arte ou d'un festival de courts métrages. Enfin la vidéo s'arrête, et déluge de billes de fer avec les comédiens protégés sous les tables, le symbole de la catastrophe est assourdissant, à croire que les décibels maximum ne sont pas respectés dans une salle de théâtre. La lumière reste là, et on regarde les billes tomber en se bouchant les oreilles et en attendant que ça finisse. Bon super, ils ont fait joujou avec les billes, ça c'est fait. Maintenant on a droit a la séquence balayage.... On attend encore... Mais que va t-il se passer? Oh un chien, il est mignon le toutou! Oui mais encore? Mais qu'est ce qu'ils font là? Mais c'est le même texte qu'ils reprennent! Au cas où on n'aurait eu un Alzheimer foudroyant entre le film et les billes, on se retape tous les propos du film, débités par des comédiens en manque de conviction (ah ils jouent là?), au micro. Le chien se balade, dommage il ne monte pas dans la salle, ça occuperait. Des petits vieux esquissent avec peine des mouvements au fond de la salle. Il y a comme des couloirs de natation représentés au sol et trèèèèès douuuceeement, les pantins sur scène se déplacent, font des mouvements. On regarde.... l'heure. C'est peut-être rapide et pourtant on a l'impression que ça dure des heures. Et puis on se dit chouette on arrive au bout des phrases du film, ça va s'arrêter! Peut-être même vont-ils commencer à jouer? QUOI? NOOOON! Ils recommencent! Là je fulmine, je fais des exercices de respiration, je me retiens. On a des seins et des p'tites culottes à l'air, c'est toujours leeeeent, le texte est toujours le même, le papier crépon, chouette ça fait de la couleur mais bon à part ça... Oh un instrument bizarre! Et cette musique atroce, la même mélodie toujours, les chants faux parfois. Ca se finit enfin, je pars, je pleure. Le mérite de ce spectacle? Avoir réussi à pousser mes nerfs de spectatrice à bout. Ce que je lui reproche? Cette répétition qui pour moi traduit plus un manque d'inspiration qu'une quelconque forme de création (je me demande même s'ils ne refaisaient pas 3 fois le texte, en plus du film). Pour moi After/before est la représentation du vide. Il est évident que c'était aussi la goutte d'eau qui faisait déborder le vase à Avignon. Le trop plein de rien accumulé pendant la saison aussi. Et c'est de là que me vient cette répulsion aux appelations à rallonges: théâtre-danse-vidéo-musique pour ce spectacle. Aujourd'hui je ne sais toujours pas définir le théâtre mais j'en attends au moins du jeu quand il y a une vingtaine de personnes sur scène. La danse? Je ne sais pas si Rambert peut effectivement se prétendre chorégraphe, mais les programmateurs d'Avignon ne devraient pas se permettre de mettre "danse" parce que des comédiens lèvent quelquefois la patte et les bras. Vidéo OK. Quant à la musique, il faudrait aussi qu'ils fassent la différence entre de la musique et des sons utilisés sur scène. Merci à Pascal Rambert, depuis je suis beaucoup plus méfiante avant d'aller au théâtre, et je trouve tout beaucoup plus beau après "Ca". |
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#3 | ||
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C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
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Pourquoi cette critique ici ? Tout simplement parce qu?un jour, une amie de Vanille m?a dit : « Elle a vu After/Before, elle a adoré ! « Je n?y ai pas cru?.J?ai du attendre quelques semaines pour avoir Vanille en ligne qui me confirme qu?il s?agissait bien d?After/Before, et que oui, elle avait adoré. On a essayé d?en discuter, elle ne m?a pas convaincu. Du coup, je l?ai harcelée pour qu?elle écrive ce petit texte. Je ne suis pas convaincu. Cela dit, je sais très bien que je ne serai pas convaincu, mais j?aimerai comprendre?comprendre quoi ? Peut ?être avoir une vague idée du but de cet « objet scénique ». Je vais peut être rencontré un des interprètes d?After/Before?et j?essaierai encore une fois de comprendre?.
Maintenant les fais?Force est de reconnaître que nous l?avons vu à Avignon, que nous avons payé notre place 30? et que nous n?étions sûrement pas dans les meilleures conditions d?écoute et d?attention pour assister à ceci. C?est vrai que tout ceci est lointain, et je n?en garde que de mauvais souvenirs. Voyant que Vanille s?était lancée, j?ai fait quelques recherches?J?ai trouvé de bonnes critiques. J?ai trouvé aussi une lettre des interprètes d?After/Before qui condamnait ce qui leur était arrivé a Avignon, en particulier lors de la première représentation qui fut très violente (on n?a pas laissé les comédiens joué, aucun respect pendant la représentation, et à la fin, ils se sont pris des projectiles pendant les saluts). A noter aussi que tout ceci est partie d?une spectatrice qui est aussi directrice du théâtre de l?unité (et je dois avouer que je ne pense pas que du bien du théâtre de l?unité?) Tout ceci est de toute façon condamnable, cela va sans dire?Et je dois avouer qu?à la lecture de tout ceci, je me suis retrouvé du côté de Rambert, de ses comédiens et de son projet. Et puis j?ai regardé une minute de vidéo d?After/Before (je sais que c?est illégal de filmer pendant une représentation?c?était peut-être ma façon de réagir contre ce que je voyais) et donc, au visionnage de cette vidéo, je suis revenu sur mes positions : c?est n?importe quoi. C?est n?importe quoi parce qu?on m?a fait des promesses qui n?ont pas été tenues. « Théâtre-danse-vidéo » que sais-je encore?.Oui il y a de la vidéo. Le projet sur le papier, je le trouve très beau?Enfin surtout la question posée qui laissait présager du meilleur. Je me dis qu?on a eu le pire. Toute la description a été faite par Vanille et Elliania. Rien de plus à ajouter. Mis a part que je me refuse à parler de chorégraphie par rapport à tout ceci. Bon quand même, mes « émotions » durant cette représentation : J?aime bien le film, enfin j?en fais la même analyse qu?Elliania. Deuxième partie, toujours la même analyse que ma collègue?Mais je me force, en effet, il y avait des choses que je n?avais pas bien comprises ou entendues, c?est bien d?y avoir le droit une deuxième fois. Et puis je suis obligé de me forcer : Pour la toute première fois, je passe à côté du festival d?Avignon, et je ne veux pas de ça : Il faut que je comprenne ce festival et que je tente d?en faire partie, quitte à faire des efforts pour que cela soit possible. Troisième partie : et bien non, c?est le drame. J?ai fait preuve de bonne volonté pendant la deuxième partie. Là, monsieur Rambert, vous m?en demandez trop, je suis en colère. Je ne comprends vraiment pas ce qu?il se passe : à la rigueur, qu?on me propose d?assister à une expérience, à un projet de travail en cours, etc., pas de problème. Mais on me vend ça 30? et comme un spectacle fini. Le problème c?est que ça, et tout le festival d?Avignon ne m?ont pas donné envie d?aller au théâtre cette année (j?ai vu moins de dix spectacles cette saison et en tout et pour tout, d?ici fin juin, j?aurais été à moins de 20 représentations) Ce qui est étonnant aussi, c?est que je suis en train de me réconcilier avec le théâtre (dans ces formes actuelles) en partie grâce à un des interprètes d?After/Before. Et puis il y a quand même une chose que je ne peux ignorer. Des spectacles j?en ai vu que je ne supportais pas. Pour autant, je ne les qualifiais pas de « foutage de gueule » alors que c?est le cas pour After/Before. Et pourtant, hors Avignon, ce travail a l?air d?être plutôt bien accueilli. Il y a donc de fortes chances pour que je sois passé à côté de quelque chose, ce qui ne veut pour autant pas dire que j?adhère à cette chose, mais je suis passé à coté. Et même si c?est un échec jusqu?à présent, j?espère qu?a un moment ou à un autre, je comprendrai le pourquoi d?After/Before.
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#4 | ||
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Administratrice
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Dijon
Messages: 2 740
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La chorégraphie dont je parlais était une chorégraphie de groupe et non individuelle.
Quant à la description d'Elliania, elle me semble exagérée dans le sens où le spectacle durait une heure : je vois difficilement comment les comédiens auraient pu répéter trois fois le texte d'un film de trente minutes, à moins que la version que j'ai vue n'ai été raccourcie depuis Avignon. Pour toi Elliania, le fait que les comédiens reprennent le texte déjà entendu trahit un manque d'inspiration : sauf que le texte n'était pas repris pour faire entendre une deuxième fois ce qui avait été dit, mais pour travailler sur la matière des mots, (ou leur signifiant, si je me souviens de mes cours de lettres et de philosophie), leur forme et non ce qu'ils veulent dire. En ce qui me concerne, je n'écoutais pas tout le temps le texte qu'ils disaient, de toutes façons parce qu'il n'était pas toujours audible. Je me souviens m'être esclaffée plusieurs fois à l'écoute de certaines phrases reprises avec décalage par les comédiens. Cela dit, je reconnais que certains d'entre eux étaient de piètres acteurs. En fait, je comprends qu'on n'aime pas ce spectacle ; en revanche, j'ai du mal à saisir ce qui vous met tant en colère. Lorsque je trouve un spectacle pourri, cela ne me met pas en colère, cela me blase. Je me souviens avoir une fois dans ma vie ressenti ce sentiment de colère : c'était pour le premier spectacle de François Verret que j'ai vu, Bartleby. C'était un spectacle interdisciplinaire également, et j'en étais ressortie en colère, voire angoissée, alors qu'il ne durait qu'une heure. Lorsqu'on est à ce point en colère, c'est que l'on a l'impression d'être passé à côté de quelque chose, j'ai l'impression. Je crois que je n'avais pas encore assez de maturité théâtrale pour apprécier cet objet qui n'était ni de la danse, ni du théâtre, ni de la musique, ni du cirque. Et surtout, je ne m'attendais pas à ça. C'est précisément ce qui ressort de vos propos sur After/Before : j'ai payé 30 euros pour ça, on a annoncé un théâtre danse vidéo et ce n'est pas ça, on nous annonce ça comme un spectacle fini et ce n'est pas le cas, etc... Vous vous attendiez à quelque chose et vous ne l'avez pas eu. Comme ma première fois chez François Verret, d'où je suis sortie en disant : "ce n'est pas de la danse". Oui, ce n'est pas de la danse, et alors? Pour After/Before au Théâtre de Gennevilliers, j'ai payé 5 euros pour un spectacle annoncé comme "déplacements-mobilier-images" : je n'avais pas d'attente particulière à laquelle j'aurais pu essayer de conformer After/Before. Je ne m'attendais à rien. Quand on s'attend à quelque chose en allant voir un spectacle, on tente toujours de "faire rentrer" celui-ci dans son schéma de pensée, et surtout on rejette tout ce qui ne correspond pas à cette attente. J'ai l'impression que c'est cela, associé au prix de vos places et à l'atmosphère d'Avignon, qui vous a fait haïr After/Before. J'en avais entendu parler avant de le voir. Et quand je l'ai vu, je me suis dit : "quoi, c'est ça, After/Before? C'est ce spectacle qui s'est attiré tant de haine? Aujourd'hui encore, je me dis que tant de haine cache quelque chose.
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#5 | ||
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C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
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Intervention interessante. On en a reparlé hier soir avec Elliania. Ce que nous avons vu durait au moins 1h45 'pour moi c'etait au moins 2h mais je m'emballe peut etre...) admetons qu'on se trompe tous d'une dizaine de minutes...Y'a quand meme 30 minutes qui trainent...Le projet a donc subit des coupes.
Ensuite, on aurait eu le droit à "déplacement-mobilier-images", ca aurait certainement changé notre réaction (quoique...). Ce qui est certains, c'est que nous avons vu le meme spectacle dans les grandes lignes. C'est en tout cas ce que je me disais après avoir lu ta première intervention. J'ai maintenant de plus en plus de doutes. Par exemple, dans la partie "theatre" (deuxieme partie donc) pour moi, ils jouaient le film, il n'y avait pas d'autres formes d'interpretation. C'etait une pâle imitation de ce qui avait été dit dans le film. De plus la durée n'est pas du tout la même. Les circontances ont elles aussi une importance capitale dans tout ca. Je commence à penser que nos rôles de spectateurs (en tout cas, je parle pour Vanille et moi, pas pour Elliania) sont interchangeables : j'aurai peut-etre pu apprecier ce travail, et je ne suis pas sûr que tu aurais accroché si tu l'avais vu à Avignon. Une dernière chose qui m'avait mis très en colère là bas. On le sait maintenant, ce sont de véritables agressions qu'ont subit les comédiens là bas, et je pense que ca a pu leur faire mal (cf ce que j'ai pu lire hier soirsur le site de Rambert) . Des ateliers étaient ouvert au public animés par Rambert à Avignon, entrée completement libre. Le lendemain de ma vision de cette "chose", j'ai décidé d'y aller, non pas pour participer à l'atelier, mais pour voir Pascal Rambert. Ce dernier n'était pas là! Vu les circonstances, j'ai trouvé ca totalement anormal de sa part de laisser son équipe toute seule à la portée d'un public plutot hostile... Je garde tout ce qui a été dit en mémoire....j'ai vraiment de plus en plus envie de comprendre le "pourquoi"...
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#6 | |||||||
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Administratrice
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 2 036
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Pour préciser les propos d'Arcadyan, auxquels j'adhère:
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Je pense que certains metteurs en scène peuvent être très doués pour la mise en espace, voire la chorégraphie, sans pour autant qu'ils aient besoin de se revendiquer chorégraphe. Une multitude de talents est toujours appréciable. D'un autre côté le théâtre est aussi très présent en danse, et les chorégraphes de talent ne se déclarent pas chorépgraphes/metteurs en scène non plus. Je pense qu'un artiste n'a que du mérite à utiliser ce pour quoi il est doué, mais il doit aussi savoir s'entourer de personnes compétentes dans leur domaine quand il atteint ses limites. Citation:
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#7 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
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Je n'est pas vu ce spectacle, mais avec tout ce que vous en dites et des avis si partagés, ça me donne envie de découvrire de quoi il s'agit exactement...
Ce n'est qu'une petite intervention à la con. Je vous en prie, vous pouvez continuer !!
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Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
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#8 | ||
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Administratrice
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Dijon
Messages: 2 740
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1. Pascal Rambert ne se revendique pas chorégraphe.
2. Dans le spectacle que j'ai vu, le texte n'était pas répété trois fois. 3. Je n'ai pas eu besoin de chercher dans mes cours de philo pour apprécier le spectacle. 4. Ce que je dis depuis le début : ce genre de spectacle ne vise pas à faire sens. Le texte n'était pas à apprécier en tant que tel mais plutôt en tant que matériau. 5. Je n'ai pas eu l'impression qu'on se foutait une seule seconde du public.
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#10 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 524
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Votre discussion est extrêmement intéressante et je suis ravie de la découvrir ce soir.
D'après ce que vous dites, je crois que le spectacle de Pascal Rambert m'aurait beaucoup plu à moi... mais comme je ne l'ai pas vu je ne me prononcerai pas davantage En tout cas j'ai quant à moi adoré le Festival d'Avignon l'an dernier : je n'ai pas vu Pascal Rambert mais un équivalent semble-t-il, Yan Fabre, lui aussi hué par un certain public, public que j'ai détesté d'emblée car il obéissait à un effet de mode bourgeoise (c'était dans l'air l'an dernier en Avignon de huer les spectacle ! la presse n'hésitait pas à s'en emparer et à répendre la poudre !...), alors que j'ai adoré le travail de Yan Fabre qui m'a beaucoup touchée (et même un peu rendue malade tellement il touchait mes "sens", au pluriel pour reprendre la distinction très fine de Vanille Une dernière question que je me suis posée en vous lisant : public est-il vraiment un "statut" ?....... |
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#11 | ||
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Administratrice
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Dijon
Messages: 2 740
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En fait, j'y repense... J'ai eu la confirmation qu'After/Before avait été écourté d'une demi-heure entre sa création à Avignon 2005 et la tournée qui a suivi...
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#12 | ||
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Public invité
Date d'inscription: octobre 2006
Localisation: Paris
Messages: 13
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J'interviens très rapidement, parce que tout à déjà été dit dans la discussion. Moi aussi j'ai vu le spectacle à Avignon, sans vraiment savoir ce que j'allais voir, ne connaissant Pascal Rambert que de trrrrès loin. After/Before reste à ce jour un de mes pires (voire LE pire) souvenirs de spectacle. Je suis parti avant la fin (comme énormément de gens ce jour là, même si ce n'était pas la première d'Avignon), en tremblant (physiquement) de colère, je n'avais jamais ressenti ça à la sortie d'un spectacle. J'ai insulté Pascal Rambert devant tous les gens que j'ai pu croiser, ou que j'ai eu au téléphone durant la semaine qui a suivi.
Plus d'un an après, je relativise un peu, mais à mon sens le procès qu'on lui a tenu à Avignon était justifié. Si le spectacle a évolué par la suite, c'était amplement nécessaire. |
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