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#241 (permalink) | |
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Adhérent
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Citation:
voilà sinon pour un explication plus littéraire de cette phrase (la phrase exacte est:"je ne me suiciderais que le jour ou je saurais que j'aurais définitivement réussi ma vie" mais bon on s'en fou)c'est du sampling, procédé que ronan cheneau utilise beaucoup, c'est a dire qu'il tire cette phrase quasiment mot pour mot de faust de goethe. et puis l'idée c'est aussi que la vie est la quete du bonheur, une fois qu'on l'a définitivement trouvé il ne reste qu'a figer cet instant dans l'éternel; c'est ce que je dis dans ma réponse au concours en gros
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je te vomirais de ma bouche car tu n'es ni chaud ni froid tu es tiede |
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#244 (permalink) |
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visiteur
Messages: n/a
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Re : "Cannibales" de David Bobée
ça alors ... j'ai posté hier mais ma réponse n'apparaît pas ...
Enfin ... je disais Choupinax que je te remerciais pour ta réponse concernant la "méthode" employée que j'ignorais mais ceci ne change rien à mon impression. Pourquoi "figer le bonheur", le bonheur c'est un état dans lequel on vit, on évolue, on se déploie, on s'enrichit ça n'est pas un arrêt. On ne peut pas se dire voilà j'ai terminé ma quête j'arrête tout, non le bonheur c'est justement après c'est en vivre, le partager, le faire durer ... vraiment cette réflexion me dérange. Ceci dit je ne voudrais pas monopoliser la discussion sur une reflexion précise, on peut en parler en privé si tu veux ! Pour Panthère et Amandine, je suis nouvelle ici, je ne sais pas comment évoluent les autres discussions sur les autres sujets, et puis je travaille dans un théâtre, des pièces j'en vois souvent et c'est la 1ère fois que je trouve un forum pour en discuter j'en profite |
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#246 (permalink) | |
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C'est qui l'chef???
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Off topic
je mets ca ici vu que c'est un message qui est tres lu Citation:
Si vous trouvez ce site interessant, n'hésitez pas à en faire la pub, envoyer des liens par emails, etc...Ce site n'a que l'interet de son forum, on a donc besoin de participants! fin du off topic
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#248 (permalink) |
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Administratrice
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Oui, ne t'inquiète pas, j'y pense... Je tiens juste à clarifier mon opinion qui est un peu mitigée pour des raisons que j'ai dû mal à nommer. Ce spectacle m'a moins émue que vous, alors je veux faire en sorte d'être à peu près intelligente dans ma critique.
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#249 (permalink) |
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Administratrice
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Re : celle qu'on attendait tant
Après tant de reproches sur la place accordée à Cannibales sur ce site et autant d'avis exprimés, je me demande en quelle mesure je peux poster sereinement. Je n'arrive pas à écrire sur Cannibales depuis le début parce que je n'arrive pas à prendre de recul. Vis-à-vis de la place particulière du spectacle sur le site autant que par mon expérience particulière.
Cannibales est, dans mon esprit, davantage associé à une journée qu'à une pièce. Fraîchement débarquée de Paris dans un contexte d'over-travail difficile à soutenir, j'étais soulagée de me retrouver dans l'atmosphère apaisante de Rouen, accompagnée d'un ami qui m'est cher et dont je tenais à ce qu'il voie Cannibales. Le soir, j'allais retrouver ma meilleure amie, ni vue ni entendue depuis trois ans à cause d'une dispute idiote sur son légume de petit copain, pour, après une nuit entière à discuter, enfin prendre le train à 7h du matin et y rencontrer un jeune homme fort sympathique qui s'avéra être un Choupinax en route pour Les Ephémères au Théâtre du Soleil. Partant de là, bravo l'objectivité, Vanille! Pour Cannibales je ne peux que donner une suite d'impressions déconstruites sans pouvoir élaborer de critique, et j'espère qu'Arcadyan n'en sera pas déçu. Il y avait dans Cannibales cette impression de se reconnaître complètement et puis en même temps cette naïveté qui gêne. « C'est naïf, et alors? » pourrait-on dire. Mais il y a une différence entre le réalisme mis en œuvre dans la tentative de coller à une génération et les clichés qui peuvent en découler. La compagnie Rictus navigue entre les deux, alternant passages très vrais (autant dans l'écriture que dans la mise en scène et le jeu) sur le trouble amoureux ou le couple et d'autres plus convenus sur la désillusion face à la politique. Cannibales navigue, oui, c'est l'impression qui me reste. Cannibales navigue entre le rire potache et l'angoisse, entre l'attendrissement devant une déclaration d'amour et l'admiration devant la performance des circassiens sur leur barre ou un Braxel époustouflant débitant un texte tout en allitérations. Une très belle utilisation des caméras, enfin, c'est rare, quand celles-ci se révèlent à l'occasion de l'ouverture d'un placard ou quand elles font corps avec l'acteur : je me souviens d’une très belle scène sous la couette où l'on détaille le corps d'une femme avec une mini-caméra. Des mouvements répétés inlassablement jusqu'à la douleur, à la manière d'un François Verret, puisqu'on en parlait. Une très belle scène d'amour sans gestes explicites, juste deux acrobates qui se frôlent autour d'une perche. Une déclaration d'amour subtile et très émouvante à un jeune homme muet qui se prend pour un super-héros. Une fin qu'on aimerait ne jamais voir finir. Ce qui est très rare. Et puis des scènes un peu trop djeunes cool qui votent les verts en se demandant s'ils vont trouver du boulot. Si l'écriture dramaturgique pensée en lien avec le plateau a son (très grand) intérêt, elle a aussi le travers, parfois, de ressembler un peu à du Bénabar : on cite des marques en parlant du quotidien, et bien sûr ça marche, parce qu'on s'adresse au public en créant des connivences. C'est la même chose avec le décor Habitat, finalement très malmené. Il y a quelque chose qui tient de la petite démagogie, ou en tout cas de la facilité. Bien sûr que le public va être conquis puisqu'on se pose en miroir par rapport à lui en insérant son univers quotidien (shampoing, Les Visiteurs, soirée du nouvel An...) : encore une fois Cannibales oscille entre connivence et complaisance, à tel point que j'ai eu cette impression que tout spectateur ne se reconnaissant pas exactement dans le propos se sentirait de fait exclu du spectacle. Pourquoi n'ai-je pas envie de recommander ce spectacle aux moins de 20 ans et aux plus de 40 ans ? J'ai senti cette exclusion à une scène précise : ne me reconnaissant absolument pas dans le texte, j'ai trouvé ce moment sans intérêt ni magie. Là est la limite de Cannibales . C'est un spectacle singulier dans plusieurs sens du terme : extrêmement original, il ne s'adresse cependant qu'au(x) particulier(s). A la fin, après les applaudissements, quand il ne restait plus qu'une quinzaine de personnes dans la salle, des larmes me sont montées. Et puis une amie commune à Arcadyan et moi, qui n'a pas aimé du tout le spectacle, m'a dit en se levant "putain elles sont cool tes pompes!". Elles sont redescendues direct' et depuis elles sont toujours là. A suivre à Fées...
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#251 (permalink) |
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Administratrice
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Merci de ton intervention....
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#252 (permalink) |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: février 2007
Localisation: Cherbourg
Messages: 542
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Cette histoire de "connivence" assez bien décrite par Vanille je trouves, est sans doute l'une des choses qui caractérise tout un pan du théâtre d'aujourd'hui , que je ne peut me résigner à appeller contemporain, et que je n'aime décidement pas.
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#253 (permalink) |
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Adhérent
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Re : celle qu'on attendait tant
[quote=Vanille;11899] Pourquoi n'ai-je pas envie de recommander ce spectacle aux moins de 20 ans et aux plus de 40 ans ? J'ai senti cette exclusion à une scène précise : ne me reconnaissant absolument pas dans le texte, j'ai trouvé ce moment sans intérêt ni magie.
Là est la limite de Cannibales . moi j'ai 17 ans je suis donc un peu a l'age limite ou l'on est pas vraiment de leur génération (david bobée ronan cheneau) et pas completement d'une autre, et pourtant j'ai adoré. Ainsi que mon prof de theatre qui a (sauf erreur la je me ferais enguelé) largement la cinquantaine) et quelques potes de 14, 15ans . Non je suis plus aussi persuadé qu'avant qu' il est nécéssaire d'appartenir a leur intimité pour etre ému par cette piece qui entre au fond de leur identité. Ce n'est pas que les autres verront ça comme le tableau de personnes qu'ils cotoient, non, je pense que c'est plus universel que ça semble l'etre au premier abord. Comme je l'ai déjà dit, je suis né le jour de la chute du mur de Berlin alors les souvenirs que j'en ai, a part quelque notes plus ou moins mauvaises en histoires... Et pourtant. D'ailleurs ce serait stupide. Ca n'a rien a voir mais s'il fallait vivre sous l'occupation nazie pour entendre brecht, je pense qu'on le jouerait moins. Moi personnelement je me retrouve quand ils parlent de l'apparition des cracottes chez heudebert, non pas parce que ce souvenir m'évoque quelque chose mais dans la maniere dont ils en parlent.
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je te vomirais de ma bouche car tu n'es ni chaud ni froid tu es tiede |
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#254 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2007
Messages: 4
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Entropie, c'est bon de savoir qu'on peut toujours compter sur toi pour les commentaires les plus inutiles!La critique de Vanille me semble juste, ou tout au moins justifiée (sauf que les meubles du plateau viennent d'Ikea et pas d'Habitat, comment peut-on confondre???),mais ce qui vraiment me gêne c'est la manière-une fois n'est pas coutume- très maladroite dont tu reprends un de ses commentaires à ton compte.Ton avis sur un spectacle que tu n'as apparemment pas vu...on s'en passera bien, merci!
...Et maintenant , tu vas le quitter ce forum? Je plaisante!!! |
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#256 (permalink) | |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: février 2007
Localisation: Cherbourg
Messages: 542
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Citation:
Ca me semble le mieux en effet.
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La Démocratie est fatale en matière d’arts ; elle ne conduit qu’au chaos ou qu’à la production de produits nouveaux mais correspondant au plus petit dénominateur commun en terme de qualité. |
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#258 (permalink) |
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 510
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Re : "Cannibales" de David Bobée
Merci Vanille pour ton commentaire sur Cannibales que j'ai pris du plaisir à lire (oui oui !!) J'étais contente d'avoir un nouveau point de vue, un peu plus "neutre" disons, sur ce spectacle, un peu "neuf", et finalement en lisant ton post je comprends un peu mieux de quoi il s'agit...
Bref, tu m'as (enfin) redonné envie de revenir voir ce topic !
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Chaque soir l'acteur vient nous redonner sa vie, qui est une maladie propre à la chair. Valère Novarina |
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