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Vieux 30/08/2008, 23h25   #1
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Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

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Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.


Vendredi 29 août, il est 21h45, voici les panneaux qui ont fleuri sur le stand d’information du festival « Amy Winehouse, annulation de dernière minute ».

Flash-back.

Avant le festival…

Cette édition de Rock en Seine, festival que je suis fidèlement depuis sa naissance en 2003 et qui boucle parfaitement la saison musicale, est loin de m’avoir convaincue cette année. J’ai bénéficié d’invitations, sans quoi je n’y aurai probablement pas pointé le bout du nez.
Pour situer cette édition 2008 : après une édition 2007 sur 3 jours qui fut déficitaire, le festival est cette année scindé en deux. Le 20 août s’est tenu le concert de Rage against the machine, en compagnie de 3 autres groupes « première partie », et les 28, 29 a lieu le festival sous sa forme habituelle. Le festivalier lambda, lui, doit débourser séparément pour les deux évènements (45€/ jour, ou 75€ pour le pass 28/29 août, concert de Rage against the machine non inclus dans le pass). Dès sa publication, la programmation m’a déçue. Moins éclectique que les autres années, moins satisfaisante d’un point de vue personnel aussi car j’avais déjà eu l’occasion de voir une bonne douzaine des groupes invités, et les restants ne me tentaient que très moyennement. Qui plus est, le festival recyclait : Dirty Pretty Things, The Raconteurs (en 2006) et The Roots (en 2004), sans oublier bien sûr Amy Winehouse qui figurait déjà sur l’affiche l’année dernière mais qui avait fait faux bond à l’organisation pendant l’été, et avait été remplacée par Cold War Kids. Quelle ne fut donc pas la surprise générale de voir Amy Winehouse à nouveau sur l’affiche cette année, et présentée comme évènement majeur de clôture du festival (rôle qu’avaient tenu auparavant Björk, Radiohead, Franz Ferdinand, Muse…). Du premier jour de l’annonce de la programmation, jusqu’à ces derniers jours, les rumeurs et blagues allaient bon train sur une nouvelle annulation d’Amy Winehouse.

Peu motivée par cette programmation donc, j’entrepris mardi d’écouter en ligne les groupes que je ne connaissais pas, afin d’établir mon parcours entre les 3 scènes du festival. Cette séance de découverte me redonna le goût et l’excitation du festival, et c’est donc auditivement réceptive que je débarquais à Rock en Seine.



Au suivant…

Jeudi 28 août, il est 15h00 et je pénètre dans le domaine de St-Cloud. Petite visite du site où l’on peut noter les stands publicitaires, les stands boissons et nourriture, les nouveaux aménagements du site, découvrir les t-shirts en vente et savourer l’espace que nous allons occuper pendant deux jours, de 15 heures à minuit.
Je fuis Infadels qui commencent à rugir au loin, pour aller m’accroupir devant la Grande Scène.
A 15h30 entrent en scène les chevelus-l’Oréal-power d’Apocalyptica. Autour de nous l’adolescent pullule, et s’égosille à diverses occasions, manifestant son adhésion au groupe par des cris aigus. Apocalyptica ce sont quatre violoncellistes et un batteur qui font du métal… un programme original en soit… mais qui tourne à la rigolade au vu de la scénographie et du look des interprètes. C’est vraiment too much pour moi, sans parler des clins d’œil façon « eh vous avez vu je suis un beau gosse » du violoncelliste de droite. Je retiens le joli ballet capillaire et m’enfuis vers d’autres contrées musicales.
Rock en Seine invite chaque année des groupes franciliens. C’est le cas de The Latitudz qui a commencé à 15h45 sur la Scène de l’Industrie. Je tends une oreille depuis le stand t-shirt et m’éclipse rapidement pour baguenauder.
Je retrouve ma camarade de concerts devant These New Puritans, où nous nous plaçons au devant de la scène à 16h15. Nous avons bon espoir sur ce groupe-là. Nous nous étonnons de voir la scène vide alors que le concert est censé débuter dans les minutes à venir. Tout à coup techniciens et musiciens s’activent sur scène et montent batterie et autres instruments. Il est 16h40, le groupe entre affolé sur scène et attaque directement.
Pas d’annonce ou d’explication du retard par l’organisation, pas un mot d’excuse du groupe qui enchaîne les morceaux à toute allure, tout en n’ayant pas franchement l’air dans leur assiette. Le chanteur a un t-shirt qui fait penser à une côte de maille, et c’est a peu près tout ce que je retiendrai du groupe, aucun charisme, musicalement pas accrocheur. Nous nous éloignons à nouveau, et le son semble meilleur de loin bien que le groupe reste anecdotique.
Petit tour à Hot Chip, j’ai envie de sautiller, le chanteur a une voix comme tout droit sortie des années 80, et la musique un petit côté disco aussi. C’est terriblement kitsch et s’il n’avait pas été 17h00 et que je n’avais pas été sobre ça m’aurait sûrement convenu pour danser.
On voyage beaucoup entre les scènes faute de trouver un groupe qui nous satisfasse pour rester tout le long du concert. Coup d’œil à Da Brasilians donc, ça me fait penser aux rouennais de Tahiti 80. Sympathique et reposant, la pelouse devant la scène nous appelle à grand cri, nous cédons et fermons les yeux aux sons de ces faux brésiliens.
The Do sont partout cette année, y compris à Rock en Seine, il n’y a rien en même temps qu’eux alors j’essaie de leur accorder un peu plus d’attention qu’au Rock dans tous ses états. J’essaie très très fort d’écouter et de tenter de comprendre pourquoi leur musique plait tant. Rien à faire : sa voix m’insupporte et leur musique me paraît d’une platitude extrême.
Je jette un œil à l’arrivée de Serj Tankian (chanteur de System of a down) sur scène, c’est marrant de voir beaucoup de gens courir pour aller se placer le mieux possible

Parenthèse dans un monde de brute (1)

Moment de grâce de la journée, Tricky (ancien collaborateur de Massive Attack) est en dédicace au Fnac Café. Ponctuel et bien disposé, Tricky, personnage haut en couleurs et imprévisible, honore cette séance de sa présence. Je fais la queue avec mon pass Fnac/Tricky autour du cou et attends mon tour pour faire ma groupie. Un vigile contrôle les badges, un autre le coupe pour qu’on ne passe pas deux fois, une dame te demande ton prénom pour l’écrire sur une feuille à remettre à Tricky au moment où l’on passe car « il est anglais et ne parle pas bien français vous savez »… Non sérieux…
Et là… Tricky, en jean et veste en cuir noire est en face de moi, je lui serre la pince deux fois et lui demande combien de temps il va jouer ce soir, il n’en a aucune idée, il est charmant et tout sourire, je dis merci beaucoup, il dit merci plusieurs fois, il me signe mon badge, je suis une groupie, je sors du stand, je suis heureuse.

Tournez manège (suite)…

Narrow Terence, autre groupe sélection Ile de France, officie à la Scène de l’Industrie, ils m’avaient plu à l’écoute, la variété et douceur des instruments sont agréables, mais cela manque de puissance. A revoir dans une salle par exemple, une autre fois.
Je retourne à Serj Tankian pour la fin de sa prestation. Je débouche sur la scène par la travée de droite et perçoit sa voix avant de voir le groupe, j’ai l’impression qu’un castrat a été lâché sur la Grande Scène. Mais non, c’est bien lui ! Le bonhomme alterne aigu et grave sans complexe et la foule galvanisée brandit ses poings vers le ciel.
Il y a deux ans les Dirty Pretty Things ne m’avaient pas convaincue sur la Grande Scène. Rétrogradés sur la Scène de la Cascade cette année, je retente le coup mais toujours sans succès. La pause repas s’impose.
Après trente minutes de queue pour obtenir une crêpe Nutella, certes bonne mais longue à venir, je rejoins la Grande Scène pour Kasiers Chiefs. Je me souviens d’une ambiance formidable il y a deux ans aux Transmusicales et suis frustrée de devoir rester à l’écart pour finir ma crêpe alors qu’ils entament un de leurs tubes. Le chanteur est rondouillard, pas vraiment une beauté, porte un pseudo jean slim qui ne lui va pas et relace ses Converse… Ce type est ordinaire et passerait inaperçu dans la rue… mais c’est une véritable bête de scène. Je n’écoute jamais leur disque mais je m’éclate à suivre ce taré de chanteur qui donne envie de dépenser la même énergie que lui. Autour de lui le groupe n’existe pas, il est le centre de la Grande Scène et il s’en sert bien le bougre ! Sur les barrières devant le public, en grimpant sur les échafaudages à plusieurs mètres du sol, il fait le show à la manière de Matthias Malzieu, le chanteur de Dionysos. Je n’en demande pas plus pour apprécier une nouvelle fois leur prestation et m’extirpe à regret de la foule pour tenter d’être au plus près de la scène pour Tricky qui doit débuter son concert dans une vingtaine de minutes à l’autre bout du site.

Parenthèse dans un monde de brute (2)

Je suis devant, j’attends. Il est 21 heures, les musiciens entrent en scène, démarre une intro musicale sur You don't wanna, version très rock. Batterie énorme. Puis Tricky et sa chanteuse (Monica ?) entrent en scène sous nos cris. L’intro ne s’est pas arrêtée. Ce titre en restera au stade de l’intro mais quelle intro bordel ! La chanteuse est au centre, Tricky sur la gauche près de la batterie. Ils bougent tous deux en rythme, elle discrètement les hanches, lui de façon plus saccadée. Il a son fumoir près de la batterie, et laisse échapper des volutes de fumée qu’amplifient les projecteurs en contre. Tout est beau à voir dans l’attitude de Tricky, mi-félin, mi-boxeur, il prend la scène comme si c’était un ring ou un terrain de chasse. Il jette, plus qu’il ne quitte, sa veste en cuir, puis son marcel blanc. Tricky est torse nu et sous ses tatouages on devine son corps en tension. Au début les voix me semblent peu audibles, puis le couple gagne de l’assurance et la voix de Tricky nous brûle les oreilles, chaude et rauque. Les chansons sont inégales, l’ambiance qu’ils posent est inégalable. Le public est désespérément mou, je pourrais rentrer en transe. Tricky peste contre un projecteur, trop de lumière. Ils jouent presque dans la pénombre, juste des reflets bleu et violet sur son corps. Les titres que j’attendais ne sont pas là mais je découvre d’autres saveurs. On dirait que Tricky est épileptique, autiste, un ressort, une boule de nerfs, possédé… Il étire deux titres, le temps s’arrête, bascule, je suis ailleurs. Il est accroché à son micro comme à une bouée de sauvetage, le bras tendu vers le ciel il lance des « jesus come » comme s’il implorait. Je regarde le toit de la scène m’attendant presque à voir celui dont il est question tomber des cintres tellement les imprécations de Tricky sont intenses. Tricky s’asperge d’eau, s’ébroue, ses tresses/rasta courtes suivent le mouvement compulsif de sa tête, je ne sais pas comment il arrive à viser le micro au milieu de tous ses mouvements. Vient la dernière chanson, qu’on voudrait ne jamais voir finir. Tricky demande plus de lumière à présent. Je ne connais pas ce titre, je ne sais pas ce qu’il raconte, je retiens « You’re special » pour nous pour lui pour ce soir, « now she’s gone », putain ça me fend le cœur ce concert. Tricky est le chef d’orchestre, avec son bras il désigne sa chanteuse (du genre « toi ma grande tu retournes chanter à ton micro»), fait décroître la batterie, improvise son ballet sonore et déchaîne toute sa bande subitement, ça s’arrête et ça repart et ça s’arrête et ça repart… pendant une accalmie il en profite pour nous remercier. Que dire en retour… certes le concert est loin d’être parfait dans le choix des morceaux, mais Tricky est unique, il habite la scène et livre une heure (trop peu) de concert vécue intensément. A quand un passage en salle en France ?

Just a dream…

Après ça je zone déboussolée…il y a un groupe qui s’appelle REM parait-il là-bas très loin sur une autre planète que celle où je suis. Une butte d’herbe m’accueille sur le côté de la scène. Ils font ça correctement les REM. « Losing my religion » ne vient pas... alors je me rends à Wax Tailor qui tient le rôle pas toujours facile de groupe-qui-joue-en-même-temps-que-la-tête-d’affiche. Leur décor est assez laid, il y a plus d’instruments que la dernière fois que je l’ai vu et ça rend pas mal. En revanche je ne retrouve pas l’ambiance d’alors. J’attends son titre phare et je passe à mon souper en pensant que c’était son dernier titre. Il joue en fait les prolongations, tant pis je l’entends de loin, il se fait apparemment plaisir pour la dernière date de la tournée (il l’a répété une bonne dizaine de fois pour qu’on le comprenne bien). On quitte le site sans trop tarder histoire de ne pas rater le dernier métro. J’ai du Tricky dans la tête jusqu’au lendemain matin.



Trop de soleil nuit à la festivalière.

Vendredi 29 août à 15h00 nous voici à nouveau dans l’enceinte du parc de St Cloud. Comme cela avait été le cas l’année dernière pour The Horrors, nous nous attendons toujours à voir un panneau « annulation Amy Winehouse » à l’entrée du festival. Mais non… toujours pas… pourtant les blagues sont encore abondamment nourries dans le métro et dans le parc à ce sujet.

Je ne comptais pas voir DB Clifford et n’ai pas de regret au vu de ce que j’en entends de loin. Après papillonnage entre les divers stands, nous nous postons devant la grande scène pour Louis XIV. Le concert commence à 15h35, sous le soleil. Au bout de 4/5 morceaux je sature de soleil et de pop/rock je vais m’affaler sur la butte. Je me demandais pourquoi nombre de groupes à Rock en Seine ont, en guise de décor, en fond de scène un pan de tissu avec visuel et spécifiant leur nom. Au bout de plusieurs groupes pop/rock, musicalement dans la même veine, que je découvre cette année dans ce festival, je comprends : c’est pour permettre de faire la différence entre eux et de ne pas croire qu’on voit plusieurs fois le même. Je n’en peux plus des pantalons slim et des looks rétro des groupes pop/rock vus ces jours-ci, de leur enthousiasme feint et de leur manque d’originalité. Je repense à The Rakes et à d’autres groupes découverts à Rock en Seine, qui font passer un bon moment et qui disparaissent à tout jamais deux mois après, voire deux ans pour les plus chanceux. Est-ce qu’à trente ans il y aura encore des groupes de mes 20 ans qui seront en activité ? Je sombre…dans une sieste semi-éveillée jusqu’à la fin du concert.
Je voulais voir Molecule, ce sera pour une autre fois, et vais élire mon second lieu de sieste près de la scène où passe Jamie Lidell. Sa voix me déplait au plus haut point mais un morceau tout déjanté et dansant retient mon attention. Couchée, j’agite l’orteil en rythme. Je voulais voir Mocky et Gonzales, sans avoir la patience nécessaire pour attendre ces invités de Jamie Lidell, et vais donc voir ce que donne Scars on Broadway.
Enfin de la testostérone ! C’est gentiment bourrin, je n’irai pas écouter les cds, et ce n’est pas vraiment mon genre, sans être déplaisant. La foule s’amuse bien. Je leur trouve un petit côté Queens of the stone age sur certaines entames.
J’avais fortement repéré Fortune parmi les groupes « repérages Ile de France », j’arrive en fin de concert et j’aime beaucoup l’ambiance qu’ils ont instaurée dans le public. C’est plutôt frais et bien fait, avec ce qu’il faut de punch. J’en reprendrai bien à goûter.
Vient l’heure des new-yorkais presque mythiques du Jon Spencer Blues Explosion. Sa voix, façon Elvis ressuscité, m’horripile, je le savais déjà. Restent de bons moments musicaux, assises dans l’herbe.

Laisser moooooi danser…

Je décide de faire une nouvelle tentative auprès de The Roots, qui ne m’embarque toujours pas au bout du troisième concert où j’essaie de me faire à leur musique. C’est très festif finalement, ils chauffent bien le public qui suit le mouvement. Ca se trémousse un peu partout. The Seed, le tube de 2003, est à mon goût un peu massacré par rapport à la version originale, bien qu’ils en fassent quelque chose de plus rapide et vivant.
Histoire de ne pas se contenter de la chanson connue de Kate Nash, nous décidons d’aller nous y plonger. Plus je me rapproche de la scène plus j’ai envie de fuir tant le son de sa voix me vrille les oreilles. Ca va pas être possible mademoiselle…
Réfugions-nous aux Raconteurs. L’ami Jack White a délaissé sa sœur pour Brendan Benson avec ce side project qui tendrait à devenir son main project. Alors là c’est « hipiyé hipiyo far west » avec la veste de Jack White… sans parler de sa chevelure bouclée… Il s’est fait larguer ou quoi ? Bon musicalement c’est carré, ils savent ce qu’ils font et ils le font bien, ça reste un peu mou du genou pour moi. Je veux daaaaaaaaaaaaaaanser !
Zou je pars aux Black Kids… peut-être que… Ils n’ont pas leurs casques à oreilles de lapin sur la tête quel dommage ! Même en y mettant de la bonne volonté je n’arrive pas à rentrer dans leur synthé, encore du disco/electro/rock/fashion (genre CSS bas de gamme).
Je retourne aux Raconteurs, je chope Steady as she goes, bien retravaillée et entraînante.

Justice pour tous.

J’ai de plus en plus envie de danser, je sais que je ne dois pas attendre ça de la part de Justice, mais je me dis qu’ils ont peut-être fait des progrès depuis les Transmusicales, j’ai envie d’y croire alors je me fraye une place parmi le public, à distance raisonnable de la scène.
Au vu des t-shirts Justice qui se vendaient comme des petits pains, de la foule compacte et grandissante qui se tient devant la Scène de la Cascade et du nombre de personnes qui quittent les Raconteurs pour augmenter les rangs de Justice… je me dis qu’ils sont peut-être les plus attendus du festival. La rumeur circule un peu partout depuis deux jours : « Justice ça va être une tuerie ». Et si c’était vrai ?
La gars à la régie lumière s’éclate et fait plein de figures super jolies. 21h tous les regards sont tournés vers la scène, le public est à fond, le groupe doit arriver. 21h05, puis 21h15, puis 21h30. Toujours personne, à chaque fois qu’une des chansons diffusées pour patienter prend fin, le public espère. Les sifflements remplacent les cris de joie. 21h40, 40 minutes de retard, personne sur scène, personne pour nous informer, ne serait-ce que brièvement, par micro… je perds patience, je n’ai plus envie de toute façon, je sors énervée de la foule. A ce moment-là quelqu’un annonce ENFIN que le retard est dû à un problème technique et que Justice va commencer.

Et là… c’est le drame…

21h45… je retrouve ma pote de concert qui sort des Raconteurs qui ont joué plus longtemps car, ça y est c’est annoncé : AMY WINEHOUSE ANNULE !
En gros il n’était pas nécessaire d’être Elisabeth Tessier pour prévoir ça depuis des lustres. Rock en Seine a mis en place en urgence des bénévoles dans les allées et au stand info pour renseigner les gens, des panneaux confirment l’annulation de dernière minute et précisent que Justice commence à 21h45 tandis que The Streets qui devait passer sur la plus petite scène (l’Industrie) à 23h, basculent sur la grande au même horaire.
J’étais déjà exaspérée par l’attente qu’on nous a infligée devant Justice, là on touche le fond ! Non seulement c’était couru d’avance (à part Rock en Seine, qui croyait à la venue d’Amy Winehouse ?), et en plus l’information vis-à-vis du public est exécrable. Je me sens négligée en tant que public : les personnes qui sont devant Justice n’ont toujours pas été informées qu’Amy Winehouse ne jouerait pas et certaines quittent donc l’un pour aller voir l’autre. Pourquoi ne pas avoir fait une annonce sur la Scène de la Cascade afin de laisser le public profiter de Justice jusqu’au bout ?
D’après les informations qu’on nous donne à ce moment-là, tout était prêt pour accueillir miss Winehouse : il y avait ses musiciens, son manager, les balances avaient été faites… il ne manquait plus qu’elle… qui n’est pas venue.
La soirée est donc amputée de sa tête d’affiche. Sans surprise, si ce n’est sur la gestion catastrophique de Rock en Seine quant à l’incident.
Cela a le mérite de créer une ambiance un peu folle sur le festival : le parterre de Justice est blindé, les stands de boissons et nourriture se remplissent à nouveau, les gens parlent entre eux… effervescence. Les fans d’Amy errent avec leur t-shirt « I don’t want to go to rehab ».
Je ne veux pas finir la soirée sur cet état d’énervement sinon il est certain que je ne remettrai plus les pieds à Rock en Seine, il faut que je danse. Du coup retour à Justice, dur de trouver de la place, toujours aussi peu adaptés au dancefloor malgré leurs tubes. Lumières super, il aurait peut-être fallu que je sois bourrée… et encore… il y a de grands silences entre leurs morceaux, de quoi couper toute envie… Rendez-nous des DJ’s, des vrais s’il vous plait !!!!

Comment The Streets sauve le festival…

The Streets
hérite donc de la Grande Scène… du hip-hop électro plutôt méconnu et pas forcément terrible sur scène, en remplacement d’une starlette soul… mouais… est-ce que le public suivra ?
Je me pose loin dans l’herbe et nous convenons de partir au bout de quelques titres.
Et là Mike Skinner, qui constitue The Streets à lui tout seul, accompagné sur scène de musiciens et d’un autre chanteur, fait son entrée. La foule est certes bien moins nourrie que pour les clôtures habituelles mais tout de même plus nombreuse que s’il avait joué sur la Scène de l’Industrie.
Et là le petit Skinner va sauver ma soirée et celle de beaucoup d’autres festivaliers ! Il commence par trois titres de son premier et meilleur album. Il booste tout le monde, parle beaucoup, se présente, nous fait bouger, se moque d’Amy Winehouse, reprend avec son acolyte le célèbre refrain « no, no, no » de cette dernière... Il assure le show et montre que The Streets assume pleinement et brillamment de jouer sur une scène principale d’un gros festival. Je me déchaîne, de loin, mais ça danse un peu partout alors ce n’est pas grave ! Reprise de Prodigy, phrase qui deviendra culte : « je suis désolé, je sais que vous vous vouliez voir Amy Winehouse, mais malheureusement elle est en train de fumer du crack à Londres », … Mike Skinner est vraiment au top ce soir. Il finira le concert en slammant sur la foule après lui avoir demandé de se scinder en deux. Je reste évidemment jusqu’au bout pour en profiter jusqu’à la dernière goutte.
Ca fait plaisir de le voir passer ce challenge haut la main, et on se fait plaisir en prime.



Et après ?

Je ne sais pas comment Rock en Seine sortira de ce vendredi foireux, en tout cas j’espère qu’ils ne décideront pas d’inviter Amy Winehouse une troisième fois… à moins d’être maso…Pour ma part seule une programmation monumentale pourrait me donner envie d’y retourner.


Les big flops :
- la programmation dans l’ensemble
- Amy Winehouse
- la gestion du public
Les flops-tout-court :
- le festival en deux temps (20 puis 28/29 août)
- le public un peu mou
- le métro gratuit le jeudi au retour mais pas le vendredi (pourquoi donc ?)

Les plus :
- le stand de nourriture éthiopienne
- le stand des Boutiques sonores et leurs cds chics et pas chers, la vie est belle
- TRICKY
- le pari gagné de The Streets
- le chanteur de Kaisers Chiefs
- les parents isolés avec enfants, ou les familles qui diversifiaient le public
- le public moins parisien slim/pouf que d’habitude, plus festivalier cool et détendu du slip pour Rage Against en particulier
- le thé à la menthe
- les toilettes
- les gobelets consignés (comme dans tous les festivals cet été)
- les rencontres inattendues
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Vieux 02/09/2008, 01h42   #2
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Merci beaucoup Elliania pour ce couette compte-rendu très exhaustif!

Seule remarque : je te trouve un peu dure lorsque tu parles de gestion désastreuse à propos de la gestion de l'information sur Amy Winehouse. Que voulais-tu qu'ils fassent de plus?
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Vieux 03/09/2008, 00h24   #3
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

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Merci beaucoup Elliania pour ce couette compte-rendu
tu es fatiguée Vanille en ce moment ?...
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Chaque soir l'acteur vient nous redonner sa vie, qui est une maladie propre à la chair. Valère Novarina
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Vieux 03/09/2008, 02h59   #4
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.


Ouais je sais pas, je devais penser à mes cheveux.
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Vieux 03/09/2008, 21h20   #5
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Citation:
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Seule remarque : je te trouve un peu dure lorsque tu parles de gestion désastreuse à propos de la gestion de l'information sur Amy Winehouse. Que voulais-tu qu'ils fassent de plus?

Tout d'abord Rock en Seine vient tout juste d'annoncer la compensation suivante pour les personnes qui avaient payé leur ticket du vendredi ou un pass 2 jours : un avoir de 18€ sur un billet jour ou pass pour l'édition 2009.
A noter que l'avoir ne sera pas nominatif (et ça c'est une très bonne idée car le festivalier peut aussi choisir de le revendre par exemple ou d'en faire profiter quelqu'un d'autre).

C'est assez unique je pense ce genre de "dédommagement" pour un festival.

Alors pourquoi Rock en Seine en arrive-t-il là?
Parce que l'organisation martèle depuis l'annonce de la programmation que la star Amy sera présente, y compris ces derniers mois où elle est arrivée avec 20 min de retard à son dernier concert pendant que ses musiciens comblaient l'attente, où elle a été hospitalisée, et où elle est de nouveau retournée en cure de désintox.

Pour te répondre Vanille, le problème de Rock en Seine est peut-être principalement leur extrême naïveté! Mais quand on dirige un festival de cette ampleur là, ça devient un gros problème!

Ils n'ont cessé d'assurer que la chanteuse serait là, et effectivement leur volonté d'y croire aurait pu être valable jusque trois heures avant le show. Sauf que j'ai l'impression qu'ils ont refusé de s'avouer que leur assurance affichée ne reposait sur rien de concret! Ils ont en quelque sorte nié la personnalité d'Amy Winehouse, et le fait qu'elle est totalement imprévisible!

A ce sujet je vous invite à consulter cet article de vsd une semaine avant le festival. Il y a des phrases que je trouve abérantes : "nous avons pris soin de bien nous assurer de sa présence pour ne pas être ridicule". Ca veut dire quoi ? Ils savent très bien qu'ils ne vont pas l'attacher de force!
Et pour ce qui est de la cure de désintoxication, le chargé de communication de Rock en seine dit ceci : « ces problèmes sont de l’ordre de la vie privée, alors que nous assurons le côté artistique ». Encore une fois comment peut-on faire à ce point abstraction de l'être humain (et tous les problèmes qu'on lui connaît) qu'il y a derrière la chanteuse! Ce n'est pas un robot qui aurait dysfonctionné une fois et qu'on a à présent réparé.

En fait depuis une semaine avant le concert c'est un florilège de déclarations malencontreuses, voici encore tout un article de Libération la veille du (non)passage d'Amy Winehouse. C'est le programmateur Christophe Davy qui s'exprime cette fois-ci et voici ce qu'il lâche le malheureux : «les gens ont toujours la possibilité de se faire rembourser si elle annule, mais elle viendra.». Autant dire que tout le monde avait cette citation en tête vendredi et que Rock en Seine a dû s'en mordre les doigts, car même s'ils ont le fair play de proposer une compensation, ils ne vont évidemment pas rembourser les places!

Voici pour la première phase de communication que je trouve excessivement optimiste alors que tous les signes avant-coureurs allaient dans le sens opposé. Je comprends très bien qu'une manifestation soit dans l'obligation de dégager une image positive et de l'assurance, mais je pense qu'ils auraient pu quand même nous faire grâce de certaines phrases très maladroites.

Ce qui m'a vraiment mis en rogne au moment de l'annulation (quand je parle de "gestion du public") c'est l'absence d'information du spectateur devant Justice principalement (attendre pendant 45 minutes sans explication et lorsque celle-ci est donnée, elle ne fait pas part de l'annulation d'Amy Winehouse qui est pourtant annoncée sur l'autre scène).

Enfin il y a une réflexion plus générale sur le fait d'avoir programmé Amy Winehouse. La vente de son disque a explosé entre l'année dernière et cette année mais son état et ses prestations ne se sont pas franchement améliorées (d'après ce qu'en disent les nombreux articles).
Or Rock en Seine la programme cette fois-ci en tête d'affiche...
Qu'est ce qui a changé en un an? son cachet... Différents articles (Libé, Continental News...) révèlent que le cachet prévu tournait autour de 300 000 à 350 000 €, somme que Rock en Seine ne verse pas pour l'instant puisqu'ils vont peut-être entamer une procédure judiciaire.
300 000 ou 350 000 pour une artiste dotée d'un seul album, aux prestations épisodiques et pas forcément fantastiques... Alors certes les cachets battent tous les records ces derniers temps mais quand on sait que des artistes comme Depeche Mode ou Radiohead, avec une carrière autrement plus nourrie, demandent autour des 400 000€ en 2006, j'ai franchement du mal à avaler la pilule.
Je me dis qu'il n'y a pas vraiment de frein à cette hausse effrénée des tarifs si des structures comme Rock en Seine sont prêtes à mettre ce prix-là dans des baby-stars inconstantes. On est d'accord que ça n'a rien à voir avec son annulation, ce sont juste des considérations éthiques et un grand questionnement sur la survie de festival aux moyens plus restreints qui se retrouvent avec peaux de chagrin (La Route du Rock qui est sauvée d'extrême justesse cette année).

Enfin je leur reproche d'avoir propulsé Amy Winehouse en tête d'affiche, sans prévoir de groupe de repli le même jour. Je ne veux pas dire qu'ils auraient du contacter un groupe de remplacement, mais qu'ils auraient pu mettre des groupes plus consistants ce jour-là, afin de ne pas laisser le festivalier sur sa faim en cas de désistement.

Je pense que dans l'histoire les plus à plaire sont Rock en Seine, mais qu'ils ont aussi été pris à leur propre piège. Avec 76000 festivaliers présents en 2008 (sur les 3 jours), je pense que l'affiche de l'année prochaine ne devrait pas trop pâtir des compensations financières qu'ils concèdent.

Je vous invite à consulter les commentaires déposés sur le blog de Rock en Seine , elles sont parfois rageuses et sans intérêt mais elles permettent aussi de faire un tour d'horizon du ressenti général.

Dernière modification par Vanille ; 04/09/2008 à 00h00. Motif: Confusion prénom/pseudo
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Vieux 04/09/2008, 00h08   #6
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Oui, je comprends un peu mieux ce que tu voulais dire. Disons que Rock en Seine a parié sur le coup de pub énorme qu'aurait été un concert effectif d'Amy Whinehouse sans prévoir de solutions de rechange, du moins pas officiellement. Peut-être avaient-ils des raisons de ne pas douter de sa venue...

En tout cas et même s'ils avaient sans doute contracté une assurance, le montant du remboursement est très correct (j'imagine que le principe même du remboursement en cas d'une annulation qui ne relève pas d'un cas de force majeur est obligatoire, il faudrait que je vérifie).
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Vieux 04/09/2008, 00h32   #7
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Oui voilà c'est exactement ça! L'année dernière Amy Winehouse était prévue sur une scène secondaire et avec un nombre considérable d'artistes alléchants autour. Ca fait toute la différence! (sauf pour les fans qui sont venus les deux années spécialement pour elle... mais bon après...).


Tu parles du remboursement pour le spectateur?

Si c'est le cas, c'est au contraire quasiment inédit je pense un festival qui rembourse ses festivaliers pour l'annulation d'un artiste. Car en principe le festivalier vient voir un ensemble de concerts, et qu'il est d'autant plus rare que LA tête d'affiche fasse faux bond à la dernière minute.

Récemment différents articles citaient le directeur qui disait que "les assurances ne couvraient pas"... A voir donc...

L'affaire est loin d'être finie si ça part en procès à gogo.
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Vieux 04/09/2008, 00h34   #8
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Pour les chiffres de fréquentation c'est donc 76 000 au total, 30 000 le 20 août pour Rage Against the Machine, 21 000 le jeudi 28, 25 000 le vendredi 29.
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Vieux 04/09/2008, 00h46   #9
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Et tu as les chiffres des années précédentes pour comparer?
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Vieux 04/09/2008, 01h12   #10
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

En fait c'est un peu dur de comparer dans la mesure où 2003, la première édition, ne se tenait que sur un seul jour. 2004, 2005, 2006 sur deux jours, pas forcément le week-end (comme cette année jeudi/vendredi par exemple). 2007 a été la première tentative sur 3 jours consécutifs, se soldant par un semi-échec puisque "seulement" 60 000 personnes sont venues, contre 70 000 attendues, créant ainsi un déficit.

Il fallait aussi noter cette année la création du "mini Rock en Seine", avec chapiteaux et yourtes d'une capacité de 100 enfants, afin de divertir ceux-ci pendant que papa/maman sont aux concerts pour les grands. Je trouve cette initiative intéressante, encore aurait-il fallu pouvoir mettre la main sur un bilan général de cette édition parmi tous les articles qui ne font état que de l'annulation de Winehouse! Il y avait aussi cette année, et je pense avoir omis de le préciser dans ma review, la gratuité pour tous les enfants de moins de 10 ans (sous réserve qu'ils soient accompagnés par des adultes). Je ne sais pas combien de places ont été délivrées de la sorte mais j'ai trouvé que ça se ressentait dans le public.
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Vieux 04/09/2008, 01h47   #11
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Petite session photo tant qu'à faire :


Le ballet capillaire d'Apocalyptica


Tricky en dédicace


Les Dirty Pretty Things (et des ballons)


Kaisers Chiefs


Tricky sur scène (et à ce moment-là il y avait beaucoup de lumière comparé au reste du concert)


Louis XIV


Le drapeau pirate qui veille depuis 2 ans sur la Grande Scène...


Des Schtroumpfettes!


Fortune


Brendan Benson et Jack White au sein de The Raconteurs


On attend Justice... et pendant ce temps-là le soleil s'en va


Justice dans la nuit (et une feuille de marronnier)


Sortie...fini...


Photos persos
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Vieux 04/09/2008, 09h52   #12
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Merci pour ces jolies photos! Bel effet de feuilles de marronnier....
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Vieux 13/09/2008, 23h11   #13
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Finalement je me dis que Rock en Seine a plutôt été chanceux de l'annulation d'Amy. En effet ses deux dernières prestations (au V Festival qui se tenait avant Rock en Seine, et au Bestival le week end dernier) ont été, selon la plupart des articles, écourtées à cause de ses retards. Au Bestival elle est arrivée avec 40 minutes de retard et n'a donc joué qu'une demie-heure au lieu d'une heure (et plus) prévue!
Je me demande s'il le festival lui paye tout de même l'intégralité du cachet...?
Et je trouve toujours qu'il est plus facile d'avoir la position de Rock en Seine, que celles des organisateurs de ces deux festivals qui doivent oscillés entre la reconnaissance d'avoir joui de la présence de la starlette et la déception quant à la qualité et la durée du concert.
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Vieux 14/09/2008, 01h18   #14
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Et qu'en est-il de la qualité des concerts eux-mêmes?
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Vieux 14/09/2008, 02h17   #15
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Le NME raconte qu'elle a été huée à son arrivée sur scène (déjà ça met de l'ambiance...). Puis, d'après ce que je comprends en anglais, à la fin du show elle a coupé une chanson pour avoir le temps de placer son tube "Rehab". Et selon, entre autre, un témoignage sur le site du Guardian, elle a tendance a oublié une bonne partie des paroles de ses chansons... Moi j'appelle pas ça un bon concert mais bon...
Il doit y avoir des vidéos qui circulent sur Youtube je pense.
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Vieux 14/09/2008, 09h25   #16
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

L'engouement pour Amy Winehouse est surprenant: musicalement c'est quand même du recyclage de ce que produisaient les chanteuses soul us au début des 60's, style Irma Thomas ou plein d'autres. C'est vrai que Norah Jones avait ouvert la voie. Elle est produite par Phil Spector sous un pseudo ou quoi ?
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Vieux 14/09/2008, 14h45   #17
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

On en avait déjà parlé dans un autre sujet avec Sylvain. Pour ma part je n'arrive pas à dissocier la musique de son expérience live. Et si on me dit que ce que fait Archive par exemple, Pink Floyd l'a déjà fait il y a 20 ans... je veux bien le croire, mais Pink Floyd je ne peux pas les voir en concert à l'heure actuelle alors qu'Archive si! D'où l'intérêt des groupes d'aujourd'hui qui n'inventent peut-être pas la lune mais qui ont le mérite d'être vivants.

Pour le cas Winehouse, elle ne fait pas partie de mes goûts musicaux je ne pourrai donc défendre en particulier ses productions et te dire ce qui suscite l'engouement.

Et puis en fin de compte est-ce que l'art, autant que la mode, n'est pas une succession de réappropriation, voire recyclage effectivement?!!
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Vieux 14/09/2008, 15h03   #18
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Re : Rock en seine 2008, ou chronique d’un flop annoncé.

Pour éviter de choisir entre les originaix et les copies, certaines de ces chanteuses 60's sont encore actives...quoique moins sexy, evidement!
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