![]() |
|
|||||||
| S'inscrire | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
| Les spectacles Théâtre, danse, cirque, arts de la rue, opéra, concerts...Tous les spectacles à voir, à revoir, ou à fuir, et surtout pourquoi ? |
![]() |
|
|
LinkBack | Outils de la discussion | Rechercher |
|
|
#1 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
C'est ce soir que je vais voir "le roi Lear" de Shakespeare par André Engel, et avec Piccoli.
Je dis cela maintenant comme ça je vous donnerais mon avis dès la semaine prochaine (pas d'ordi ce week end). Que ceux qui l'ont vu ou ont vu d'autres adaptations n'hésitent pas...
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#3 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
Alors...Le roi Lear...
Tout d'abord, vous entrez dans la salle, et ce que vous voyez en tout premier est le décor...normal me direz vous. Mais un décor comme celui-ci, j'en ai rarement vu (voir jamais!): Il est tout simplement énorme. Quand j'avais vu les photo du premier lieu où il fut joué, je me suis dit "ça doit être un genre de hangar, le décor à du être mis en place suivant la structure de la salle". Mais en fait, il prend véritablement l'ensemble de la scène et le plateau n'en est plus du tout un. Rien qu'avec cela, on peut deviner que le rapport avec le public sera moindre! Ensuite arrivent les acteurs...Au début j'ai cru que les comédiennes jouaient faux, je ne sais pas si ce n'était qu'une impression, mais c'était flagrant ! Par la suite, ça allait quand même beaucoup mieux. Le jeux des comédiens était en dehors de cela, vraiment excellent. La mise en scène, elle, était vraiment originale: la pièce ne se passe pas au temps de Shakespeare mais dans les années 30, avec mafia et tout le tralala, et Lear se retrouve en chef d'entreprise, le "patron" de son royaume. (on voit d'ailleurs sur le décor, écrit à l'envers sur des vitres "Lear enterprise & co"). Enfin, meutres, sang, fusillade (qui arrive un peu comme un cheveux sur la soupe mais qui défonce les oreilles!), scène de tempète avec neige,etc... sont les éléments qui donne une impression d'irréel, dans le sens où nous ne nous sentons plus du tout dans un théâtre. Cela reste donc tout de même une mise en scène très distante avec le public, on n'est vraiment pas impliqué dans la pièce, nous sommes devant un écran, nous sommes au cinéma. La musique joue également un rôle très important dans le passage d'une scène à l'autre et en ambiance (la musique peut venir d'une porte, d'un endroit précis du décor...). Le passage d'une scène à l'autre (à moins que ce ne soit plutôt d'un acte à l'autre) se fait par une sorte de fondu dans l'éclairage, comme au cinéma... Cette pièce est donc véritablement belle, très bien montée, et une mise en scène vraiment très original avec une décor à multiple facettes. La seule chose que je reprocherais à Engel serait un manque de relationnel, le public n'est vraiment plus là. Voila, c'est un peu brouillon, mais je suis un peu fatigué ! J'attends l'avis d'Elliania !! Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#4 | ||
|
C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
|
Cette critique me fait un effet bizare...j'attends celle d'Elliania...Pour l'instant, j'ai l'impression que soit j'aurai adoré, soit j'aurai detesté..Le théâtre est-il vraiment absent dans cette pièce?
__________________
Et la mort est pour nous la dernière créance. |
||
|
|
|
|
|
#5 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
Si tu parle de la salle de théâtre en elle même, oui, totalement absente (je l'ai ressenti comme ça, maintenant, c'est peut être une fausse idée mais je ne crois pas)....
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#7 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
Qu'est ce que tu entend par là? parce que il y avait du théâtre, bien évidemment, ça dépend ce que tu entend par là...
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#8 | ||
|
C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
|
Euh, j'entends rien par là, j'ai juste mis ce mot pour faire comme si j'étais inteligent...mais de là à en savoir le sens...
Pour préciser ma pensée, ca ne m'interesse pas d'aller au théâtre pour voir du cinéma, ou voir quelque chose comme si c'etait du cinéma sauf que ca n'en est pas....
__________________
Et la mort est pour nous la dernière créance. |
||
|
|
|
|
|
#9 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
bah voila, c'était un peu ça...
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#10 | ||
|
Administratrice
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 2 036
|
Je m'en suis tenu à ce que j'avais dit: je n'ai pas lu la critique du Cantateur (ni avant le spectacle, ni avant d'écrire ceci), voici donc mes impressions sur:
LE ROI LEAR LE 15 avril 2006 à 19h30 dans le Grand Théâtre de la MC2 Mes de André Engel Longue file avant d'entrer dans la salle, un peu d'excitation liée à cette attente, car on sait que c'est une "grosse production" que l'on vient voir, des acteurs qui sont rares dans nos salles provinciales. Et hop! on passe la tête par la porte, et même si les nombreuses personnes debout, cherchant leur place, masquent le décor, on sent que c'est énorme. C'est cette lumière tellement réelle qui impressionne le plus. Mes sens étaient en contradiction avec ma raison: je savais que j'étais dans la grande salle de la MC2, et pourtant j'avais l'impression d'être dans une vieille usine. Ouverture de scène maximale, et profondeur très bien utilisée, pour ce décor qui se permet d'être chargé en détails réalistes et vide en son centre. Je pense que la photo ci-dessous vaut toutes les descriptions. © Marc Vanappelghem - agence EnguerandJ'attendais cette pièce avec impatience car j'avais lu la traduction du Roi Lear par Jean-Michel Déprats, qui était celle utilisée pour cette pièce, et j'y avais pris grand plaisir, alors que d'habitude je suis très loin d'être enchantée quand on me met des classiques entre les mains. Le texte, sa musicalité, les personnages, l'intrigue, tout avait su capter et maintenir mon attention. Or cette mise en scène du Roi Lear, je l'ai trouvé bien pauvre comparée à la merveille du texte. J'avais beau essayer de m'accrocher aux lèvres des acteurs, certains mots m'échappaient (et encore j'étais dans les premiers rangs!), sonnaient mal, perdaient toute leur beauté. Je ne suis pas allée vérifier scrupuleusement dans le livre mais plusieurs modifications et coupes m'apparaisaient pendant la pièce, avec une sensation d'amputation et de dénaturé. Pourquoi le fou devient Fumiculi? J'aimerais en connaître le sens caché, s'il y en a... Transposer le roi en chef d'entreprise, je veux bien, mais qu'est-ce que cela apporte dans cette mise en scène? Pour moi rien! Et modifier le texte ne me paraissait pas nécessaire non plus. Les acteurs étaient appréciables dans l'ensemble: les deux louves/femmes fatales, la fragile et forte Cordélia (à travers laquelle j'ai eu du mal à reconnaître Julie-Marie Parmentier qui me semblait bien plus en chair il y a quelques années ?!), sobriété de Desarthe (ah c'est ça un monument du théâtre alors?), Piccoli vieux mais vivace... Coup de coeur pour Edgar et Le Fou, mais insupportable Edmond. Cela faisait donc 2h40 (sans entracte qui plus est) plutôt plates, et ce ne sont pas des roulements de tambours à plein volume et des coups de feu/mitraillettes soudains dans le noir (adieu tympans chéris!), qui mettent du punch. L'attraction - dans le sens de "capter le public", et non "d'entertainment" à l'américaine comme semble le confondre le metteur en scène - pour ma part venait de l'attente du moment où quelquechose pouvait se passer, mais le moment magique n'est pas venu. Une seule scène m'a paru bien supérieure aux autres: celle où Lear, fou, et Gloucester, aveugle, se retrouvent. C'est propre, carré, friqué , mais bien vide... J'aurais aimé pouvoir rencontrer l'équipe, et savoir ce que le metteur en scène avait voulu faire passer, car même si c'est un spectacle agréable auquel nous assistons, ce n'est pas digne du texte de base. D'autres photos et infos ici Et maintenant je vais pouvoir lire les impressions du Cantateur :P |
||
|
|
|
|
|
#11 | ||
|
Administratrice
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 2 036
|
Après lecture: je vois qu'on a été marqué par les mêmes éléments
Ce qui était dur dans le rapport scène/salle, c'était la distance je trouve. Ils jouaient souvent en fond de scène et l'éclairage faisait que même si l'on était près, les visages restaient flous. Sinon pour ce qui est de la théâtralité, je ne supporte tellement pas la nouvelle (?) mode (?) déclamatoire (genre Edmond) que je me régale quand les comédiens parlent "normalement". Ce qu'on peut apparenter au réalisme du cinéma, plus qu'à la théâtralité peut-être. Mais bon s'il faut gueuler ou donner des intonations sorties de nulle part pour faire théâtral, dans ce cas non ils ne l'étaient pas. |
||
|
|
|
|
|
#12 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 524
|
Ca qu'on peut dire c'est que toutes vos critiques donnent envie d'aller voir le spectacle, pour tenter d'y chercher sa propre réponse....
J'aime bien en tout cas la scnéographie telle qu'elle est présentée dans la photo que tu as mise dans ton article....Belle construction... mais bien sûr ça ne fait pas tout..... |
||
|
|
|
|
|
#13 | ||
|
Administratrice
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 2 036
|
Rien que pour le décor ça vaut le coup, ça c'est clair!
D'ailleurs je me demande combien de temps ils mettent pour le monter et démonter (cette question m'a obsédée pendant toute la première demi-heure)? |
||
|
|
|
|
|
#14 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
Effectivement, nous avons eu un peu les mêmes impressions !
La distance entre la scène et le public fut ce qui m'a choqué le plus... C'est vrai qu'ils doivent mettre du temps à mettre en place leur décor. J'étais moi auusi assez proche de la scène et le personnage que j'avais le plus de mal à comprendre par moment était Lear...
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#16 | ||
|
C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
|
Bah cette photo est riche d'enseignements... J'avais déjà vu cette photo (et d'autres) et un reportage télé...j'ai vu que le cantateur parlait du décor, Elliania, ca l'a mrquée elle aussi...et je me demandais un peu pourquoi...enfin je me disais que depuis la création aux ateliers berthier, ils avaient engagé un décorateur pour faire le décor...Bah le décor n'est finalement pas une grande création, mais plus de l'ordre de la belle réalisation technique et financiere...il s'agit en fait d'une reconstitution des ateliers berthier....On peut donc imaginer qu'aux ateliers, il n'y avait pas de décors....
__________________
Et la mort est pour nous la dernière créance. |
||
|
|
|
|
|
#18 | ||
|
Spect'acteur
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Brest
Messages: 1 682
|
Tu es sûr de toi arcadyan? je ne suis pas sûr que les ateliers berthiers était comme ça, je crois que c'est le décor...
__________________
Il n'y a pas de lumière sans ombre... |
||
|
|
|
|
|
#20 | ||
|
Adhérent
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: Ferreux
Messages: 273
|
Sommes-nous d'accord sur le fait que "ateliers berthier" = "Odéon" ?
Si c'est le cas : http://www.theatre-odeon.fr/public/v...lbum/index.htm |
||
|
|
|
![]() |
| Outils de la discussion | Rechercher |
|
|
Discussions similaires
|
||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| Le Roi Lear de Shakespeare, vu par Jean François Sivadier | Maryon | Les spectacles | 6 | 28/09/2008 19h59 |
| Le Roi Lear d'heures en heures | Guy | Les blogs du réseau spect-acteur | 0 | 27/02/2008 20h34 |
| Le Roi Lear: putain cinq heures! | Guy | Programmation | 0 | 23/02/2008 10h57 |