Dimanche 25 novembre - Scène nationale d'Albi Je connaissais le travail de leur fils James, homme orchestre, tisseur d'univers oniriques très imagés. Après avoir vu ses parents, je comprends mieux la filiation, notamment avec sa mère. Jean-Baptiste Thierrée propose de courtes séquences, bâties sur un absurde de même nature, dans l'auto-dérision du numéro attendu, de ficelles découvertes, de valises et costumes étonnants, bestiaire animalier docile et magique. C'est étonnant de voir cet homme sans âge, à la chevelure abondante et blanche, sautillant, généreux de son propre amusement sur de petites et grandes choses. Victoria Chaplin, silhouette gracile et souple, femme orchestre, qui sait tout faire et notamment proposer de petites séquences rêvées ou costumes, décors, ustensiles se transforment en bêtes chimères ou insectes géants. C'est un moment très agréable. J'avoue une préférence pour les créations du fiston, qui amène des pièces moins découpées en numéros bien que découpées également par images, intégrant la douce folie de ses parents dans une plus grande cohérence de sensations.
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