S'entétera jusqu'au bout la répétition, toujours, encore, des mêmes gestes- quarante gestes- par les deux danseurs. D'une beauté sèche, entêtante. D'un lyrisme minimal, subliminal, géométrique. Mais d'abord c'est la lumière qui surprend. Car au début absente, ou presque. Il y a alors peu à deviner des mouvements répétés dans l'obscurité, mais ce peu suffit pour déjà exister. L'intensité de la lumière occille ensuite, trompe un peu cette répétition. Avec de brusques surexpositions, elles-même aveuglantes. Seules ces variations de lumière, et les accélérations soudaines du métronome qui commandent aux deux corps donnent la mesure de l'écoulement du temps. De même que les entrées ou sorties, dans
As far As. Troisième composante: la musique:
Tristan et Isolde de
Richard Wagner. Mais une musique mise à distance, avec un rien de crachoti. On entend non pas de la musique, ni même un orchestre. On entend, joué très fort, un vieux disque, un vinyle,…
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