Sans
Iago,
Othello serait il quand même
Othello? Sans les suggestions de Iago, se tourmenterait il jusqu'au délire d'images de trahison, deviendrait il de lui même littéralement fou de jalousie, au point d'étrangler sa Desdémone? Suffit il que Desdémone soit très femme et très sensuelle entre ses bras, pour que tôt ou tard il s'en effraye, jusqu'à la croire putain, forcement infidèle?

C'est sans doute la question la plus importante posée par la pièce. La seule question, même. Chaque mise en scène y répond à sa façon. Ce soir la réponse est claire: on ne voit que Iago, qui tire toutes les ficelles, et Othello mené par le bout du nez. Ce qui renvoie aux motivations de Iago. Simple envieux, ou être démoniaque? Mais peut être cette interprétation est elle l'effet d'un déséquilibre palpable du jeu: Iago (
Alexandre Mousset, qui était tout autant remarquable dans le costume du fou de…
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