|
mephisto for ever
adaptation du roman de Klaus Mann par Tom Lanoye, Mephisto for ever est mis en scene par guy Cassiers au fextival d'avignon 2007.
Mephisto for ever pose le probleme de la place de l'artiste sous la dictature, ici le directeur du theatre de berlin sous le IIIeme reich. Ce probleme est posé des la premiere scene ou l'on voit les artistes qui aprenne l'éléction d'hitler, certains choisissent la fuite, d'autre pensent qu'il est preferable de rester pour lutter par l'art pour laisser au peuple un espace de liberté. toute la piece ce noue ici, et désormais la question est de savoir jusqu'ou cet homme pourra collaboré pour sauver son theatre, savoir si l'amour, la foi en une idéologie peut nous faire accepter tout d'une autre.
La scénographie est absolument somptueuse: le décor, celui du theatre de Berlin, est tres renfermé. On pense a un hangar, presqu'a un bunker. On a réellement l'impression d'un lieu hors de son temps et de son espace, bulle dans laquelle le III eme Reich pénetre mais n'est jamais completement une réalité; c'est l'utopie de Kurt Köpler, le personnage principal. Les éclairages et le son sont omniprésents: les personnages parlent dans des micros oreillettes, ainsi leur voix résonnent sans qu'ils la portent; le message du theatre va plus loin que dans le theatre, le discours de Kurt Köpler est un discours politique qui s'étend qui porte une esperance, une lutte, et, grace a cette voix ampliphiée, le public deviens le public d'un discours.
Les éclairages sont irréeels, lumieres bleues, blanches, vertes... Des lumieres qui sont magnifique mais sont le rappel que tout ce theatre si existant soit t'il reste une illusion;tant sur scene que dans le public: l'illusion de la liberté retrouvé pour un instant, illusion puisque le theatre est controlé par le pouvoir jusque dans sa programmation.
La mise en scene utilise énormement la caméra, un oeil qui nous prend par la main pour nous montrer ce qu'il faut voir, nous aide a ne pas nous tromper, l'oeil du nazisme donc. Par exemple la caméra filme et nous montre le discours de goering, et nous ne voyons presque plus cet ancien directeur du theatre qui se fait assasiner derriere.
La place du theatre est donc tres importante, et on voit donc les personnages nous jouer les plus grande scenes du répertoire classique. On voit que le theatre n'a jamais été qu'une forme de résistance, que ce soit a travers tchekhov ou Schakespeare. D'ailleurs ces scenes de La Cerisaie, Richard III, Hamlet ou Faust sont jouée magnifiquement, le jeu des comédien est formidable de sincérité, d'intensivité et de présence.
On garde surtout des images en sortant de ce spectacle: l'image d'un discours nazi face a un texte de tchekov, dont le volume est intensifié jusqu'a l'insupportable, et ou jamais letheatre n'est capable de prendre le dessus, mais il reste existant; on garde l'image d'un rideau qui tombe sur le theatre, comme la guillotine sur le coup d'un homme; on garde l'image de ce Kurt incapable d'expliquer ça haine du nazisme, ça douleur et qui reste prisonnier, sans mot sinon ce "je... je...je..."
spectacle magnifique d'intelligence, d'engagement, de beauté, de violence, qui nous pousse a garder toujours, et surtout aujourd'hui, les yeux ouverts sur ce que nous vivons.
__________________
je te vomirais de ma bouche car tu n'es ni chaud ni froid tu es tiede
|