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#1 | ||
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Abonné
Date d'inscription: août 2007
Localisation: Albi
Messages: 42
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Théâtre Garonne D'après les Dramuscules de Thomas Bernhard, le Tg STAN déplace toutes attentes vers un terrain non balisé. Les Dramuscules pointent les médiocrités dues au racisme, au nazisme, à toutes formes d'intolérance, dont les conséquences et la cruauté peuvent apparaître en filigramme ou au contraire frontales de crudité. Face à ce texte, le Tg Stan choisit une arme toute autre que l'extrême gravité contenue dans les textes. Citons Staline : "un peuple heureux n'a pas besoin de rire", quel dogme grimaçant de l'annihilation de l'humain dans...
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#2 | ||
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Administratrice
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J'ai moi aussi vu ce spectacle au Théâtre de la Bastille, à Paris, en décembre dernier.
J'avais vu un spectacle incroyable de Tg Stan dans ce même théâtre il y a trois ans, une adaptation du Paradoxe sur le comédien de Diderot rebaptisé Du Serment de l'écrivain, du Roi et de Diderot. J'avais été saisie par la maîtrise des comédiens, l'humour absurde à hurler de rire ainsi que l'intelligence de la mise en scène bourrée de références littéraires, philosophiques, historiques et artistiques. C'était d'une virtuosité incroyable sans que les comédiens se prennent cependant au sérieux, n'hésitant pas à courir après les spectateurs qui partaient en plein milieu, à interrompre la pièce le temps que quelqu'un aille aux toilettes ou à balancer des poissons dans le public. Interrogeant autant le rapport des spectateurs au théâtre que la méthode de l'acteur ou le rôle de l'artiste dans un joyeux bordel, Du Serment de l'écrivain, du roi et de Diderot jouait de la mise en abyme en mettant en danger aussi bien les comédiens que le public. Après cet exercice de maître, j'avoue que j'ai été déçue par Sauve qui peut (pas mal comme titre). C'est toujours aussi drôle, mais peut-être moins intelligent - le texte de Thomas Bernhard me semble lui-même un peu pauvre. On sent moins la maîtrise, on entend peu le texte, on a l'impression d'une petite auto-censure autant que d'un manque de confiance en soi.... Il reste toujours cet humour cynique et complètement absurde, cette exploitation à outrance des ressorts du théâtre, cette tendance à faire croire que rien n'est sous contrôle autant qu'une provocation politique très saine (la première phrase du spectacle étant "La Belgique n'existe pas")... mais... mais quoi? On ne sent pas cette même mise en danger de soi, on sent que les comédiens ne se jettent jamais dans le vide, peut-être trop aggripés au texte -très daté et un peu creux à mon goût- de Bernhard autant qu'à, peut-être, leurs recettes qui marchent. En définitive, un spectacle frais et joyeux, mais que l'on aurait peut-être aimé plus provocateur et risqué : SORTEZ DES CLOUS !
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#3 | ||
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Spectateur assidu
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Lyon
Messages: 899
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Mouais...
j'avais vu leur spectacle "Poquelin", qui était complètement déjanté, loufoque et surprenant... bref un très bon spectacle. Alors que celui-la, j'ai regardé trois fois ma montre, n'ai pas esquissé un seul sourire et me suis surtout demandée où ils ont voulu en venir. A la rencontre post-spectacle, les comédiens ont dit avoir voulu critiquer le racisme et la montée des extrémistes... moui... rien de bien original... En fait, la compagnie semble s'être confortée dans un certain style qui plaît à son public (désordre sur scène, jeu loufoque et toute convention rejetée). Le problème c'est que la machine finit par s'enrouer: manque de rythme, de subtilité, de créativité... On s'enfonce dans du "Tg San" sans vraiment arriver à qualque chose de concluant. [ Et puis la lumière est tout simplemant insupportable: un lustre énorme au-dessus de la scène qui nous éblouit complètement, aucune face pendant toute la première partie: autant dire que les comédiens sont à contre-jour dans l'obscurité et tous les spectateurs peinent à distinguer les visages. Ce qui sert de face pour le reste du spectacle: une découpe avec un faisceau de forme carrée au centre de la scène. Et les comédiens jouent avec le bord du faisceau net en plein milieu du visage, ou alors avec l'un dans la lumière, l'autre dans l'obscurité, sans aucune raison ou motivation. Bref, c'est une lumière baclée qui dessert complètement le spectacle. On peut bien sur vouloir une lumière désorganisée et non conventionnelle, mais la limite à ne pas dépasser c'est que le spectateur voit quelque chose, sinon autant jouer dans le noir. ] Bref, c'est loin d'être une réussité!
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière... |
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#4 | ||
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Administratrice
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Oui, au final je suis assez d'accord avec toi Luna : ce que j'évoquais en parlant d'absence de prise de risque c'est bien la tendance à se conforter dans de vieilles recettes. De même pour le fond qui m'a semblé bien plat... Mais je continue tout de même à classer Tg Stan dans les artistes qui me semblent importants actuellement.
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#5 | |||
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Spectateur assidu
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Lyon
Messages: 899
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Citation:
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière... |
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