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| La création Artistes, compagnies, vous souhaitez ouvrir le dialogue au sujet de votre travail, voici un endroit tout à fait approprié. |
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#41 | ||
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C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
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en faisant la nouvelle version du site, je me suis rendu compte que la fin de l'intervention n'était pasparue...la chose est réparée....
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#42 | ||
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visiteur
Messages: n/a
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Je viens d'apercevoir, bonjour, d'apercevoir les nouvelles lignes de Ronan Chéneau.
Merci. Puis de lire les nouvelles interventions. Je me permettrais de répondre à Amandine. Je comprends son agacement. Ce qu'il pourrait peut-être se retirer, c'est qu'internet peut permettre et permet toutes sortes de déviances et de liberté. Même si ce journal semble avoir pris une toute autre tournure, et pas tant que ça finalement, c'est que la contrainte du média le permet. Là où je te suivrais dans ton agacement, c'est le genre artiste que se la raconte. Ouais, c'est méga agaçant, sauf celle de savoir, de cerner le propos et la démarche de l'artiste (en l'occurence l'auteur). Pourquoi ? Que reproche t-on ? Parler en JE, de soi sans masques ? Et s'il y avait un semblant de pudeur, un déguisement poético/fictionnel, on taxerait de ne pas aller au bout, de ne pas être sincère, ouvert, généreux etc. Parler en JE, ça n'est pas seulement parler de soi, c'est être dans l'engagement et la résistance. Et c'est un petit peu ce qui nous manque dans cette jolie société qui pue la connivence et le consensus. Parce que manquer de pudeur ne veux pas dire manquer de respect, de conscience et de responsensibilité. On est loin du journal d'une créa. pure (genre journal de bord ? et surtout on ne sort pas des bords) mais ça n'est pas se répandre que de lire quelqu'un que se prononce sur l'actualité (chiens, ségolène, la VIE LA VRAIE pas celle d'Amélie Poulain ou du Groland etc) autant que les évènements officiels et officieux que vit la compagnie. Ca fait parti de la création. Fait parti du je(u). Non ? Enfin c'est juste mon point de vue. Bien à vous VLN |
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#43 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 530
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Je ne trouve pas ça extrêmement intéressant de lire quelqu'un qui parle sous forme de monologue et de manière un peu survolée et consensuelle (ou plutôt sans avoir rien de vraiment construit à nous apprendre là-dessus), de l'actualité, ou encore des démarches politico-socialo-administratives d'une compagnie....C'est comme écouter quelqu'un bavarder des heures tout seul à propos de ses opinions dans une soirée.. moi ça me saoule...
Le "je "est intéressant quand le texte est construit, travaillé, qu'il a un sens... ou encore quand on peut s'identifier ! sinon........... Et sinon quitte à lire du "je" ben je préfère les forums ou chacun donne son avis de manière simple et sous forme d'échange, comme on fait là.... |
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#44 | ||
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Spectateur assidu
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Lyon
Messages: 899
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Bon, je viens de lire les dernières pages écrites par Ronan (je sais ça fait un moment qu'elles sont sur le site mais je n'avais pas encore eu le temps).
Franchement, j'ai eu beaucoup de mal avec la publication des mails qu'il échange avec son amie: j'ai trouvé ça gênant et sans-intérêt (d'ailleurs je ne les ai pas lus jusqu'au bout). Sinon, la première partie est intéressante, plus pour avoir une opinion sur notre société (opinion que je ne partage d'ailleurs pas sur plusieurs points) que d'avoir le journal d'une création à proprement parler. Je trouverai plus pertinent d'avoir des éléments plus concret de cette création, même s'ils sont mêlés à des débats socio-politico-culturel. Mais ce n'est que mon point de vue!
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière... |
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#45 | ||
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Adhérent
Date d'inscription: mai 2006
Localisation: caen
Messages: 143
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Je ne pense pas que vous suiviez bien le cheminement de Ronan avec son "journal".Faisant partie de "Cannibales", et ben ,moi, du coup j'y vois plus clair sur pas mal de zones d'ombres du texte. "Cannibales" amorce une pensée qui se veut simple, mais qui manipule pas mal de concepts complexes et paradoxaux. Dans ce que ronan écrit ici, je vois la vraie nébuleuse littéraire qui donne l'impulsion aux textes de de la création( pourtant écrit en amont, je sais). ronan, c'est lui le gros cannibale( pas gros je sais), c'est lui qui dévore tout ce qu'il y a à portée, et il se donne aussi en pâture à vos petites canines. Je peux me tromper bien sur, Ronan m'en parleras surement.Sinon voilà salut
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#47 | ||
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Adhérent
Date d'inscription: mai 2006
Localisation: caen
Messages: 143
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Le texte va être édité, donc tu verras cela plus tard, et c'est ce qui est interessant.Toujours selon moi, hein, le journal pourrait presque être une préquelle de la pièce. Je sais que Ronan ne ment pas ,enfin je crois pas, mais sa manière directe d'écrire le journal, même la forme du texte, ce qui gêne plein de gens d'ailleurs abonde dans le sens du trop plein, une sorte d'indigestion de savoirs, d'expériences toutes différentes, où le professionnel, l'intime, le politique, la culture, tout est mélangé, tout se perd et se retrouve dans la mixité. De nouvelles associations apparaissent. Ronan travaille sur cette modernité là, une nouvelle vision globale du monde. Pour moi, la différence avec la création, c'est qu'il parle vraiment de son travail, avec un mode original. Ronan se situe ici dans la vraie vie, non dans l'art, mais ce mélange pourrait être l'esquisse d'un "art de vivre"( j'aime pas beaucoup la tournure, mais bon) moderne. Ronan est excité par son travail, par ses rencontres professionnelles, et ce dans un sens presque ludique, tandis que ses rapports amoureux paraissent plus complexes, dans la forme même, les mails de son ex qui rejoignent sa relation d'aujourd'hui, son rapport à la sexualité, ce qu'il faut absolument dévoiler, ce qui se cache sous l' impudique. Effectivement, je m'avance un peu parce que je connais le contenu de la création, mais ce n'est pas grave , mon interprétation est très subjective et se base beaucoup sur ce que j'ai vécu pendant les étapes de travail. Prends ça plutôt comme une réflexion face à un travail encore en cours.
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#48 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 530
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Merci Braxel.
Moi ce qui me gène un peu dans tout ça (mais une fois de plus ça ne regarde que moi) c'est que ce site n'est pas spécialement un site sur cette création-là, mais un site sur le théâtre en général, et des textes de théâtre il y en a tellement, et des créations aussi.... alors pourquoi on devrait spécifiquement se documenter sur une création qu'on ne connaît pas (et surtout avant de pouvoir même la voir ou la lire) ? une parmi tant d'autres ? Qu'est-ce qui va m'accrocher, moi, simple spectactrice qui n'ai jamais entendu parler de cet auteur, dans ce journal là ? (j'utilise un "moi" général...) Que ce journal soit publié après la création, et pour ceux spécifiquement qui ont aimé la pièce et qui veulent en savoir plus, entrer davatange dans cet univers, là d'accord je comprends.. mais pris tel quel sans aucune référence ni aucun référent, est-ce que ça ne reste pas un bavardage comme un autre finalement ?...... Et puis, dernière question, plus large : est-ce que la magie d'un texte ne réside pas finalement dans le fait qu'on ignore un peu sa source, son cheminement, qu'il nous surprend parce qu'on en sait pas d'où il sort et comment il est apparu ? Pour moi la poésie propre au texte théâtral est lié à cette part de mystère... En ce sens je ne vois pas en quoi dévoiler tout à l'avance sur la genèse d'un texte peut lui donner de la profondeur... La profondeur, c'est à celui qui reçoit le texte de la donner, pas à celui qui le crée... (cf Valéry !!) Amicalement... |
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#49 | |||
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Abonné
Date d'inscription: juillet 2006
Localisation: Paris
Messages: 54
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Citation:
Ca n'engage que moi, petit metteur en scène et auteur (pas publié dans la même maison que Lagarce En revanche, je n'en démords pas, une pièce de théâtre, aussi personnelle soit-elle, doit révéler, quelle qu'en soit la forme, un désir d'altérité; et cette altérité ne peut se limiter au simple fait que la pièce soit jouée; ce désir de s'oublier en tant qu'individu doit s'imposer à tous, auteur, acteurs, metteur en scène, ... et doit exister à toutes les étapes de création de la pièce; sinon, c'est destination nombril, devant un public de voyeurs au pire perplexes, au mieux complaisants, en tout cas impuissants. Ronan, pour le peu que j'en ai lu, semble avoir besoin d'un retour sur image de sa vie exposée. Je ne sais comment il mixe le geste du journal avec sa création; en tous les cas, les deux ont l'air profondément liés, et c'est bien ce qui m'inquiète ! Mais si ses textes sont comme son journal, je me pose une question : où va-t-on trouver, dans le spectacle, le visage de "l'autre", celui qui n'est pas lui et qui est à la fois sujet et destinataire de l'oeuvre ? C'est une question en suspens, jusqu'à vision du spectacle... |
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#50 | |||
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C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
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Citation:
J'ai eu un coup de coeur pour ce que j'ai vu au theatre de la foudre... Un vrai coup de coeur...C'est pour ceci que d'une, j'ai décidé d'en parler (c'est le but principal de ce site apres tout, partager nos émotions), et de deux, d'essayer de creer une expérience, car dans l'avenir, j'ai envied'un site, pas d'un simple forum, meme si le forum restera le point central du site...Oui, je suis tout a fait d'accord, il y a fort heureusement plein d'autres créations, il n'y a pas que Cannibales, et ce site n'est pas le site de Cannibales...d'autres journaux verront le jour, d'autres formes aussi peut etre. je tiens d'ailleurs à préciser que nous sommes ouvert à toutes propositions avec Elliania, si vous avez des idées, des envies, nous sommes preneur... Pour le moment, nous n'avons que Cannibales...le site est jeune...et nous manquons de temps pour mettre plein de choses en oeuvre...Cannibales est donc un début, mais j'espère que nous parlerons d'autres choses dans l'avenir... Je reviens donc d'Avignon, j'ai vu Ronan à de multiples reprises, et je suis de plus en plus persuadé du bien fondé de ce projet de journal, et de l'interet qu'il y a à le publier avant la création. Si vous allez voir Cannibales, vous donnerez votre avis...peut etre resterez vous sur vos idées, peut etre pas, je n'en sais rien, on verra bien...En tout cas, tout ceci reste un enorme coup de coeur pour moi, et je n'arreterai donc pas ce journal...Je tiens aussi à dire qu'Elliania n'était pas profondément pour cette expérience au début...et on a eu quelques prises de tête...je lui laisse la parole si ell veut répondre sur ce qu'elle en pense maintenant...
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#51 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 530
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Une fois de plus, ce n'est pas l'initiative que je critique. Les initiatives de ce style sont toujours intéressantes et dignes d'être encouragées.
Je réponds seulement à cette posture qui consiste à vouloir nous faire penser que ce qui est dit dans ce journal est incontournable et essentiel, alors que pour le commun des mortels qui s'intéresse au théâtre, ça ne l'est pas, tout simplement .... Et à partir du moment où on publie, il faut accepter la réaction de ceux qui reçoivent la publication en lecture, et d'autant plus sur un site-forum. Publier c'est se mettre un peu en danger, c'est accepter la présence et le regard de l'autre, de l'"étranger", ses impatiences et ses exigences. Et si on n'aime pas ça, si on péfère accoucher d'un texte intouchable, alors mieux vaut se contenter de faire lire ses articles à ses amis et admirateurs, et tout ira bien.... |
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#52 | ||
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C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
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Ah mais j'accepte toutes les réactions, faut pas croire, et je réagis aussi aux réactions, voilà tout...
Y'a un petit truc que j'aimerai bien que tu développe, enfin que je ne comprends pas : "Je réponds seulement à cette posture qui consiste à vouloir nous faire penser que ce qui est dit dans ce journal est incontournable et essentiel"
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#53 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 530
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Ben je pensais notamment à la réaction de Braxel qi a l'air de penser que ce texte est si important et essentiel dans l'absolu...
Alors qu'en fait il est important et essentiel surtout pour lui-même qui travaille sur cette création et qui a besoin de toutes les clés pour son propre travail... il ne pense pas vraiment aux autres qui n'y trouvent pas sépcialement d'interêt, c'est tout... Cette posture, il me semble la retouver dans les écrits mêmes de Ronan, qui semble écrire plus pour lui même que pour les autres, dans une sorte de "qui m'aime me suive" avec lequel j'ai un peu de mal je l'avoue... Pourquoi voudrait-on que tout le monde pense comme soi (et tant pis pour les autres) ? pourquoi plutôt ne pas faire l'effort d'aller "séduire" le lecteur, de lui "offrir" quelque chose qui peut lui parler, qui peut le toucher ? A ce moment là n'importe qui écrit sa vie dans un journal et on peut estimer que ça intéressera tout le monde... Ca me rappelle justement Olivier Py qui n'hésite pas à montrer, dans un de ses nombeux interviews, qu'il mépriseceux qui ne sont pas capables de le compendre, lui le grand génie.... quelle ouverture sur le monde et sur autrui !!! |
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#54 | |||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 530
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Citation:
Je parle de démarche d'écriture, de prise en compte de l'autre dans les écrits, de rapport au lecteur.... (je ne parle pas ici de l'idée de publier un texte sur un forum ! Et on a pas beaucoup eu de réponses là-dessus pour l'instant....! Alors que Pidji aussi a soulevé de son côté des questions importantes à ce sujet.... |
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#55 | ||
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C'est qui l'chef???
Date d'inscription: octobre 2005
Localisation: Rouen
Messages: 2 521
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Oui tu as tout a faitraison, mais j'ai l'explication (valable ou pas...) : Je reviens d'Avignon, et j'ai passé pas mal de très grands moments avec Ronan, de moments riches...Faut le temps que j'atérisse...Pour l'instant, je m'enflamme un peu...
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#56 | ||
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Adhérent
Date d'inscription: mai 2006
Localisation: caen
Messages: 143
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euh, je comprends pas trop, là.Moi, je voulais juste donner mon avis sur le journal, et je trouvais interessant de l'impliquer dans la structure même d'une création. Du coup, je trouvais ça moins nombriliste que de simplement raconter l'histoire d'une création. Parce que le journal d'une création, c'est un peu chiant tout de même.Amandine, je ne pense pas que le texte de cannibales soit essentiel, il ne l'est même pas pour moi, mais il pose des questions interessantes sur notre génération, et sur celle qui va venir. Je n'ai jamais eu l'impression de me "galvaniser " de la beauté de ce travail, de sa valeur. Ca m'amuse de parler de cannibales de façon assez égoïste, d'en parler pour moi. Pour l'instant, je ne parasite personne, c'est un forum de discussion sur le journal de cannibales, là, je me trompe pas, je suis pas dans la discussion sur Olivier Py. Ben moi, ce journal, il me fait marrer de plusieurs manières et j'avais envie d'en parler avec d'autres personnes, qui n'ont surement pas vu la pièce d'ailleurs, mais c'est pas grave. Vos réactions ne me blessent pas, loin de là, je trouve ça très classe d'ailleurs ces critiques sur le narcissisme théâtral, c'est très vrai d'ailleurs. Par contre je ne comprends pas la séduction au théâtre et l'intimité d'une troupe, ça veut rien dire pour moi au théâtre, surtout qu'ici on parle de texte et non de mise en scène. Mon intimité face au texte j'en fais ce que je veux, cela n'appartient qu'à moi et pas à la troupe, il n'y a aucun rapport avec ce que vous verrez dans la pièce; quant à la séduction, moi ça m'a toujours effrayé dans le domaine artistique, SURTOUT dans le sens, dans le texte. Voilà, je suis désolé d'écrire des pâtés de mots mais je peine à m'expliquer sobrement.
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#57 | ||
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 530
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Tu as raison Braxel : "séduction" n'est peut-être pas le bon mot pour le théâtre.. "altérité" convient mieux, ou "ouverture".....en tout cas une prise en compte qu'on nécrit pas que pour soi, qu'on va chercher un peu l'autre... en fait je pensais séduction plutôt dans le sens amoureux (considération de l'autre en fait) que dans le sens d'une séduction marchande par exemple...
Mais il ya sans doute beaucoup à dire encore sur le sujet... Arcadyan, j'espère que tu t'es remis un peu d'Avignon et de toutes tes émotions ! |
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#58 | ||
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visiteur
Messages: n/a
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BONJOUR A TOUS, j'ai pris un peu de retard, viens de lire les nouvelles interventions que je partage bien que de petites choses ne m'échappent pas. Barthes dit un peu ça ... qu'on en a finit du texte sacré/sacralisé, qui émanerait directement du dieu/auteur, et qui délivrerait une parole unique, autoritaire et savante.
La forme du journal et ses orientations de Babel sont peut-être l'une des clés pour cerner la production de Ronan (remarquez que je ne parle pas d'OEUVRE), dans le sens où l'auteur s'implique égoïstement pour parler du monde. L'ouverture est là, parler du monde hic et nunc à travers une lunette intime, et quel auteur, quelle démarche d'auteur n'a jamais fonctionné dans ce sens. C'est par cette forme tant critiquée, parce qu'impudique, qui sait, que l'on va chercher l'autre. Je ne pourrai jamais me prononcer pour l'auteur en question, mais je ne pense pas que l'écriture et toute démarche artistique parte d'un bon sentiment qui serait celui de la générosité, du don. On fait avant tout pour soi, la nature humaine est ainsi faite, puis après on donne. Il n'existe pas de sacrifice de l'artiste et de son feu sacré pour le monde, il y a d'abord le monde, puis des individus qui sont dans la tentative d'une expression pour comprendre le monde et l'interpréter. Je ne crois pas à la générosité de l'artiste mais assurément à sa sincérité. Je reviens aussi d'Avignon, cet enfer où les gens (et les artistes eux-même) se font de l'oeillade, la sueur aux tempes, essayant de reconnaitre quelques artistes égarés sur une terrasse, près du palais, c'est plus sûr. Où les troupes font le trottoir pour raccoller le festivalier en quête de divertissement. Et les comédiens vendent un spectacle façon homme sandwich à coup de bande annonce salle de ciné. INDIGESTE. Où la belle avignon dans ses murs fait couler le verbe et le champagne; Avignon aussi charrie ses pauvres hors les murs. 60 ans de décentralisation, je salue Jeanne Laurent, qu'on oublie, parce que c'est une femme, qui sait, mais une décentralisation amère, tant Avignon n'est que la villégiature de la bourgeoisie intellectuelle de gauche et aussi de droite, le pellerinage attendu du public parisien qui éttoufait dans sa capitale. Enfin ça n'est que mon point de vue. VLN |
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#59 | ||
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Spectateur assidu
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Lyon
Messages: 899
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Eh oui! L'Avignon d'aujourd'hui est loin de celui dont rêvait Jean Vilar. Le théâtre populaire n'a malheureusement plus beaucoup de sens quand on voit la "population" se déplaçant aux spectacles du in.
Pourtant, il reste encore une magie dans ce festival, peut-être plus du au off qu'au in. Magie de l'ambiance, des spectacles à chaque coins de rue, d'une convivialité (si, si dans le off, elle y est encore!) et de cette profusion de passionés de théâtre. Je pense qu'on peut encore croire à un festival comme le voulait Vilar: ouvert à tous, accueillant, chaleureux, avec une réelle rencontre entre artistes et spectateurs. Et puis surtout l'ouvrir à -tous ceux qui ne conaissent pas le théâtre, n'en ont jamais vu et n'en verront peut-être jamais, casser cette image poussiéreuse que draine encore et toujours le théâtre. Peut-être réunir le in et le off, réunir cette effervescence et cette festivité du off au théâtre plus conventionnel du in. Que chacun arrête de dénigrer l'autre pour pouvoir discuter et débattre ensemble de la réalité du théâtre aujourd'hui et ce qui devrait être fait pour l'avenir. Désolé de m'étaler ainsi sur ce sujet qui n'a que très peu de rapport avec le journal de "Cannibales", mais c'est quelque chose qui me tient à coeur et m'interroge beaucoup sur la place du théâtre populaire de nos jours.
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière... |
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#60 | |||
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Abonné
Date d'inscription: juillet 2006
Localisation: Paris
Messages: 54
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Citation:
MAIS... - il ne faut pas confondre l'égocentrisme éventuel de l'acte (qui peut tout aussi bien s'appliquer aux acteurs, metteurs, etc.) et la finalité de l'acte, en l'occurence le texte et sa mise en scène. Au final, il faut bien que l'oeuvre porte une altérité potentielle, c'est-à-dire une possibilité de rencontrer l'autre. Encore une fois, je ne juge pas Ronan sur le résultat final, puisque je ne l'ai pas encore vu. - Tu ne crois pas au sacrifice de l'artiste : ça tombe bien, moi non plus ! Mais justementil cette façon irritante qu'à Ronan d'auto-mettre en exergue, à travers l'acte de ce journal, le geste de l'artiste plus que le fond de ce qu'il a à dire tend implicitement à le mettre dans une posture de héros post-moderne, à la fois terriblement lucide, désabusé, ... Bref quelqu'un qui souffre au quotidien (il a connu le chômage, la misère, waow!), qui le montre mais qui assume tout le poids de sa démarche avec courage; et ça a l'air de marcher, vu le nombre de gens sur ce forum qui semblent fasciné. Or, et je m'inclus dans le lot, LES ARTISTES NE SONT PAS DES HEROS. Ils n'ont aucun mérite spécifique par rapport au commun des mortels; il y a proportionnellement la même quantité de gens biens, de bâtards carriéristes, de lâches, ... Il suffit d'avoir connu le ballet des directeurs de troupes dans les DRAC et au ministère pour comprendre le hiatus existant trop souvent entre les actes et les discours des artistes. Malheureusement, nous sommes souvent si minablement dépendants de décideurs ignares et imbus... Mais je m'égare. Ce que je voulais dire, c'est que le vrai héros, c'est quelqu'un qui prend des risques vitaux, et pour le bien d'autrui, pas juste pour sa pomme : c'est la différence que je fais entre un résistant et un mec qui escalade les buildings à mains nues. Le second, en dépit de son courage, n'est pas un héros. D'ailleurs, mon expérience personnelle des risques liés à la création (travail jusqu'à épuisement, flirt avec la faillite pour tourner une pièce, etc.) ne m'a jamais donné le sentiment que j'étais héroïque. Déjà parce que j'ai toujours mesuré le caractère dérisoire du rapport entre les efforts de l'artiste et la portée de son geste. Mais aussi et surtout parce que le "vrai" monde, celui qui persiste à exister autour du théâtre, n'en déplaise à Olivier Py, est d'une autre intensité, avec des vraies conséquences, de vrais drames à côté desquels nos petites douleurs d'artistes sont ridicules. D'ailleurs, je crois qu'il y a trop de sujets de la vraie vie qui m'obsèdent en ce moment (Liban, communautarismes, ...) : je vais donc arrêter de me mêler de ce journal dont, finalement, je parle beaucoup trop par rapport à l'intérêt que j'y trouve. On se retrouvera sur des sujets plus graves... Pidji PS: désolé d'être toujours le rabat-joie de service, mais j'ai vraiment du mal avec tout ce qui relève de la sacralisation du métier et de l'auto-célébration des artistes. |
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