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Vieux 08/05/2007, 11h05   #1 (permalink)
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Sarkozy, UMP, culture

On le constate avant et après cette élection présidentielle, l'inquiétude est grande en ce qui concerne la culture sous le règne Sarkozy...

On entend dire beaucoup de choses...Mais que savons nous exactement?
Pour ma part, je ne sais pas grand chose par moi même...j'ai entendu bcp de choses et je pourrais dire "c'est fini! c'est la mort de la culture! y'a plus que johnny, steevie, et jean marie! (et christian une fois tous les deux trois ans)"

Je vous propose donc de faire des recherches, de rassembler ce qu'on peut trouver sur Sarkozy et la culture....Pas des "machin a dit que truc lui avait dit que chose analyse"....Non, partir des textes de l'ump et de sarko, et voir ce qu'il en ressort...

Il ne s'agit pas là de défendre Sarko, mais simplement de parler ensemble...

Il y a une chose qui est claire : à droite, au centre, à gauche, la culture a été quasi totalement absente des débats....Maintenant, il est trop tard...Doit-on se résigner? ou prendre la parole pour tenter d'agir?

Qu'en sera-t-il exactement de l'avenir de la culture?
__________________
Et la mort est pour nous la dernière créance.
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Vieux 08/05/2007, 11h07   #2 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Citation:
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Je vous propose donc de faire des recherches, de rassembler ce qu'on peut trouver sur Sarkozy et la culture....Pas des "machin a dit que truc lui avait dit que chose analyse"....Non, partir des textes de l'imp et de sarko, et voir ce qu'il en ressort...
Bonne initiative!
__________________
C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière...
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Vieux 08/05/2007, 11h09   #3 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Discours prononcé par Nicolas Sarkozy en janvier 2006 lors de la convention UMP pour un projet populaire.

Culture : L'heure du nouveau souffle

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Permettez-moi d’abord de remercier tous ceux, fort nombreux, qui ont participé à nos travaux d’aujourd’hui, de remercier Françoise de Panafieu qui a organisé cette Convention, ainsi que Renaud Donnedieu de Vabres qui l’a marquée de sa passion et son engagement.

J’ai voulu que nous organisions cette Convention sur la culture comme nous avions organisé les précédentes, avec des experts, des élus, des professionnels, notamment des auteurs, des artistes, des interprètes. Ce n’est pas parce qu’il s’agit de culture qu’il faut en parler moins concrètement et surtout avec moins de débats. Il y a beaucoup trop de sous-entendus en matière culturelle et ce sont ces sous-entendus qui créent une pensée unique.

Trop souvent, dans la vie politique, on prépare d’un côté un projet économique et social, de l’autre un projet culturel que l’on habille généralement de grandes professions de foi : la France patrie des arts, la langue moteur du rayonnement de la France… Mais ces formules sont tellement déconnectées de la réalité, qu’au bout du compte il ne se passe jamais rien, ou si peu.

L’UMP prépare un projet politique pour la France, fondé sur une vision pour notre pays. Ce projet a une ambition culturelle ; mieux, il est fondamentalement culturel. Redresser notre économie, assurer le plein emploi, donner une place à chacun, rendre la réussite accessible à tous, moderniser et ouvrir notre démocratie, notre projet n’a en réalité qu’un seul objectif et cet objectif est culturel : que la France soit de nouveau une terre qui brille, qui brille dans tous les domaines, et notamment dans la science, les arts, les lettres et la culture.

Je crois dans le rôle de l’Etat et des collectivités territoriales – ô combien plus engagées d’ailleurs – pour soutenir la culture. Mais si la France a été, de longs siècles durant, l’un des foyers les plus prospères de la culture, ce n’est pas parce qu’elle a eu Louis XIV ou Malraux, c’est d’abord parce qu’elle a eu des artistes, et les plus grands.

Paris n’est plus la capitale internationale de l’art comme elle l’était du temps de Chagall, Picasso, Kandinsky ou Miró. L’année dernière, 38% du chiffre d’affaires du marché de l’art a été réalisé à Londres contre 5,7% à Paris. Pourtant, les talents existent. Comment faire pour qu’ils puissent vivre en France de leur métier, qu’ils deviennent des artistes et des auteurs à la fois aimés d’un public français et connus dans le monde entier ? Voilà la première question qui est posée à notre politique culturelle.

Cessons de croire qu’en matière culturelle, les déclarations d’intention suffisent ; qu’à elles seules, elles permettent de répondre aux attentes des artistes, du milieu culturel et bien sûr du public. Ce n’est pas parce qu’il s’agit de culture que l’on doit se contenter de mots. Notre Convention l’a bien montré : c’est d’action que nous avons besoin.

***

Je crois d’abord qu’il faut donner au ministère de la Culture de plus grandes capacités de réflexion et d’impulsion stratégiques. Sous l’effet d’Internet et de la mondialisation, la culture est un univers en pleine mutation. Il faut se donner les moyens de mieux anticiper ces transformations.

Le budget du ministère doit être protégé. Trop souvent, on a joué sur les « périmètres » pour faire croire qu’on n’y touchait pas. Les principaux problèmes de nos finances publiques sont évidemment ailleurs que sur cette part du budget de l’Etat égale à 1%. Je pense même que nous devons augmenter le budget du ministère de la Culture puisque notre projet est de privilégier les dépenses d’avenir.

En même temps, il faut cesser de mépriser les financements privés. La loi de 2003 sur le mécénat a nettement amélioré la situation du mécénat sur le plan juridique et fiscal. Il faut lever les derniers obstacles et surtout aider les mentalités à changer. La France doit être un pays qui valorise ses mécènes, ses collectionneurs, ses fondations. Fixons des obligations de résultat aux établissements culturels en matière de mécénat. Et commençons bien sûr par avoir une politique économique qui ne fasse pas partir à l’étranger ceux qui ont de l’argent à investir, mais au contraire les fasse revenir.


***
La démocratisation de l’accès à la culture est l’échec incontesté de nos politiques culturelles depuis 50 ans. Principalement, parce que l’étape de l’école n’a pas été considérée comme la pierre angulaire d’un projet de démocratisation culturelle. C’est une erreur majeure.

Il faut engager un vrai programme d’éducation culturelle et artistique à l’école. Ce programme doit reposer sur quatre priorités :

- premièrement, le renforcement des matières fondamentales et le choix des pédagogies efficaces, parce que les bases de la culture se trouvent dans la langue française, la lecture des grands auteurs, la connaissance chronologique de l’histoire, dont celle de l’histoire des arts ;

- deuxièmement, une plus grande exigence dans les cours d’initiation aux pratiques artistiques, afin que les élèves apprennent les vraies techniques en plus de laisser libre cours à leur créativité, ainsi que le développement des pratiques collectives (chorale, théâtre, danse…) qui créent de la cohésion entre les élèves et donnent du plaisir ;

- troisièmement, la mise en relation systématique des établissements scolaires avec les conservatoires et les écoles des beaux-arts, pour que chaque famille soit informée des opportunités existantes ;

- quatrièmement, l’ouverture des établissements supérieurs d’enseignement, en particulier les grandes écoles, à des étudiants ayant un parcours artistique d’exception, afin de diversifier le profil de nos élites.


L’école et les médias sont les deux leviers principaux de la démocratisation culturelle et de la diffusion de notre culture dans le monde. Pouvons-nous continuer à avoir des structures ministérielles qui s’ignorent autant ? Je ne le crois pas. Il faut que la direction des médias, le ministère de la Culture et celui de l’Education nationale, travaillent réellement ensemble au service d’un même objectif.


Les obligations culturelles qui pèsent sur les chaînes publiques doivent être renforcées, puisque c’est leur raison d’être, en insistant sur la diversité, l’innovation et la pertinence des horaires. Le vidéo-podcasting des émissions culturelles est une alternative prometteuse qu’il faut développer sans attendre. Cela pose par ailleurs la question du financement. Au minimum, il faut soutenir l’action entreprise par l’actuel président de France Télévisions pour mieux spécialiser et coordonner l’action des différentes chaînes publiques.

***
Démocratiser, c’est aussi rapprocher le public de la création contemporaine.

Les aides à la création sont indispensables pour déceler de nouveaux talents, assurer le renouvellement des styles, permettre l’expression et la diffusion des œuvres difficiles. Académisme officiel, « Académies invisibles », aucun système d’attribution des aides n’est idéal. Admettons toutefois que le modernisme et la nouveauté ne sont pas les seuls critères de l’esthétique, que l’on est allé trop loin dans certains domaines, qu’une partie du public a été perdu au passage et que nos artistes eux-mêmes ont parfois du mal à se reconnaître dans la politique culturelle de leur propre pays.

Le modèle des aides sélectives au cinéma, qui sont attribuées par des commissions indépendantes composées de professionnels et de représentants du public, a fait ses preuves. Il faut confier l’attribution des aides à la création et des budgets du spectacle vivant à des agences indépendantes composées en priorité d’experts, de professionnels et de représentants du public. En contrepartie, le gouvernement doit fixer des objectifs d’intérêt général à ces aides, en particulier pour celles qui sont renouvelables : par exemple, des objectifs en termes de diversité, de publics visés, et de succès auprès du public. Le succès ne peut pas être l’unique critère d’attribution des aides, mais le fait de faire salle vide n’a pas non plus vocation à être la seule référence.

***

Ministère renforcé, moyens consolidés, attention plus grande au public, la politique culturelle doit également permettre aux artistes de vivre de leur métier.

Les dépenses de fonctionnement du ministère de la Culture sont passées de 5 à 25% du budget en 40 ans. C’est excessif. Il faut réorienter les crédits sur ce qui fait vivre les artistes : les aides à la création, les politiques d’acquisition, notamment dans les bibliothèques, et le soutien de la demande, par exemple en développant des formules comme les « chèques culture ».

Force est de constater que le protocole de 2003 sur les artistes et techniciens intermittents n’a pas permis de retrouver l’équilibre financier du régime. Il faut construire un dispositif pérenne, qui cible les artistes et les techniciens, pas les professions périphériques, et assure à ceux-ci un niveau de vie digne, tenant compte du caractère nécessairement discontinu de leur activité. Je fais confiance aux partenaires sociaux pour envoyer dès le 14 février prochain des signes en ce sens. Si la négociation échouait, mais seulement dans ce cas, et nous ne le souhaitons pas, le Parlement devrait prendre ses responsabilités.

Enfin, que la culture soit chère pour certains de nos concitoyens, en particulier les jeunes, n’est pas une raison pour sacrifier la rémunération des auteurs, des interprètes et des autres acteurs de la chaîne de production et de diffusion. Leur mission est de créer et d’avoir du talent, pas de régler les problèmes du pouvoir d’achat. Le téléchargement illégal par voie de peer-to-peer n’est nullement une économie de l’échange ou du partage, car en l’espèce celui qui « donne » ne se dépossède en réalité de rien. La licence globale va à l’encontre de la diversité culturelle et est économiquement inconciliable avec le développement d’une offre légale riche et diversifiée. La table ronde que j’ai réunie la semaine dernière à l’UMP a permis de dégager sept principes faisant consensus et pouvant guider les travaux du législateur.

***

La francophonie, et plus globalement la présence de la langue et de la culture françaises à l’étranger, sont en recul.

C’est d’abord une question de moyens consacrés à l’enseignement du français dans le monde.

C’est ensuite une question d’accueil d’étudiants étrangers en France. Former en France l’élite des pays étrangers est un des meilleurs moyens d’assurer le rayonnement de notre langue et de notre culture. Notre politique d’accueil doit donc être profondément réformée.

Première cause de notre affaiblissement : l’état de nos universités, de nos campus, de nos bibliothèques universitaires. La réforme de l’enseignement supérieur et l’augmentation des moyens des universités sont indispensables si nous voulons de nouveau attirer les meilleurs étudiants étrangers.

Deuxième impératif : mettre en place une politique proactive de recrutement des étudiants étrangers, aussi bien dans les pays francophones que dans les pays émergents comme l’Inde et la Chine. Le projet de loi sur l’immigration et l’intégration que je présenterai prochainement au conseil des ministres comportera des dispositions en ce sens.

Enfin, dans la même perspective, il faut refaire de Paris et de la France un foyer de la création artistique et littéraire. Créer des ateliers d’artistes pour les jeunes. Veiller à accueillir, dans le cadre de notre nouvelle politique, les futures élites culturelles des pays étrangers : conservateurs de musées, directeurs d’établissements artistiques, bibliothécaires, artistes, écrivains…

La défense du français ne doit pas nous interdire de modifier en profondeur nos méthodes d’enseignement des langues étrangères. Il n’y a aucune contradiction entre les deux, bien au contraire. Il faut veiller à l’utilisation du français dans les enceintes internationales. Mais c’est aussi et surtout en étendant notre influence politique et économique dans le monde que nous lutterons contre l’hégémonie linguistique et culturelle anglo-saxonne. Cela veut dire un effort intense dans l’apprentissage des langues, notamment, bien que paradoxalement, de l’anglais.

***

La France et, sous son influence, l’Union européenne, se sont dotés d’instruments juridiques performants pour préserver les biens culturels de la seule logique du marché. L’adoption récente par l’Assemblée plénière de l’UNESCO de la Convention sur la diversité culturelle est la consécration de cet engagement

C’est toutefois se tromper que de croire que ces dispositifs seront suffisants pour parer les effets culturels de la suppression des frontières physiques en matière de communication, du développement d’Internet et des mouvements de concentration industrielle créés par la mondialisation. Il faut passer d’une politique défensive à une politique offensive en matière de diversité culturelle et de rayonnement de la culture française à l’étranger.


Cette nouvelle stratégie concerne d’abord l’audiovisuel, que nous devons utiliser beaucoup plus vigoureusement pour diffuser notre culture dans le monde. Le budget de l’audiovisuel extérieur est d’environ 500 millions d’euros, presque autant que celui de CNN et plus que celui de BBC World, pour une visibilité sans commune mesure. Il faut réduire le nombre d’acteurs, rationaliser les structures, mettre en place un pilotage resserré permettant d’élargir notre zone d’influence plutôt que de nous faire concurrence sur des zones réduites.

Dans le domaine du cinéma, une partie des crédits issus du compte de soutien devrait être distribuée en fonction des recettes à l'exportation des films.

Cette stratégie plus offensive concerne également Internet avec deux priorités :

- ne pas perdre la main en matière technologique, pour que notre dépendance technologique ne creuse pas le sillon de notre dépendance culturelle. C’est l’enjeu de l’interopérabilité entre les supports, les matériels et les environnements informatiques, en particulier le logiciel libre dans lequel notre pays excelle. Il faut engager au niveau communautaire une politique industrielle permettant de développer les outils nécessaires à notre indépendance technologique en matière informatique et veiller à la correcte application du droit de la concurrence en la matière ;

- par ailleurs, il faut saisir la chance d’Internet pour diffuser massivement notre culture à l’étranger. 5% des pages publiées sur Internet le sont en français, 45% en anglais. Il faut agir vite. Commençons par créer un site ou plusieurs sites publics mettant gratuitement à disposition de tous les internautes l’ensemble du patrimoine culturel français tombé dans le domaine public ou financé par l’argent public, qu’il s’agisse du patrimoine littéraire, visuel ou audiovisuel.

Quant au réseau des centres culturels français à l’étranger, soutenu par celui de l’Alliance française, il est situé pour 45% des centres en Europe, 30% en Afrique, le reste, 25%, en Asie et en Amérique. La réalité, c’est que l’organisation de notre présence culturelle à l’étranger n’a pas changé depuis 1960. Il faut réduire les effectifs de nos ambassades dans l’Union européenne au profit d’une plus forte présence culturelle, procéder au redéploiement géographique de l’ensemble du réseau pour être plus présent en Asie et en Amérique, mieux répartir nos dépenses avec moins de coûts de structures, plus d’enseignement du français, plus d’artistes français diffusés à l’étranger, plus de coopération avec de grandes institutions culturelles internationales.

De même, notre réseau d’Ecoles françaises à l’étranger n’a pas vocation, lui non plus, à rester figé dans le passé. Les pensionnaires de la Villa Médicis doivent tirer une réelle plus-value de leur passage. Il faudrait par ailleurs permettre à de jeunes artistes français d’aller étudier et créer dans des conditions comparables à New York et en Asie. Et je propose de créer une école française d’archéologie en Afrique noire, comme nous avons su autrefois le faire avec les écoles du Caire, d’Athènes et d’Orient.

Enfin, à l’image du Goethe Institut ou du British Council, il faut désigner un pilote de la politique culturelle extérieure de la France, actuellement dispersée entre une multitude d’opérateurs différents, et fixer des objectifs à ceux qui sont chargés de l’animer.


***

Mes chers amis, il faudrait que je puisse dire bien des choses encore. Certains d’entre vous vont m’en vouloir de ne pas avoir développé le rôle des collectivités territoriales, l’importance de la danse, l’avenir de la musique classique, du théâtre, du cirque, le sort, bien peu enviable, des archives, du patrimoine, des monuments historiques... Nous avons encore 15 mois pour cela… et j’espère que l’UMP aura ensuite au moins cinq ans pour mettre en pratique notre projet.

En vérité, toutes ces facettes de la culture, qui sont au cœur de votre vie, je n’ai fait qu’en parler tout au long de ce discours. Ce que notre culture demande, c’est que l’on arrête de la payer de mots. Mettre en place une éducation artistique à l’école, restructurer le réseau des centres culturels à l’étranger, faire de la France un pays d’accueil pour les élites culturelles étrangères, rétablir Paris comme capitale des arts, clarifier le mode d’attribution des aides, réorienter la politique culturelle vers le public et vers les artistes, qui peut dire que c’est politiquement impossible ?
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Vieux 08/05/2007, 11h12   #4 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Discours de Renaud Donneideu de Vabres lors de la meme convention, le 24 janvier 2006

Mes chers amis,

Merci, cher Francis Nani, de nous accueillir dans ce théâtre. Pour commencer par un clin d’œil à Laurent Baffie et à la pièce qui se joue ici tous les soirs, je souhaite qu’en ce lieu, nous réfléchissions, non pas aux TOC, troubles obsessionnels compulsifs de la société française, mais au TOC : le théâtre ouvert de la culture !

Merci, cher Nicolas, d’avoir décidé de tenir cette convention dans un lieu de spectacle vivant. C’est une marque de l’importance que notre mouvement accorde à la culture vivante, à l’alliance féconde du patrimoine et de la création. Choisir la culture comme thème de la première convention de cette année utile, décisive, pour l’action et pour la préparation de l’avenir, c’est une reconnaissance de ce que signifient la culture et la communication dans la vie des Français aujourd’hui.

Ne nous y trompons pas : vous allez, nous allons, tous ensemble, réfléchir et débattre de l’essentiel.

Parce que la place de la culture dans notre société, dans notre République, dans notre vivre ensemble n’est pas une place annexe, accessoire ; parce que la politique culturelle est d’abord une grande ambition collective ; parce que la culture et la communication sont l’expression de notre cohésion nationale, comme de notre rayonnement international.

Créer, partager, mettre en commun, échanger et transmettre les idées, les œuvres, les projets : que les missions du ministère que j’ai la chance et la charge d’animer soient au cœur de l’actualité, ce n’est ni un hasard, ni le fruit des circonstances. J’y vois une confirmation que face aux violences du monde et de notre société, face au désenchantement, voire à « l’ensauvagement du monde », c’est par la culture que la France est plus ancienne qu'elle ne le sait, plus grande qu'elle ne le croit, plus audacieuse, plus généreuse qu'elle ne l'imagine. Que la France déborde ses frontières, par sa langue, par ses œuvres, par son histoire, par son destin. Une France qui porte dans le monde un message de respect, de dialogue, de solidarité, de diversité. Un message qui est confronté à de nouveaux défis, à de nouvelles fragilités, à de nouvelles fractures, mais un message plus que jamais nécessaire, pour créer une dynamique de confiance, pour refuser la spirale des peurs et pour rassembler, pour réconcilier les Français autour de valeurs communes et partagées.

Quelles sont ces valeurs ?

L’autre, quel qu’il soit, n’est pas une menace, même s’il est une force émergente, et parfois provocatrice, dès lors que soi-même on se sent reconnu, soutenu, respecté dans sa propre identité.

Dans ce monde, la diversité culturelle n’est pas seulement devenue un nouvel élément du droit international avec l’adoption le 20 octobre dernier, de la convention de l’Unesco, mais surtout une vraie valeur. Une valeur essentielle qui offre la meilleure réponse à la mondialisation, faite de rêve, de dynamique, de respect, de création.

Cette diversité culturelle est brillante, foisonnante, mais aussi fragile. Elle est notre fierté, elle est notre richesse. Une richesse qui vient des différences, reconnues et respectées. Une richesse fondée sur la conviction que la création, dans toutes ses expressions et sous toutes ses formes, et même si elle a une dimension économique ou industrielle, indispensable, n'est pas, ne peut pas être et ne sera jamais une marchandise comme une autre, soumise aux seules lois du marché. C’est justement pour cette raison qu’elle est fragile.

La diversité culturelle est d’abord le fruit du travail, oui, du travail des créateurs, des artistes et des acteurs de la culture. Ils nous font partager leurs rêves. Ce sont eux, aussi, qui réalisent les créations qui nous procurent un environnement culturel d’une qualité sans équivalent dans le monde, qui fait partie intégrante de notre qualité de vie, au même titre que la pureté de l’air que nous respirons, la diversité de l’environnement naturel que nous voulons préserver, la beauté des sites et des paysages que nous aimons. Une qualité qui fait de notre pays l’une des toutes premières destinations des voyageurs du monde. Un patrimoine exceptionnel, des créations rayonnantes : telles sont les forces de notre culture, que je souhaite mettre au service de l’attractivité de la France.

La mission d’intégration et de cohésion sociale qu’ont assumée peu à peu, tout au long de l’histoire, au même titre que l’école, notre patrimoine et nos institutions culturelles, n’a cessé de croître en même temps que leur ouverture au plus grand nombre, et leur triple rôle, en faveur de l’identité nationale, du rayonnement international et du développement économique.

Le secteur culturel génère directement et indirectement, 450 000 emplois dont un peu plus de la moitié au sein des entreprises du disque, du cinéma, de l’audiovisuel et du livre, et l’autre moitié se répartissant entre le spectacle vivant et le patrimoine.

La diversité culturelle, ce sont aussi des nouveaux circuits de distribution, des nouvelles technologies, des nouveaux médias, qui permettent l’accès du plus grand nombre à la culture.

C’est au nom de cette diversité culturelle que j’ai tant tenu, dès mon arrivée rue de Valois, à renouer les fils du dialogue avec les artistes et les techniciens du spectacle vivant, du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi qu’avec tous les créateurs et les acteurs de la culture, afin d’organiser une véritable réflexion collective, une mobilisation politique.

C’est un défi de taille, pour lequel j’ai besoin de votre soutien, que celui de la vraie négociation que j’ai obtenue et qui commence le 14 février prochain, sur les annexes 8 et 10 de la convention générale d’assurance chômage qui concernent, vous le savez, les artistes et les techniciens.

Dans ce domaine, l’Etat est là aussi pour donner tous les moyens, notamment intellectuels, et pas seulement matériels, de la rencontre entre la profusion des propositions artistiques et celle des désirs de culture qui s’expriment partout sur notre territoire. C’est pour moi la plus haute ambition et le plus puissant motif d’action. L’Etat n’est pas seulement un guichet. C’est un fédérateur d’énergies, un déclencheur de partenariats, un moteur de la pluralité des politiques culturelles, un gardien vigilant de l’éthique.
Oui, c’est l’ensemble de la société que nous devons mobiliser dans ce combat, où je suis fier d’emmener aussi mes collègues ministres de la culture européens, à la suite des rencontres que j’ai organisées ici même au Palais-Royal, à la Comédie Française, avec 800 artistes et créateurs de toute l’Europe. Le mot de Milan Kundera, selon lequel « l’aspiration européenne correspond à une ambition culturelle », demeure plus actuel que jamais. Parce que 70 % des films projetés dans les salles de cinéma de l’Union Européenne sont américains, je suis fier de promouvoir le cinéma français en Europe. Savez-vous que, pour la première fois l’an dernier, le nombre de spectateurs des films français hors de France a dépassé celui des spectateurs dans notre pays ?

Parce que l’Europe ne peut rester à l’écart de la nouvelle géographie des connaissances sur les réseaux d’aujourd’hui, je suis fier de faire avancer le projet de bibliothèque numérique européenne lancé par le Président de la République.

Parce que, comme l’a dit Dominique de Villepin à la FIAC le 10 octobre dernier, un pays qui crée va de l’avant, s’adresse à son temps et au reste du monde, parce que la création artistique et culturelle, au-delà de l’expression vivante de notre patrimoine, de notre identité et de nos racines, est un facteur majeur de l’attractivité de la France, je suis fier de mettre en œuvre les mesures, notamment fiscales, annoncées par le Premier Ministre en faveur des artistes, pour lever les blocages qui affectent le marché de l’art et pour permettre à l’Etat de mieux accompagner, de mieux identifier et de valoriser les jeunes talents dans tous les domaines. Je pense, bien sûr, non seulement aux arts plastiques, mais aussi à la création audiovisuelle et numérique.

Je suis fier des combats que nous avons gagnés, de ceux que nous menons et de ceux qui sont devant nous. Mais pour les mener à bien j’ai besoin de vous, de votre soutien, actif et critique, de vos réflexions, de vos propositions, de vos projets et de vos énergies.

Parmi les défis qui sont devant nous, je pense aux jeunes plasticiens qui remportent un remarquable succès public au Palais de Tokyo en ce moment même, et qu’il nous faut encore davantage stimuler et encourager. Ce sera notamment la mission d’une autre exposition que nous préparons pour le printemps en hommage à la création française, au Grand Palais, qui est redevenu un lieu phare de notre rayonnement culturel et artistique. Ce peut être encore la mission d’un autre lieu exceptionnel, dans les Hauts-de-Seine, cher Nicolas, l’Ile Seguin, qui pourra accueillir des résidences, des ateliers, des écoles d’artistes et leur donner une nouvelle visibilité. Il nous faut aussi continuer à ouvrir davantage notre patrimoine à tous et à toutes. Après le succès de l’opération « Les portes du temps », qui a permis l’été dernier à 10000 jeunes des quartiers d’Ile de France de découvrir le magnifique château de Fontainebleau, ce sont 18 sites et monuments historiques prestigieux, partout en France, qui ouvriront leurs portes cette année, pendant les vacances scolaires aux jeunes, qui n’auraient sans doute pas osé les franchir.

Oui, l’un des plus grands défis qui se trouve devant nous, c’est celui de l’éducation artistique et culturelle. Dans ce domaine, nous avons, nous le savons, un important retard à rattraper. L’éducation artistique et culturelle est l’un des fondamentaux de l’enseignement. Et j’allais dire, de l’éducation civique.

Elle incarne en effet le rôle de la politique culturelle dans son essence civique la plus centrale : forger une cité par le partage de règles et d'une identité commune, établir l'harmonie entre le "je" individuel et le "nous" républicain.

Dans un monde inquiet, divisé par les mémoires, la culture demeure ce passeur entre les temps qui accomplit, ce que Proust disait de la lecture, "ce miracle fécond d'une communication au sein de la solitude".

Oui, la culture est un antidote à la violence, car elle nous invite à la compréhension d’autrui et féconde la tolérance, en nous incitant à partir à la rencontre d'autres imaginaires et d'autres cultures.

Nous sommes dépositaires de cet héritage, fait de respect de la liberté individuelle et de ciment collectif, ce qui nous oblige à la fois à le faire partager, mais aussi à l'entretenir, sachant que la création d'aujourd'hui sera le patrimoine de demain.

L’accès à l’art et la culture, la pratique artistique et culturelle, sont des facteurs d’épanouissement personnel, d’ouverture sur le monde et la société. Le développement des actions culturelles en faveur des quartiers en difficulté s’inscrit, par conséquent, dans l’action que nous devons mener tous ensemble en faveur de l’égalité des chances.

C’est pourquoi, je suis si attaché à l’engagement et à l’action de l’Etat. Nous n’avons, dans ce domaine, de leçons à recevoir de personne !

L’Etat doit assumer, en effet, avec fierté, sa fonction de garant de l’indépendance et de la liberté artistiques. Et, dans un monde de violences, de troubles identitaires, en quête de sens et de repères, pour affirmer la force motrice et réconciliatrice de la culture.

Alors que la révolution numérique et la mondialisation marquent un changement d'ère, le passage d'une rive à l'autre comme le disait Chateaubriand en évoquant la révolution, il nous faut prendre l'initiative, pour restaurer une vision adaptée à notre temps et dégager les marges de manœuvre pour la mettre en œuvre.
Oui, la France dont nous sommes fiers, la France du patrimoine, la France aux mille festivals, qu’illustre très bien l’affiche de cette convention, notre France est forte de sa créativité, de son dynamisme, de ses capacités d’innovation et d’invention, de ses succès technologiques. Ce sont de grands atouts dans l’ère numérique qui fait désormais partie de notre vie quotidienne.

Sur Internet, qui est d’abord une formidable liberté, une chance magnifique pour la culture, nous avons aussi à permettre le développement d’une offre légale, riche et diversifiée, et le respect des créateurs sans lesquels il n’est pas de création. Je suis heureux de le dire, moi qui suis l’un des tout premiers responsables politiques à avoir ouvert un blog, devant les militants d’une formation pionnière et exemplaire sur Internet. La démarche du Gouvernement et celle de l’UMP avec Nicolas Sarkozy est la bonne : oui, après la charte que nous avions signée ensemble sur la musique, après l’accord sur le cinéma à la demande, que j’ai obtenu en décembre, il s’agit de concilier les droits et les libertés des artistes, et des internautes.

Dans ce domaine aussi, nous inventons l’avenir, non pas une fois pour toutes, mais pas à pas, résolument, en franchissant une étape après l’autre.

Je suis heureux, sur un sujet où l’équilibre, le courage, la lucidité sont des fondamentaux, d’avoir bénéficié du soutien éclairé du Président de la République, du Premier ministre et du Président de l’UMP. Et si cette addition des énergies était, d’ailleurs, le gage des stratégies gagnantes ? Nous avons ainsi des principes d’action simples et clairs, contrairement aux déclarations des socialistes qui ne cessent de se contredire entre eux, hésitant entre le respect de principes dont ils n’ont plus le monopole depuis longtemps et la ligne de plus grande pente de la démagogie. Leur seule proposition c’est d’attendre, c’est l’immobilisme. C’est révélateur de leur absence de projet, de leur incapacité à envisager l’avenir. Alors que sur des sujets de société aussi importants, l’idéal serait de parvenir à une solution acceptée par tous, sans pour autant qu’elle devienne grise. La dureté des temps, les exigences et les impatiences de nos concitoyens, ce n’est pas un renoncement, ni la grisaille. L’avenir n’appartient pas aux chantres du déclins, mais à ceux qui s’engagent fortement.

Cette convention contribuera à nous doter sur la culture d’un projet clair et lisible par tous. Je tiens à vous en remercier. Je vous l’ai dit, soyez fiers ! Soyez forts ! Allez partout à la rencontre, où l’on vous attend mais aussi où l’on ne vous attend pas, là où ça bouge, là où ça dérange peut-être, et surtout !

Oui, partout, soyez présents et actifs, porteurs des valeurs d’union, de rassemblement, d’ouverture d’esprit, d’intelligence et d’humanisme, qui sont au cœur de la culture et de la culture de notre mouvement populaire !
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Vieux 08/05/2007, 11h21   #5 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Conclusion de ces discours en pdf
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Vieux 08/05/2007, 11h22   #6 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Je vous demande, quand vous voulez discuter sur un point, donner votre analyse d'une phrase, etc, de bien vouloir citer le passage en question de façon à ce que cela soit clair pour tout le monde...
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Vieux 08/05/2007, 11h47   #7 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

UMP : propositions culture

1Augmenter et protéger le budget consacré au ministère de la Culture sans jouer sur les périmètres.


2Réorienter les crédits du ministère de la Culture sur les aides à la création et les politiques d'acquisition des œuvres, plutôt que sur les dépenses de fonctionnement.


3Mettre l'éducation artistique à l'école au cœur de la démarche de démocratisation culturelle.


4Permettre aux jeunes qui ont un talent et un engagement artistiques de les valoriser pour l'accès aux grandes écoles et dans les parcours universitaires.


5Lever tous les obstacles au mécénat et aux fondations, et encourager l'intervention privée en fixant des obligations de résultats aux établissements publics culturels pour l'association de partenaires privés.


6Instaurer la gratuité dans les musées.


7Construire un dispositif pérenne d'indemnisation du chômage des artistes et techniciens intermittents du spectacle, en concertation avec les partenaires sociaux.


8Accroître les obligations des chaînes publiques en matière d'émissions culturelles, notamment à des heures de grande écoute.


9Ouvrir davantage l'accès à des éléments du patrimoine d'habitude fermés au public.


10Développer l'accès à la culture par Internet, en créant des sites gratuits d'accès aux œuvres tombées dans le domaine public ou financées par des fonds publics, et en numérisant les archives.


11Confier l'attribution des aides à la création à des agences indépendantes, composées d'experts, d'artistes, de représentants du public.


12Créer une instance de pilotage unique de la politique culturelle de la France à l'étranger sur le modèle du Goethe Institut, par exemple.


13Accentuer notre présence culturelle en Asie et en Amérique. Créer l'équivalent de la villa Médicis à New York et en Chine.


14Accroître les moyens de l'enseignement du français à l'étranger et de l'aide à la formation des enseignants dans les pays en voie de développement.


15Permettre à la place parisienne de s'imposer sur le marché de l'art, en demandant à nos partenaires européens une réduction du taux de TVA à l'importation des œuvres.


16Développer une politique de recrutement, d'accueil et de formation en France des futures élites artistiques étrangères.
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Vieux 09/05/2007, 15h11   #8 (permalink)
Djo
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Franchement, je ne sais quoi en penser.

En ce qui me concerne, c'est une fois de plus rédigé de façon à ce qu'aucun débat ne puisse s'ouvrir à ce sujet. "Sujet vérouillé" donc s'il en est.

Pour comprendre ce programme, il me manque pas mal d'éléments :
- qu'est-ce que l'UMP entend par "culture", "art", "éducation artistique", "talent" "engagement artistique", "artiste" ; je subordore que moi-même et beaucoup d'autres ne serions absolument pas d'accord ave la vision que ce fait l'UMP de l'art.

Pour exemple : Lors de la soirée électorale, Monsieur Donnedieu de Vabres qui répond à Laurent Fabius qui commentait la déclaration de Johnny (en mettant l'accent sur le fait qu'il rentrait de Suisse) : "reconnaissez que c'est un immense artiste". Perso, je ne considère pas Johnny comme un immnense artiste (ni en tant que chanteur, ni en tant que musicien, ni en tant que comédien). et le fait qu'il soit très populaire et qu'il vende beaucoup ne me convainc pas du contraire.

Je crois aussi que ce programme est fait pour convaincre beaucoup d'artistes dans la galère et qui se demandent pourquoi après tant d'années d'efforts, ils n'ont toujours pas eu la reconnaissance qu'ils méritent. Ceci dit pour ma part, qui galère, je crois que c'est un joli miroir aux alouettes et qu'en aucun cas ce "programme" m'apportera la reconnaissance.

Encore une fois, je reste convaincu que ce programme à l'air "bien ficelé" (comme les autres programme de l'UMP) participe de la volonté de "diviser pour mieux régner".

Je n'y crois pas une minute......
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Vieux 09/05/2007, 19h19   #9 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Je te rejoins. Pour beaucoup un syllogisme suffit : le cinéma c'est de l'art, spiderman 3 c'est du cinéma donc spiderman 3 c'est de l'art... Et donc on en vient de plus en plus à l'idée générale que une grande oeuvre c'est quelque chose qui avant tout marche et se vend bien. Or ce qui marche le mieux trop souvent ne mérite même pas le titre "d'oeuvre d'art".

A mon avis Sarkozy entends par "grands artistes français" les gens comme Johny.
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Vieux 10/05/2007, 00h52   #10 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

J'ai du mal à y croire moi aussi.
Entre les lignes on retrouve par exempl cette volonté de vouloir méler culture, éducation et médias tout ensemble, ce qui est très dangereux à mon sens....
On va bien voir ce qui se passe dans les prochains mois...
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Vieux 10/05/2007, 09h55   #11 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

J'ai aussi des textes dit de la bouche meme de Sarko ET , de tony blair ET de busch mais je n'ai pas le temps aujourd'hui de les recopier ! alors à demain ... pour les exclusivités mais J'AI ... DES TEXTES ...
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Vieux 10/05/2007, 09h58   #12 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Citation:
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J'ai aussi des textes dit de la bouche meme de Sarko ET , de tony blair ET de busch mais je n'ai pas le temps aujourd'hui de les recopier ! alors à demain ... pour les exclusivités mais J'AI ... DES TEXTES ...
Alors attendons...
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Vieux 10/05/2007, 20h25   #13 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

C'est encore un bruit de couloir, mais apparemment Sarkozy songerait à regrouper l'éducation et la culture au sein du même Ministère et de l'appeler "Secrétaire d'Etat à l'intelligence". Il créerait également un sous-secrétaire d'Etat aux "industries culturelles" (parce que le livre, le cinéma et le disque ne mettent pas l'intelligence en oeuvre, c'est bien connu).
Attendons de voir (mais j'ai peur)
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Vieux 10/05/2007, 22h55   #14 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

et le "sous secrétaire " ? ne serait-ce pas le sieur halliday ?
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Vieux 11/05/2007, 10h26   #15 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

A écouter l'analyse du "discours sarkozien"

http://www.dailymotion.com/relevance...-la-democratie

tout est vérouillé....
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Vieux 11/05/2007, 10h40   #16 (permalink)
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Re : Sarkozy, UMP, culture

Citation:
Envoyé par Vanille Voir le message
C'est encore un bruit de couloir, mais apparemment Sarkozy songerait à regrouper l'éducation et la culture au sein du même Ministère et de l'appeler "Secrétaire d'Etat à l'intelligence". Il créerait également un sous-secrétaire d'Etat aux "industries culturelles" (parce que le livre, le cinéma et le disque ne mettent pas l'intelligence en oeuvre, c'est bien connu).
Attendons de voir (mais j'ai peur)
Selon une chronique que j'ai entendu à la radio (France Inter) ce ne serait plus un bruit de couloir...
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