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Vieux 01/10/2007, 23h05   #1 (permalink)
C'est qui l'chef???
 
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Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

La direction de l'Opéra national de Paris a été reçue lundi après-midi par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, dans le cadre de la concertation sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, a-t-on appris auprès de l'institution. Cet établissement public, dont le régime spécial -- créé en 1698 par Louis XIV -- est l'un des plus anciens avec celui des marins, était représenté par son directeur Gérard Mortier, son directeur administratif et financier Roland Sparfel et son directeur des ressources humaines Dominique Legrand. "Le ministre a expliqué le projet de réforme et l'Opéra de Paris a exposé les particularités de son régime au regard de ses différentes catégories de personnel", a expliqué à l'AFP une source proche de la direction, qui a qualifié l'entretien de "très constructif". La caisse de retraites des personnels de l'Opéra de Paris est alimentée par 1.680 cotisants pour 1.700 pensionnés, selon la même source, qui précise que "son déséquilibre ne s'aggravera que dans dix ans, du fait de la pyramide des âges de la maison". Parmi les spécificités de ce régime figure l'ouverture du droit à la retraite pour les 154 danseurs du Ballet à 40 ans -- et au plus tard à 42 ans --, compte tenu des contraintes physiques de leur profession. Les 102 chanteurs des Choeurs partent à la retraite à 55 ans, les 174 musiciens de l'Orchestre à 60 ans et les techniciens à 55 ou 60 ans. Ces possibilités de départs anticipés ont été mises en oeuvre pour "préserver l'excellence de la troupe de l'Opéra de Paris", a souligné la source interrogée par l'AFP. Le ministre du Travail a terminé lundi ses consultations sur le projet de réforme des régimes spéciaux avec les parlementaires, la direction de l'Opéra de Paris et les notaires. Ces dernières concertations se sont tenues à la veille d'un débat sans vote au Sénat puis à l'Assemblée sur ce sujet.
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Vieux 18/10/2007, 18h47   #2 (permalink)
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Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de "l'excellence" artistique
PARIS, 18 oct 2007 (AFP) Par Benoît FAUCHET

Corps soumis à rude épreuve, souci de préserver la qualité artistique de la compagnie: les danseurs et choristes de l'Opéra national de Paris tiennent à leur régime spécial de retraite, qui permet une ouverture des droits à 40 ans pour les premiers, 50 pour les seconds.

Les 1.680 salariés permanents de cet établissement public, dont la direction annonçait jeudi un taux de 80% de grévistes ou d'absents -- avec annulation de la représentation de la "Traviata" de Verdi -- , bénéficient de l'un des plus anciens régimes spéciaux en vigueur, créé en 1698 par Louis XIV alors que l'Opéra était encore l'Académie royale de musique (créée en 1669).

La disposition la plus spectaculaire concerne les 154 danseurs du Ballet (héritier de l'Académie royale de danse fondée en 1661), qui peuvent faire valoir leurs droits à la retraite à 40 ans -- après dix ans de service -- et au plus tard à 42 ans.

Un danseur entré dans le corps de ballet à 17 ans touche ainsi, après 25 ans de carrière, une pension équivalent à 50% de son salaire sur la base de ses trois meilleures années.

"Personne parmi les spectateurs n'imaginerait voir des danseurs sur scène à 55 ans. Pour l'excellence de la compagnie, il n'est pas envisageable de continuer à danser au-delà de 42 ans", explique à l'AFP le quadrille Eric Monin, 36 ans, délégué CGT du ballet.

Selon Eric Monin, "dans une compagnie qui donne 150 représentations par an à Paris, le physique du danseur est soumis à rude épreuve, et ce dès les années de formation à l'Ecole de danse, qui dure au moins six ans".

"Certains d'ailleurs n'ont pas la chance d'aller jusqu'à 40 ans car le corps les lâche", souligne ce danseur qui affiche un "salaire de base pas indécent" (2.200 euros nets pour un quadrille, le plus bas échelon du corps de ballet, après 18 ans de carrière et pour 38 services mensuels de trois heures).

Quel avenir pour un danseur à sa sortie de l'Opéra ? "Certains suivent des formations, la plupart vont vers l'enseignement, mais le marché n'est pas si vaste", estime Eric Monin.

"Avec la réforme des régimes spéciaux, on pourrait demander à nos danseurs de se reclasser par exemple dans les services administratifs de l'Opéra", redoute Gilles André, délégué syndical CFDT du personnel artistique de la maison, alors que les intentions du gouvernement ne sont pas connues.

Ce ténor, qui est l'un des 102 artistes des Choeurs de l'Opéra et bénéficie en tant que tel d'une ouverture des droits à 50 ans, fait valoir que "ni l'employeur ni les salariés ne souhaitent que les choeurs vieillissent".

"On ne peut pas comparer l'Opéra de Paris à un théâtre lyrique de province qui afficherait quarante représentations dans l'année", estime le responsable syndical.

"Les sopranos I notamment, qui ont en général commencé leur carrière plus tôt que les hommes, peuvent aussi souffrir de fatigues vocales plus précocement", précise Gilles André.

"C'est vrai qu'une basse peut chanter plus longtemps: maintenant, on ne va pas lui imposer la retraite à 65 ans, il y aurait une forme de discrimination", poursuit-il.

Quant aux personnels techniques de plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes...) dits "modulants", c'est à dire sans horaires fixes, ils peuvent partir à la retraite à 55 ans.

"On ne peut pas imaginer qu'un technicien puisse pousser des décors au delà, pour des raisons physiques mais aussi de sécurité. A 55 ans, on est usé, vidé", assure le menuisier Philippe Boissier, délégué CGT.
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Vieux 18/10/2007, 22h51   #3 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Je ne pensais pas que le monde de l'Opéra était visé aussi par la réforme des "régimes spéciaux" !
Et l'armée en ce cas ?...
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Vieux 19/10/2007, 00h24   #4 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

L'armée je crois que c'est un régime spécial à elle seule... Non sérieusement, je ne sais plus pour l'armée, mais dans mon souvenir leur régime de retraite était assez hallucinant, mais peut-être que je me trompe.
Je vais essayer de chercher ça...
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Vieux 19/10/2007, 00h49   #5 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Voici ce que j'ai trouvé sur http://www.politique.net.

Citation:
Le régime très spécial des militaires.
Alors que François Fillon et Xavier Bertrand viennent d'annoncer la réforme des régimes spéciaux de retraite avec notamment l'allongement de la durée de cotisation à 40 annuités, le Canard Enchaîné publie dans son numéro du 10 octobre 2007 un article intitulé : "Le régime très spécial des retraites militaires". La réforme des régimes spéciaux visent principalement les cheminots de la SNCF et de la RATP qui bénéficient de certains avantages par rapport aux autres salariés : départ en retraite à 55 voire 50 ans, 37,5 années de cotisation, calcul de la pension de retraite sur les meilleures années de salaire, etc. Mais on oublie une autre catégorie de la population dite "privilégiée", ce sont les militaires. Pour des raisons politiques et électorales, le gouvernement ne compte pas réformer ce régime très spécial. Pourtant, les militaires bénéficient de conditions avantageuses qui feraient pâlir d'envie les cheminots. Revue de détail.

8,2 milliards de pension de retraite pour les militaires
Le gouvernement s'apprête à réformer les régimes spéciaux de retraite des salariés de la SNCF, de la RATP, d'EDF. Selon le Canard Enchaîné, ces régimes spéciaux concernent 1 100 000 retraités, dont le coût des pensions de retraite s’élève à 5 milliards d'euros par an. Or, la caisse de retraite des militaires avoisine les 8,2 milliards d'euros pour seulement 513 000 pensionnés. Le coût des retraites des militaires est donc beaucoup plus élevé pour un nombre de retraités moitié moins important.

Des sous-officiers et des gradés très bien lotis
Dans l'armée, un sous-officier peut partir à la retraite au bout de 15 ans. Certes, le montant n'est pas très élevé, à peine plus de 600 euros, voire 900 euros en comptant des bonifications, mais un sous-officier à la retraite peut cumuler sa pension avec un nouvel emploi. Par conséquent, non seulement les retraités militaires travaillent, mais ils touchent un double revenu.
De leur côté, les gradés doivent cotiser 25 ans. Selon les échelons et l'avancée de leur carrière, ils touchent alors entre 1200 et 1600 euros de retraite. Un colonel peut toucher jusqu'à 3000 euros. Etant donné ces montants relativement élevés, ils ne peuvent pas cumuler cette pension avec un autre salaire.

Une situation dénoncée par la cour des comptes
Dans un rapport de 2004, la cour des comptes soulignait que la retraite moyenne des militaires représentait 72% du salaire net des salariés en activité. Au bout de 26 ans de service, un militaire a la même retraite qu'un civil qui a cotisé 33 ans.

Pourquoi les militaires bénéficient-ils de conditions si avantageuses ?
Lorsqu'on utilise le terme de "privilèges", les militaires bondissent. Ils affirment que ces conditions de départ en retraite sont totalement justifiées : métier à risque, obligation de maintenir des effectifs jeunes, nécessité d'attirer un public qui se détourne de plus en plus de l'armée. Seulement, l'armée, ce n'est pas que des militaires en service action. Plus de la moitié des fonctionnaires qui ont le statut de militaire travaille en France, dans l'administration ou la maintenance.

Alors que le gouvernement va faire passer à 40 annuités de cotisation l'ensemble des régimes spéciaux de retraite des cheminots, les 25 annuités de cotisation des militaires laissent perplexe. Si l'équilibre des caisses de retraite est en danger, la logique voudrait que l'effort soit partagé par tous.
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Vieux 22/10/2007, 01h29   #6 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Merci poru l'article ! C'est bien ce que je pensais.....
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Vieux 22/10/2007, 01h38   #7 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Et le régime de nos élus ne sont pas tristes non plus... Lorsqu'on est député/sénateur/ministre/président on a droit à des régimes spéciaux qui se cumulent entre eux... Ainsi, il suffit d'avoir été député une fois pour avoir droit à une retraite qui se cumule avec la retraite de ministre qui se cumule avec la retraite de sénateur etc. Une association dont le nom m'échappe a ainsi calculé que Jacques Chirac touchait 30 000 euros par mois actuellement...
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Vieux 23/11/2007, 15h21   #8 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Spectacles, finances: l'Opéra de Paris fragilisé par la grève

PARIS, 23 nov 2007 (AFP) Par Benoît FAUCHET

Déjà quatorze représentations annulées et quatre spectacles donnés en "version réduite": depuis octobre, la grève à l'Opéra de Paris contre la réforme de son régime spécial de retraite perturbe sa programmation et pourrait lui coûter cher.

Le personnel de la maison (1.680 salariés permanents) a montré son attachement à son régime spécial, l'un des plus anciens en vigueur, créé en 1698 par Louis XIV afin de préserver l'excellence artistique de la compagnie en assurant le renouvellement de ses troupes.

Le 18 octobre, date du premier jour de grève, la direction faisait état d'un mouvement "très suivi", notamment chez les artistes et les techniciens, qui peuvent partir à la retraite à 40 ans (danseurs), 50 ans (choristes) ou 55 ans (machinistes, éclairagistes...).

Entre le 26 et le 31 octobre, une nouvelle grève entraînait la suppression de dix représentations, un paradoxe pour une action suivie par seulement 5 à 10% du personnel selon la direction et boudée par les artistes, rassurés par la perspective d'une baisse modérée de leurs pensions à l'horizon 2012.

Mais l'appel du syndicat Sud au retrait pur et simple de la réforme a été bien suivi parmi les machinistes et électriciens de l'Opéra Bastille, bastion "sudiste" historique.

Sud et l'ultra-minoritaire FSU ont déposé un nouveau préavis de grève particulièrement long, courant sur 17 jours du 14 au 30 novembre.

Résultat: depuis le 18 octobre, 14 représentations ont été annulées, à une époque de l'année où la programmation de spectacles populaires (l'opéra "Tosca" de Puccini, le ballet "Casse-Noisette" de Noureev) est précisément destinée à remplir les caisses de la maison. En conséquence, la direction estime avoir perdu plus de 2,6 millions d'euros.

"Je souhaite que l'ensemble des organisations syndicales poursuivent la négociation et que les syndicats Sud et FSU réfléchissent aux conséquences d'une grève du personnel technique exclusivement sur l'avenir de la maison", déclare à l'AFP le directeur des ressources humaines de l'Opéra, Dominique Legrand.

Le personnel non gréviste ne cache pas non plus son inquiétude voire sa colère.

"Ce qui est en jeu, c'est l'équilibre financier de la maison, qui relève non de la fonction publique mais du droit privé", estime le choriste et délégué CFDT Gilles André, qui "n'exclut pas" la perspective d'une "cessation de paiements avec soit une fermeture temporaire soit des licenciements économiques".

Pour limiter les risques financiers, sachant que l'Etat n'a pas prévu d'augmenter sa subvention en 2008 (environ 110 millions d'euros sur un budget de 170 millions d'euros), la direction tente depuis quelques jours de maintenir les représentations mais dans des versions de concert ou avec des décors, costumes et éclairages "réduits".

"La direction a la volonté de sortir les spectacles coûte que coûte. Moi je trouve que donner +Casse-Noisette+ en jogging dans un décor unique, c'est proposer un spectacle dégradé et manquer de respect envers le public", estime Matthias Bergmann, délégué Sud à l'Opéra.

Des soirées a priori moroses qui peuvent cependant entrer dans l'histoire de la maison: faisant contre mauvaise fortune bon coeur, la direction de l'Opéra a nommé lundi soir une nouvelle danseuse étoile, Dorothée Gilbert, pour la récompenser de sa performance dans un "Casse-Noisette" allégé.
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Vieux 30/11/2007, 08h44   #9 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Grève à l'Opéra de Paris: "Il y a danger", selon Christine Albanel
PARIS, 29 nov 2007 (AFP)

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a estimé jeudi soir sur i-TELE qu'"il y danger" pour l'Opéra national de Paris face à la grève d'une partie de son personnel technique contre la réforme de son régime spécial de retraite.

"C'est une grève qui a des conséquences extrêmement graves, que je regrette infiniment", a souligné Mme Albanel.

"Il y a vraiment des résistances très, très fortes de syndicats -- dit clairement, c'est Sud -- et à l'Opéra, il y a des endroits qui sont tout à fait stratégiques, et il suffit au fond de quelques personnes pour bloquer le fonctionnement" de la maison, a déclaré Mme Albanel.

La grève "est très, très minoritaire", a-t-elle souligné.

Depuis le 18 octobre, premier jour de grève contre la réforme du régime spécial de ses 1.680 salariés permanents, l'Opéra a annulé 17 représentations et en a programmé sept autres en version de concert ou réduites, avec des pertes estimées à quelque 3 millions d'euros.

Interrogée sur le fait de savoir si l'Opéra est "en danger", Mme Albanel a répondu : "Il y a danger en effet, vu que nous avons des financements très tendus, quand il y a comme ça des grèves, des refus de négociation peu compréhensibles dans le contexte général aujourd'hui avec tout ce qu'il y a quand même sur la table".

Sud, minoritaire dans l'établissement public mais bien implanté sur le plateau (machinistes, éclairagistes) de l'Opéra Bastille, maintenait jeudi son appel à la grève, qui court jusqu'à vendredi soir.

Ce syndicat, allié à l'ultra-minoritaire FSU, a déposé un nouveau préavis couvrant la période du 2 au 20 décembre.
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Vieux 30/11/2007, 12h38   #10 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Citation:
Une association dont le nom m'échappe a ainsi calculé que Jacques Chirac touchait 30 000 euros par mois actuellement...
Hé bé, c'est ben ce qui faut pour se payer les bons juges.
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie
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Vieux 03/12/2007, 19h37   #11 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

L'Opéra de Paris, perturbé par la grève, dénonce une situation "grave"

PARIS, 3 déc 2007 (AFP) Par Benoît FAUCHET

Le directeur de l'Opéra de Paris, Gerard Mortier, est sorti de sa réserve lundi pour s'alarmer de la situation "assez grave" de l'établissement, dont l'activité est perturbée par une grève minoritaire de techniciens contre la réforme du régime spécial de retraite de la maison.

M. Mortier, qui s'exprimait pour la première fois devant la presse depuis le début de ce conflit social en octobre, a confirmé que les pertes financières de l'Opéra s'élevaient déjà à environ 3,1 millions d'euros.

"On a renvoyé 47.267 personnes (spectateurs) à la maison, soit plus de 5% du nombre total de spectateurs sur la saison", a déploré l'intendant belge, qui a annulé depuis le 18 octobre 17 représentations et en a donné huit en versions de concert ou réduites.

Le directeur a cependant trouvé un motif de satisfaction en constatant une "énorme avancée" en fin de semaine dernière dans les négociations sur les mesures d'accompagnement de la réforme des retraites des 1.680 salariés permanents de la maison.

"Un protocole d'accord a été accepté par tous les syndicats", dont la CGT, FO et la CFDT, "sauf Sud et la très minoritaire FSU", a affirmé M. Mortier.

"Nous avons défini un calendrier de négociations. On va dans la très bonne direction", a-t-il ajouté.

Cet "accord de méthode" prévoit de maintenir les pensions de retraite à leur niveau actuel si les personnels travaillent un an et demi de plus qu'aujourd'hui et de les améliorer s'ils restent en activité au-delà.

En outre, la direction et les syndicats représentant "80% du personnel" sont tombés d'accord sur une augmentation de la prime de départ et des salaires à l'ouverture des droits, ainsi que sur l'intégration des primes de fin d'année dans le futur régime de retraite complémentaire de la maison.

Mais "la situation est quand même assez grave", a prévenu M. Mortier en rappelant que Sud, bien implanté chez les techniciens de plateau (machinistes, éclairagistes...) de l'Opéra Bastille, et la FSU avaient déposé un nouveau préavis de grève en vigueur depuis dimanche et jusqu'au 20 décembre inclus.

"Si la grève continuait jusqu'à fin décembre, les pertes pourraient monter à 8 millions d'euros", s'est alarmé le directeur.

Sud est "dans un schéma de déstabilisation de l'Opéra", a déploré pour sa part le directeur des ressources humaines, Dominique Legrand, qui évalue le taux moyen de grévistes à "5 à 6%" du personnel total. Le DRH a fait valoir qu'"on s'est approché certains jours très fortement de la grève tournante", interdite dans le service public et passible de licenciements pour faute grave.

M. Mortier a de son côté dénoncé les "intimidations" subies par certaines des "400 personnes" ayant signé une pétition appelant à la reprise du travail.

Si le fonds de roulement (excédent de ressources) de l'établissement était lourdement affecté par la grève, le directeur n'exclut pas de devoir annuler la création mondiale, programmée en 2009, d'un opéra du Suisse Hanspeter Kyburz.

En outre, M. Mortier envisage de fermer le plateau de Bastille en février 2009 pour six mois, anticipant ainsi des travaux qui coûteraient plus cher à la maison s'ils étaient retardés et s'ils étaient réalisés dans un théâtre en activité.

"Mais ce serait la solution la pire", a estimé M. Mortier, qui quittera Paris à l'été 2009 pour prendre la direction du New York City Opera.


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Vieux 04/12/2007, 21h17   #12 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Grève à l'Opéra de Paris: reprise du travail à Garnier, confusion à Bastille
PARIS, 4 déc 2007 (AFP)

La reprise du travail a été votée mardi après-midi au Palais Garnier alors que la situation demeurait "confuse" à Bastille, a-t-on appris mardi de source proche de l'Opéra de paris.

Lors d'une assemblée générale à Garnier, les techniciens présents ont voté à une très large majorité la reprise du travail, a-t-on précisé de même source.

A Bastille, où une assemblée générale a également eu lieu, la situation "est encore confuse quant à l'issue du conflit", a-t-on ajouté laissant entendre qu'aucune décision n'a été prise dans le sens d'une sortie du conflit ou d'une poursuite de la grève.

Le syndicat SUD-spectacle, bien implanté sur le plateau de Bastille (machinistes, éclairagistes...), est le seul syndicat avec son allié ultra minoritaire FSU à maintenir un préavis de grève jusqu'au 20 décembre.
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Vieux 12/12/2007, 14h21   #13 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Opéra de Paris: plus aucun gréviste mais "Tannhäuser" toujours réduit
PARIS, 10 déc 2007 (AFP)

La direction de l'Opéra de Paris a annoncé lundi qu'elle ne comptait "plus de gréviste" contre la réforme de son régime spécial de retraite, tout en précisant qu'elle maintiendrait "jusqu'à nouvel ordre" les représentations de "Tannhäuser" de Wagner sans décors.

"Il n'y a plus de gréviste, mais la FSU ayant maintenu son préavis, la direction de l'opéra préfère maintenir le dispositif scénique actuel", a déclaré à l'AFP le directeur des ressources humaines, Dominique Legrand.

"On doit tout faire pour rentrer nos recettes de décembre, on ne peut pas se permettre d'erreur", a ajouté le DRH de l'Opéra, qui a déjà perdu plus de 3,1 millions d'euros en raison d'annulations à répétition.

"C'est pourquoi on laisse aujourd'hui le dispositif tel quel, en espérant ramener la FSU à la raison afin de pouvoir retrouver le plus rapidement possible une situation totalement normale", a poursuivi M. Legrand.

Le Syndicat national des affaires culturelles FSU (Snac-FSU), ultra-minoritaire à l'Opéra, est la dernière organisation à maintenir un préavis de grève -- en vigueur jusqu'au 20 décembre inclus -- depuis la suspension du mouvement de Sud-spectacle la semaine dernière.

En conséquence, la direction a choisi de maintenir en permanence à l'Opéra Bastille le plancher de danse permettant les représentations à guichets fermés du ballet Casse-Noisette, qui se tiennent désormais normalement.

Le maintien du plancher rend du coup impossible le montage sur ce même plateau des décors de l'opéra "Tannhäuser" de Wagner, qui a donc été donné jeudi et dimanche dans un simple "arrangement scénique", avec costumes et lumières.

Le dispositif sera maintenu "jusqu'à nouvel ordre", précise le site internet de l'Opéra.

La grève des techniciens contre la réforme de la retraite des 1.680 salariés de l'Opéra a contraint l'établissement à annuler 17 représentations depuis le 18 octobre et à en présenter 11 dans des versions de concert ou réduites.


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Vieux 12/12/2007, 21h49   #14 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

C'est quand même fou d'avoir fait des représentations sans costumes, décors et lumière.
Ca me parait complètement aberrent... Ca devient de la démonstration de danse ou de chant, mais on ne peut pas appeller ça "spectacle".
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière...
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Vieux 12/12/2007, 22h01   #15 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Pas forcément... Moi j'avais vu un Simon Boccanegra (de Verdi) à l'Opéra de Paris deux fois ; une fois en période de grève, donc sans décor et sans costumes : juste trois chaises et les lumières.
Et je suis ensuite retournée le voir dans sa version complète. Et bien j'ai préféré la version sans rien! Mais c'est aussi parce que j'aime bien les choses épurées et parce que les chanteurs étaient exceptionnels.
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Vieux 12/12/2007, 22h06   #16 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Oui mais un spectacle c'est un tout.
Si un opéra a été monté avec la scéno et la lumière, ça fait partie intégrante de la mise en scène. On ne peut pas dire que les chanteurs tous seuls font le spectacle.
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Vieux 12/12/2007, 22h24   #17 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Ah mais là il y avait la lumière et quelques costumes, et les chanteurs s'en sortaient très bien ; c'est pas comme si les chanteurs étaient restés plantés comme des idiots sur le devant de la scène à ne rien faire...
Et je peux te dire que, comme je n'étais pas au courant qu'il y avait une grève, j'ai vraiment cru que c'était le spectacle à son état normal, et j'ai été très surprise d'apprendre à la fin qu'il manquait les décors et la moitié des costumes.
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Vieux 13/12/2007, 19h47   #18 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Ouais... c'était un peu particulier ton truc...

C'est juste que par principe je ne comprends pas qu'ils continuent à "vendre" leur "spectacle" alors qu'il en manque la moitié.
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière...
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Vieux 14/12/2007, 01h57   #19 (permalink)
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Re : Opéra de Paris: un régime très spécial au nom de l'excellence artistique

Ben c'est surtout pour éviter une trop grosse perte financière...
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