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Le Suisse Philippe Jordan nommé directeur musical de l'Opéra de Paris
Le chef d'orchestre suisse Philippe Jordan a été nommé directeur musical de l'Opéra national de Paris à compter de la saison 2009-2010, a annoncé l'établissement à l'AFP mercredi soir. Philippe Jordan, qui aura 33 ans le 18 octobre, veillera sur l'Orchestre de l'Opéra, fort de 174 musiciens. Sa nomination a été annoncée mercredi au conseil d'administration de l'établissement par le directeur délégué de l'Opéra, Nicolas Joel, qui prendra la tête de la maison à l'été 2009.
Dans un entretien accordé à l'AFP en septembre, M. Joel avait fait part de son intention de doter la formation d'un directeur musical amené à diriger chaque saison "deux nouvelles productions et si possible deux reprises". L'Opéra de Paris n'a plus de chef permanent depuis le départ en 2004 de l'Américain James Conlon après neuf ans de mandat. L'actuel directeur, le Belge Gerard Mortier, a préféré faire appel à des chefs invités, dont certains très réguliers comme le Français Sylvain Cambreling.
Fils du maestro Armin Jordan, décédé en 2006, Philippe Jordan est considéré comme l'un des chefs les plus doués de sa génération. Musicien précoce, il a étudié le piano et le violon et acquis une solide connaissance de la voix en chantant dans les rangs des Petits chanteurs de Zurich, sa ville natale. Ancien assistant de Daniel Barenboïm, il a déjà fait une importante carrière dans des théâtres de répertoire, notamment à Graz (Autriche) entre 2001 et 2004, et est actuellement principal chef invité du Staatsoper de Berlin. Il a fait des débuts remarqués en 2001-2002 au Festival de Glyndebourne ("Carmen" de Bizet), la saison suivante au Metropolitan Opera de New York ("La Chauve-Souris" de Johann Strauss) et à Covent Garden à Londres ("La Flûte enchantée" de Mozart), puis en 2004 au Festival de Salzbourg à la tête de l'Orchestre philharmonique de Vienne ("Cosi fan tutte" de Mozart). Il est notamment un fin connaisseur du répertoire germanique, comme il l'a montré fin 2006 à l'Opéra Bastille dans "Le Chevalier à la rose" de Richard Strauss, dont il est un habitué au Staatsoper de Vienne. Philippe Jordan a dirigé par ailleurs en concert les plus grands orchestres, tels le Philharmonique de Berlin et le Symphonique de Chicago.
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Et la mort est pour nous la dernière créance.
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