|
Francis Peduzzi quitte la présidence du Syndeac (scènes subventionnées)
Le directeur de la scène nationale de Calais, Francis Peduzzi, a renoncé à briguer à nouveau la présidence du Syndeac, qui représente de nombreux entrepreneurs du spectacle vivant subventionné, a-t-on appris mardi auprès de ce syndicat. Le Syndeac, fort de 257 membres --directeurs de centres dramatiques (CDN) et chorégraphiques nationaux (CCN), scènes nationales (SN), festivals, compagnies... -- a élu lors de cette AG un nouveau conseil national, au sein duquel le nouveau président sera élu lundi prochain. Parmi les 12 membres titulaires du nouveau conseil national figurent Jean-Paul Angot (SN de Chambéry), Grégoire Calliès (CDN d'Alsace), Eric de Dadelsen (Vire, Calvados), Dominique Delorme (Nuits de Fourvière, Lyon), Jean-Michel Grémillet (SN de Cavaillon), François Le Pillouër (TNB, Rennes), Maurice Lidou (Perpignan) et Marie-Agnès Sevestre (Francophonies en Limousin). Les autres membres sont les metteurs en scène Arnaud Meunier et Stanislas Nordey, le chorégraphe Loïc Touzé et le directeur de la scène nationale de Belfort Henri Taquet, récemment tancé par la ministre de la Culture Christine Albanel pour un édito sur Nicolas Sarkozy. Le Syndeac vient de traverser une crise attisée par une polémique autour d'un livre de Jean-Claude Wallach, "La culture, pour qui ?", plutôt critique envers les résultats des scènes publiques en matière de démocratisation culturelle. Sous la pression d'une pétition signée par plusieurs dizaines de membres du syndicat refusant "la théorie de la pseudo-faillite du théâtre et de la danse", M. Wallach, qui était délégué national du Syndeac, a démissionné de ses fonctions. Président du Syndeac depuis juillet 2006, M. Peduzzi a renoncé à se représenter, en constatant l'impossibilité de "recoudre ce qui s'était fracturé avant l'été". Convaincu que "la démocratisation culturelle a réussi dans la mesure de nos moyens", l'un des opposants à M. Peduzzi, François Le Pillouër, souhaite que le Syndeac soit animé par une "équipe jeune, plus radicale" face à "un gouvernement déterminé". "Je préférerais qu'un artiste soit élu président, mais si aucun de mes collègues ne le voulait, je prendrais mes responsabilités", a déclaré à l'AFP ce directeur de théâtre.
__________________
Et la mort est pour nous la dernière créance.
|