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C'est qui l'chef???
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Faut-il encore financer le théâtre public?
Article paru dans le Figaro du 14 décembre 2007
Le torchon brûle entre le monde du spectacle vivant et le gouvernement. Ce dernier ne veut plus subventionner à perte des oeuvres jouées devant des salles vides. Notre enquête et, en exclusivité, le palmarès des pièces à succès du moment. Un vent de fronde souffle dans les coulisses des théâtres publics. L’heure serait aux restrictions budgétaires. Les professionnels des scènes subventionnées en sont convaincus : 2008 sera une année de vaches maigres pour le spectacle vivant! La preuve, disent-ils : les budgets alloués à la démocratisation culturelle et à la création sont en baisse (respectivement de 17,9% et de 0,6%) dans le projet de budget 2008. Et le ministère parle déjà d’une «réserve de précaution» de 6% qui serait appliquée sur ses crédits l’an prochain. En clair: l’argent ne sera débloqué que si la situation budgétaire le permet. «C’est Bercy qui s’installe Rue de Valois», s’emporte François Le Pillouër, directeur du Théâtre national de Bretagne et président du Syndeac, principale organisation représentative des entreprises subventionnées du spectacle vivant. «On veut nous imposer une logique comptable qui n’a rien à voir avec la vocation première de nos établissements», regrette pour sa part le très emblématique Didier Bezace, à la tête du Théâtre de la Commune, à Aubervilliers. «On m’a annoncé il y a une quinzaine de jours que mes crédits seraient en diminution de 4 % en 2008, témoigne-t-il. Et je ne suis pas un cas isolé. D’après ce que j’entends ici et là, les restrictions frappant les Centres dramatiques nationaux (CDN) iront l’an prochain de 3% à 6% selon les établissements. On va à la catastrophe sur le plan artistique!» En fait, voilà plusieurs semaines que le torchon brûle entre les pouvoirs publics et les professionnels du théâtre subventionné, qui promettent désormais de passer à des actions plus déterminées (des grèves ?) si leurs inquiétudes, mais aussi leur proposition de convoquer un «Grenelle de la culture» avant juin, ne trouvaient pas davantage d’écho auprès du gouvernement. «Pour l’heure, nous n’avons reçu aucune réponse», s’énerve François Le Pillouër. Même si personne ne l’avoue clairement, le point de départ de cette brouille serait la lettre de cadrage adressée cet été par le chef de l’Etat à Christine Albanel. Le Président demandait notamment au ministre de la Culture «d’exiger de chaque structure subventionnée qu’elle rende des comptes de son action et de la popularité de ses interventions». La ministre était par ailleurs invitée à leur fixer des obligations de résultats. Un crime de lèsemajesté ? «Pendant des années, les crédits accordés au spectacle vivant ont fortement augmenté, explique-t-on dans l’entourage de Christine Albanel. De 2000 à 2007, ils ont progressé de 40%. On a bâti un réseau qui fonctionne, qui a permis à la création de s’exprimer et que le monde entier nous envie. En période de croissance, la rationalisation s’impose certes un peu moins comme une priorité. Mais aujourd’hui, la situation est différente. Nous devons nous interroger sur les façons de faire fonctionner le système existant avec des moyens qui ne sont plus en progression.» Rationalisation, objectifs, résultats... Le discours a du mal à passer dans un univers habitué à privilégier la dimension artistique avant toute autre forme de contingence, notamment financière. «Je suis franchement inquiet, confie Henri Taquet, directeur du théâtre Le Granit, à Belfort. Je ne vois pas du tout comment on peut envisager de traduire la notion de projet artistique en objectif quantifié. Si c’est pour aller vers une culture de l’Audimat, ce n’est pas la peine ! Ce serait totalement antinomique avec la mission qui nous est attribuée.» Mais quelle est-elle au juste, cette mission ? Trop élitiste, le théâtre subventionné n’irait pas assez à la rencontre des publics, disent ses détracteurs. La démocratisation culturelle, pierre angulaire de son action, serait un échec. En caricaturant, les divas qui dirigent les établissements subventionnés n’en feraient qu’à leur tête, agissant comme de véritables potentats dans certaines régions, privilégiant trop souvent les choix de programmation les plus valorisants pour eux, au mépris des désirs du public. Quant à l’idée que le théâtre public aurait le monopole de la seule et vraie culture, les théâtres privés se contentant de proposer du bas de gamme pour remplir leurs salles, elle est largement battue en brèche dans les faits. «Le théâtre privé ne rime plus avec le théâtre de boulevard, estime Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Certains, comme Myriam Feune de Colombi au Théâtre Montparnasse, et bien d’autres encore, démontrent que l’on peut parfaitement concilier la qualité et l’ambition de plaire au public.» Jean-Claude Camus, propriétaire du Théâtre (privé) de la Porte-Saint-Martin (et par ailleurs producteur des spectacles de Johnny Halliday), se flatte ainsi d’avoir fait un tabac lors de la saison 2006-2007, avec L’Avare (70 000 spectateurs, taux de remplissage : 78%). Et il s’apprête à mettre à l’affiche Le Cardinal d’Espagne, de Montherlant. Un pari difficile. Quand on joue avec son argent, on fait ce qu’il faut pour que cela marche ! », lance Jean-Claude Camus. Et si les vrais risques, à la fois financiers et artistiques, étaient pris par le théatre privé ? «Nos missions n’ont absolument rien à voir, rectifie Alain Herzog, administrateur du Théâtre de la Colline. Contrairement aux théâtres privés, les établissements publics comme le nôtre n’ont pas pour mission de satisfaire une demande mais de surprendre, d’étonner, de proposer une offre nouvelle. Si nous recevons des subventions, c’est précisément parce que nous fabriquons des “produits” qui ne correspondent pas au marché. Il serait certes plus facile – et rentable – de programmer chaque année deux pièces de Feydeau, trois de Brecht et deux à trois one-man-show, mais ce n’est pas ce que l’on demande à un théâtre comme le nôtre. Alain Françon, qui dirige le Théâtre de la Colline avec talent, n’a pas été choisi pour ses qualités de gestionnaire mais parce que c’est un artiste, ajoute-t-il. La collectivité lui demande d’exprimer, avec les moyens qu’elle lui donne, sa vision du monde.» Un luxe inouï. Mais c’est aussi une grande responsabilité, comme chaque fois qu’il s’agit d’argent public. LES TOPS ET LES FLOPS DU MOMENT Selon le palmarès hebdomadaire des théâtres privés établi par la SACD, c’est Fabrice Luchini qui affiche le plus fort taux de remplissage avec son spectacle « Le Point sur Robert », juste devant « Mon père avait raison » de Sacha Guitry, avec Alexandre et Claude Brasseur. Tandis que « Prédateurs », de Pierre-Olivier Scotto, et « La Femme rompue », de Simone de Beauvoir, avec Evelyne Bouix, peinent à attirer le public. Le point du sur Robert (nombre de spectateurs : 2366; taux de remplissage : 98,83%) Mon père avait raison (nombre de spectateurs :4900; taux de remplissage : 98,03%) Potiche (nombre de spectateurs : 2795; taux de remplissage : 92,18%) Fugueuses (nombre de spectateurs : 4980; taux de remplissage : 89,43%) Les belles-soeurs (nombre de spectateurs : 2794; taux de remplissage : 80,14%) Anne a 20 ans (nombre de spectateurs : 3091; taux de remplissage : 79,99%) Le dîner de cons (nombre de spectateurs : 5039; taux de remplissage : 79,98%) Chat et souris (nombre de spectateurs : 3908; taux de remplissage : 79,65%) Le Professionnel (nombre de spectateurs : 87; taux de remplissage : 4,14%) Le Molière imaginaire (nombre de spectateurs : 29; taux de remplissage : 3,79%) La femme rompue (nombre de spectateurs : 17; taux de remplissage : 3,01%) Prédateurs (nombre de spectateurs : 43; taux de remplissage : 2,45%)
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie |
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#3 (permalink) | |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
Localisation: Angers & Paris, pas très loin de la Belgique.
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Citation:
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie |
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#5 (permalink) |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
Localisation: Angers & Paris, pas très loin de la Belgique.
Messages: 679
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Pourquoi financer certains théâtres si les modèles à suivre les théâtres privés qui font de l'argent ?
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie |
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#6 (permalink) |
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 512
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Je comprends bien le raisonnement de Sylvain ; c'est presque un raisonnement par l'absurde, et c'est bien celui qu'essaie de suivre la droite au gouvernement pour nous faire passer la pilule de la baisse de budget de la culture...
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Chaque soir l'acteur vient nous redonner sa vie, qui est une maladie propre à la chair. Valère Novarina |
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Adhérent
Date d'inscription: août 2007
Localisation: Paris
Messages: 332
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Il y a en frontispice de cet article de Ghislain de Montalembert dans le Figaro une photo de la pièce de Rodrigo Garcia au Rond Point qualifiée de pitrerie subventionnée... On dirait du Julliard (voir le topic: les asssassins du théatre) Cela pose le débat de manière plus engagée que le reste de l'article plutôt bien équilibré entre les points de vue.
Le titre lui même est insensé: "Faut il encore financer le théatre public?" A votre avis? Par définition un théatre public non financé par des subventions ne serait plus public, et d'ailleurs n'existerait plus du tout. Et le théatre dans son ensemble aurait du mal à s'en remettre. C'est tellement une évidence (Loi de Baumol, précédents au U.S.A., etc...) que ce n'est pas trop la peine de developper ici. Bref on sent le chef de rubrique qui a récrit les titres derrière le journaliste... Cela posé il faut quand même rappeller qu'il y a un serieux problème de finances publiques dans ce pays. Ce n'est pas que les caisses soient vides, c'est plutôt que l'Etat est endetté pour plusieurs décennies. Consacre de plus en plus des impots à financer les intérêts de la dette. Et il y a quelques sujets un peu flippants devant nous: developpement durable, solidarité, retraites, recherche,coopération, etc..., qui vont consommer de plus en plus de ressources, sans parler des missions régaliennes (justices, éducation, santé,etc...) qui ne sont pas assurées décemment, allez aux urgences ou au tribunal, on en reparlera. On est beaucoup plus confortablement installé à la MC93 de Bobigny qu'au tribunal de Prud'hommes de Bobigny. Je ne dis evidemment pas par là que l'argent coule à flots dans le monde culturel, c'est l'inverse pour la grande majorité des artistes, de tout temps prolétarisés (Cf Barthes), je dis simplement que des choix peuvent,doivent être faits. Nos directeurs de théatres subventionnés, si ouverts sur le social et la citoyenneté, devraient quand même avoir une toute petite idée de cette situation. Donc au nom de quoi, dans cette situation générale, le budget culturel serait il sanctuarisé ? Il faudrait quand même que le sujet ne soit pas tabou... C'est là que le Syndeac aurait peut être une parole à prendre, au lieu de rester dans une relation style syndicat/patronat face au ministère. S'il faut reflechir aux moyens de mieux utiliser l'argent public, ce n'est pas dans l'inepte lettre de Sarkosy à Albanel (reproduite alors sur le forum) qu'on trouvera le début d'une réponse. Démocratisation culturelle ? Un voeu pieu. Répondre aux attentes du public? Celà ne veut rien dire. L'offre crée la demande pour grande partie. Et à contrario on peut remarquer que le machin de Rodrigo Garcia faisait salle comble, avec des procédés en dernière analyses plus racoleurs que ceux utilisé dans beaucoup de spectacles de théatres privés. Rodrigo Garcia indirectement financé par la TVA sur la baguette de pain de l'ouvrier, si je peux me permettre cette image un peu démago. La fréquentation n'est pas un critère trés valable, vous êtes tous d'accord là dessus je suppose. Quant à juger sur des critères esthétiques, c'est se rapporter à des critères esthétiques dominants: le propre des créations les plus remarquables est sans doute d'avoir besoin de temps pour se faire reconnaitre dans toutes leurs dimensions, celà pose la mesure du poblême. Je rêve donc que les acteurs du marché (!) culturel comme le Syndeac se risquent à des propositions, remettent en question leurs choix et leurs méthodes et déja commencent par communiquer sur ces sujets, au lieu de se replier sur leurs prés carrés, et pour certains leurs baronnies, et de tenir des discours outragés quant aux logiques comptables. Bon je vais casser ma tirelire (les caisses sont vides...) et aller voir Puzzle de Woody Allen au Palais Royal dans l'autre monde, celui du privé, cela va me changer les idées! |
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#8 (permalink) | |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
Localisation: Angers & Paris, pas très loin de la Belgique.
Messages: 679
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Citation:
(Je ne me mets pas du tout en opposition à ton message, Guy, qui est tout à fait pertinent, je tente simplement une argumentation possible pour justifier ces subventions) J'écoutais justement il y a quelques heures sur France Inter une émission où il était question de la dette de la France, sujet qui me fait déprimer à chaque fois au point que je préfère (et je sais que ce n'est pas très intelligent) l'éviter. Mais d'un autre côté... Au XVIIIème siècle aussi on était sérieusement endetté, ça n'empêchait pas le gouvernement de financer l'opéra ainsi que les théâtres royaux. Peut-être parce que la population tenait à ses théâtres, que les salles étaient souvent pleines à craquer, que même des gens sans le sou parvenait à ruser pour y entrer, que l'excellence culturelle d'un pays comptait davantage qu'aujourd'hui dans sa fierté... Le travail à faire est sur le public, sur les mentalités, pas sur la qualité des spectacles, je pense. Et la volonté de rabaisser le théâtre vient aussi, à mon avis, davantage de son image cradochée que de ses véritables conséquences sur l'économie - un peu comme les fonctionnaires, sans doutes. L'armée n'a pas une image aussi laide, du coup on en parle jamais... Pourtant, où est la rentabilité ?
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie |
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#9 (permalink) |
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Date d'inscription: décembre 2007
Messages: 9
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Humm ce qui m'embête dans ce titre c'est le mot "financer". On ne parle donc plus de "subventions" ? Les choses changent... J'ai l'impression qu'on quitte le navire et c'est bien dommage
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Adhérent
Date d'inscription: août 2007
Localisation: Paris
Messages: 332
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Citation:
Cradochée ?!? traduction , Syvain ?Sinon je ne remets evidemment pas en cause le principe des subventions, je m'interroge sur les mécanismes d'attribution, et sur l'obligarion de reduire des budgets à la hausse. |
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#12 (permalink) |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
Localisation: Angers & Paris, pas très loin de la Belgique.
Messages: 679
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Re : Faut-il encore financer le théâtre public?
Cradochée... Crade, sale... Du moins, le gouvernement tente de la salir (voire la lettre de cette été).
«*Financer*» c'est un peu péjoratif, ça rappelle le «*financement des retraites*» et autres trucs contraignants... «*Subventionner*» c'est déjà plus engageant, volontaire... Je ne me suis pas penché sur la distinction réelle. Après recherche : -Dans financer, il y a une idée de nécessité. On doit financer. -Dans subventionner, c'est plutôt l'idée de faire un don, il n'y a plus cette idée de nécessité. On peut subventionner.
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