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Vieux 28/09/2007, 18h48   #1 (permalink)
C'est qui l'chef???
 
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Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Le metteur en scène Claude Régy poursuit sa quête exigeante voire déconcertante d'auteurs avec "Homme sans but" du Norvégien Arne Lygre, créé en France jeudi soir et donné à l'Odéon-ateliers Berthier jusqu'au 10 novembre dans le cadre du Festival d'automne à Paris. Depuis la première française de "Dona Rosita" de Garcia Lorca il y a 55 ans --sa première mise en scène--, Claude Régy a multiplié les découvertes, diffusant les dramaturgies contemporaines de Harold Pinter, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Edward Bond, Peter Handke ou Sarah Kane. A 84 ans, il présente au public français Arne Lygre, 39 ans, auteur d'un recueil de nouvelles, qui lui a valu le Prix Brage --le Goncourt norvégien-- en 2004, et d'un roman. Le jeune homme est aussi dramaturge, et "Homme sans but" est sa quatrième et dernière pièce en date. Elle conte le sort d'un homme qui veut construire à l'embouchure d'un fjord une ville idéale, avec en son centre un hôpital --car cet anti-héros va mourir. Il s'appelle Peter et est le seul dont on connaît le prénom. A ses côtés se succèdent "Frère", "Assistant", "Femme" ou "Fille": on ne sait d'ailleurs si ces liens de parenté sont vraiment réels, la seule certitude résidant dans le fait que leurs rapports à Peter sont régis par l'argent. Arne Lygre traduit cette humanité vaine, sans finalité, minée par une logique de destruction mutuelle par une langue --adaptée en français par Terje Sinding-- sèche, fragmentée, ironique et rude dans la forme comme dans le fond. Claude Régy souligne le malaise qui s'en dégage en composant un plateau abstrait, nimbé des lumières superbes mais polaires de Joël Hourbeigt, et en imposant à ses comédiens une lenteur pesante et artificielle dans l'élocution, qui peut dérouter à la longue (2H30 sans entracte). Dans ce spectacle fuyant ostensiblement l'art de la représentation et ses conventions, Bulle Ogier force l'admiration en trouvant la voie d'une expression fluide et naturelle, ce qui relève du tour de force. Le spectacle sera joué en tournée en novembre à la Comédie de Genève (Théâtre du Loup, 16-25), en décembre à Anvers (De Singel, 6- et au Théâtre national populaire de Villeurbanne (14-19), puis en février à Montréal (Usine C, 6-16).
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Et la mort est pour nous la dernière créance.
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Vieux 29/09/2007, 20h21   #2 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Je comptais justement ouvrir une discussion sur le cas Claude Régy dont je n'arrive absolument pas à apprécier le travail. Une rencontre avec lui m'a en outre fait détester le bonhomme, ce qui ne me pousse pas à retourner voir quelque chose de lui une troisième fois...

Est-ce que quelqu'un qui l'aime bien ici peut essayer de me convaincre?
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Vieux 12/10/2007, 20h02   #3 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Pour appréhender le long, lent, et patient travail d'un véritable Artiste de théâtre tel que CLaude Régy, il faut savoir se défaire de ce qu'on connaissait ou croyait connaître avant du Théâtre. Ses spectacles se débarrassent de tout spectaculaire car sa croyance en un long travail de maturation du seul texte (dont il épie la moindre sonorité, sensation), accompagné par une présence, pour les acteurs, qui fait imploser tout naturalisme (le réalisme n'est pas intéressant, lorsque on a une démarche artistique: copier ce qu'on croit être la réalité est réducteur: c'est une démarche fainéante, superficielle) est au coeur de sa démarche. Et l'on est très sensible, au sens physique, émotionnel ou non par cette lenteur, ces ralentis qui "déréalisent" ce qu'on nous donne à voir. Personnellement, j'ai croisé cette alchimie inouïe entre acteurs et spectateurs (certains, en masse, sortaient, ne supportant pas de devoir rester concentrés, ne supportant d'accepter ce ralentissement et ces silences qui donnent du "poids" aux mots) il y a 23 ans: je suis retourné voir la pièce mise en scène par Régy 4 soirs de suite, tant j'étais "soulevé", bouleversé, ému au plus juste.
L'homme, rigoureux, un vrai chercheur, est de plus une personnalité extrêmement attachante, d'une humanité comme peu de gens dans cette profession sont capables d'en recéler, d'un humour décapant et très communicatif. Je regrette pour vous, que votre rencontre ne vous ait permis d'en approcher davantage. Ce n'est nullement quelqu'un de déplaisant. C'est un homme qui aime profondément les gens mais quelqu'un qui ne fait en effet aucune concession. Dans ce monde actuel où l'on nous oblige et nous abrutit de conventions (sociales, esthétiques...), cet homme est un véritable trésor. Sans lui, beaucoup de jeunes filles ou jeunes gens n'auraient pu être sauvés parce qu'ils ont pressenti que lui ne mentait pas, nous obligeant à nous dépasser, sans cesse.
Cela fait 23 ans que, suite à une longue lettre que je lui avais envoyée (14 pages) alors que finissais mes études de théâtre à St-Etienne, cet homme reste toujours disponible, pour discuter, échanger. Il avait même fait le déplacement pour que l'on se rencontre et qu'il me voit jouer. Son avis fut assez implacable et le plus sincère, le plus juste qu'il m'ait été donné d'entendre. Sans lui, sans doute que mon dégoût récurrent pour la fausseté du monde théâtral de plus en plus manifeste m'aurait fait renoncer à poursuivre. En toutes choses, circonstances, ses avis sont à la fois encourageants, instructifs. Lisez ses livres: dans un style très épuré, il raconte parfaitement bien quel fut le sens de sa recherche.
Je ne saurais que vous conseiller de retourner voir peut-être "Homme sans but". Chaque représentation, grâce à lui, est unique.
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Vieux 13/10/2007, 18h37   #4 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Bonjour Denys,

Et merci pour votre réponse. Je suis justement en train d'écouter une émission sur France Inter où Claude Régy est invité et essaie de me plonger dans son univers...

En fait, pour vous raconter mon expérience de Claude Régy, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler en cours lorsque j'étais en fac de théâtre avec une prof qui était allée jusqu'à se rendre une douzaine de fois au même spectacle de Claude Régy!
C'est à cette occasion que je l'avais rencontré, et c'est vrai que je l'avais trouvé un peu désagréable, réagissant très vivement si on lui posait des questions un peu rebrousse-poil...

En fait, tout ce que vous expliquez, je l'entends bien et ai eu l'occasion de me le dire lors des deux représentations que j'ai vues.
Je reconnais le travail, le caractère inédit de la démarche et des atmosphères créées...
Mais en fait, ce qui me dérange profondément, c'est que j'ai l'impression que ses spectacles se ressemblent et qu'il colle la même recette à chacun d'entre eux (encore une fois, juste pour les deux que j'ai vu).

Dans Melancholia Theatre et Comme un chant de David, il m'a semblé que la diction était la même d'une représentation à l'autre, comme si on appliquait exactement la même mise en scène à deux textes différents...
Oui, c'est vraiment cela qui m'ennuie, je trouve que sous couvert de mettre le texte en valeur, Régy l'aplatit considérablement.
Alors certes, il veut faire travailler le spectateur, mais je trouve qu'il le fait travailler de manière limitée : ok, me concentrer sur un texte débité avec lenteur pendant deux heures, je sais faire. Mais je n'en retire rien...

Entendons-nous bien, je ne suis pas énervée par les cérémonies de Claude Régy (j'emploie ce mot sans critique, car je trouve qu'il y a du rituel dans ses spectacles), mais je n'ai pas l'impression d'en ressortir grandie ni chamboulée ni rien.
Pour Un Chant de David, je n'ai rien ressenti à part beaucoup de fascination pour les cinq minutes qui précédaient le spectacle quand, alors que les lumières étaient éteintes, les spectateurs chuchotaient. La disposition de la salle en quadri-frontal rendait les chuchotements complètement irréels et je me suis sentie transportée ailleurs. Mais après, j'étais bien clouée sur ma chaise à me concentrer pour écouter un texte qui me passait un peu au-dessus.

Mon expérience de Melancholia Theatre est différente : j'avais 15 ans, je ne savais pas ce que j'allais voir et, si j'avais beaucoup aimé les 30 premières minutes, j'avais fini par faire une sorte de crise d'angoisse, ou de claustrophobie, je ne sais pas.
En gros j'avais eu l'impression que j'allais mourir dans cette salle et que je n'en sortirai jamais!...

Très étonnante cette sensation, je n'ai jamais été aussi soulagée en quittant une salle de spectacle. Rien que pour cela, je me dis que oui, Claude Régy a quelque chose de spécial, mais j'ai tellement l'impression de passer à côté... Je connais bien la démarche, j'aime bien le travail, mais ça ne me touche absolument pas...
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Vieux 14/10/2007, 05h05   #5 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Chère Vanielle,

Merci pour votre réponse très sincère (je le sens) et bien argumentée. Sachez d'abord que je ne souhaite faire aucun prosélytisme abusif pour vous convaincre du bien-fondé de cette démarche artistique propre à Claude Régy et unique, inimitable, et ce, dans le monde entier. Moi-même, tellement fasciné (trop?) par ce courage unique d'oser proposer une façon si différente, mais loyale, d'aborder la scène théâtrale, pour en accuser exagérément la spécificité (des gens, face à d'autres gens, dans l'ici et maintenant du processus de la représentation) j'ai décidé d'arrêter de mettre en scène parce que je le copiais grossièrement. Et qu'une copie ne vaudra jamais l'original. Ce fut une grande souffrance que de renoncer mais une libération aussi que devoir ainsi reconnaître qu'il n'y avait pas lieu de copier. Alors j'ai préféré être un critique, un spectateur un peu plus avisé que d'autres sans doute pour savoir et argumenter, justifier ce en quoi une démarche authentique dans l'exercice de cet art si délicat qu'est le théâtre (fragile, aussi) avait lieu de s'établir comme l'étalon possible au regard des faux spectacles bavards et inintéréssants dont on nous abreuve. Il y aurait tant à répondre sur ce que vous exprimez! je vais essayer de ne pas être trop prolixe. Mais: ce que je trouve incroyable c'est que vous puissiez dire que vous n'êtes absolument pas touchée par ses spectacles. Mais, dans le même texte, vous avouez -et c'est très bien- que ses spectacles vont ont donné l'impression claustrophobique que vous alliez mourir! comment pouvez-vous ressentir cela et le dire si honnêtement tout en prétendant que vous n'avez pas été bouleversée??? l'émotion ce n'est certainement pas juste être au bord des larmes et se rassurer dans ce bien-être de se sentir vivant parce qu'on a touché d'un peu près à ce qui chavire! d'ailleurs, son dernier livre s'intitule "au-delà des larmes"! et ce que vous dites, de cette impression de passer de l'autre côté de la vie, de franchir une limite, une frontière, d'au-delà de la vie, est une expérience que lui seul est capable de nous faire toucher. Atteignant enfin cette rive de l'entre-deux, le vivant, alors ne peut avoir que plus de poids! non? ce mensonge qui consiste, dans toutes nos appréhensions de n'importe quel domaine (affectif, politique, sensible, esthétique) à nous répéter qu'il nous faut être absolument vivant, (et dieu sait si les gens qui affichent toujours cette propension pour eux inégalable à se montrer super-vivant, (joyeux, insouciants, positifs, berk), Claude le combat de toutes ses forces; et c'est en cela qu'il nous fait un cadeau inouï et de haute-volée: il nous prévient sans cesse que notre destinée sera de disparaître, et que nous y préparer est une chose capitale, essentielle; non pas par morbidité, mais pour nous rappeler notre statut de vivant qui devrait s'apprêter à chaque instant à affronter la mort. Mais comme tout est fait pour que nous fuyons cette idée, que nous ne soupçonnions pas cette donnée (et elle n'est pas terrible: elle est juste constitutive de notre état d'être au monde) nous demeurons incultes, tous, à savoir aussi nous constituer ainsi. Mais il n'est pas sectaire: il ne veut absolument pas nous plonger dans les ténèbres soi disant mortifères: lui-même, à 84 ans, ne peut que, de décennie en décennie, s'étonner d'être encore au monde alors qu'il a approché tant de textes qui paraissaient être tournés vers les ténèbres. Mais que le monde, sans la sensibilité à la pénombre, dont on nous défend à chaque fois d'être poreux, est constitué à la fois de lumière et d'ombre.
Vous dites très bien avoir été happée par cette sensation effrayante de devoir passer de l'autre côté, en voyant les spectacles de CLaude. Savez-vous que la plupart des spectateurs éprouvent bel et bien, à l'unanimité cette sensation? C'est bien la preuve qu'il sait toucher là où il faut nous toucher. Et non pas être un fumiste, un type qui se prétend artiste et qui nous amuserait, nous distrairait avec deux-trois bêtises faciles? C'est en cela que j'estime depuis 23 ans, qu'il est le seul artiste réel dans le monde théâtral. Il met la barre très haut, pour lui, pour son équipe, pour le spectateur: il ne distrait pas, il essaie, chaque fois, que l'art retrouve cette fonction: apporter une révélation, pas juste conférer chacun dans ce que le reste des loisirs ou des médias s'efforcent à tout crin de nous épingler: la distraction.
Je peux comprendre que "Comme un chant de David" vous ait paru inatteignable. J'avoue moi même que ce n'est pas le "spectacle" de Claude qui m'a le plus atteint. J'ai ressenti cette angoisse. Je n'ai pas très bien saisi le texte, maisj'ai appréhendé la séance comme étant une tentative incroyable, pour l'actrice comme pour CLaude et comme pour les autres spectateurs, d'élargir notre vision, notre connaissance.
2e point: ce que vous dites à propos de l'apparente monotonie du texte, n'est pas un "effet": l'apparente neutralité en laquelle les comédiens profèrent ce qu'ils énoncent n'est absolument pas voulue comme un effet de style: elle est conçue pour permettre au spectateur de recevoir le texte, dit de façon cependant très atone mais énergique, afin qu'aucun jugement préalable, par l'interprète, décide de l'imaginaire que chaque spectateur est en droit de s'abandonner, de construire. Pour Claude, le spectacle se fait aussi bien par l'acteur, lui, l'éclairagiste, le scénographe mais aussi et surtout par l'auditeur, le spectateur: il invite donc chacun à créer son monde, à partir d'un texte, d'un espace qu'ils ont tous ensemble construits et afin que tout spectateur ait sa part libre d'entendre et de voir: n'est-ce pas l'attitude la plus généreuse et la plus confiante qu'un artiste soit capable d'offrir? C'est en cela que j'estime que le travail de Claude s'affirme toujours comme un acte d'amour, des immenses brèches pour aller vers, et non pas sûbir passivement l'arrogance d'un spectacle où tout est tellement bouché, prévu, conçu, que le spectateur n'a plus qu'à "consommer" un produit qui se prétend de façon vaniteuse et arrogante comme fini.
enfin, 3e point: vous prétendez que ce qui vous gêne aussi, c'est que chaque spectacle de CLaude ressemble à un autre. Je crois sincèrement que vous vous trompez, même si cette façon de célébrer, par les rituels organiques et que je décris plus haut, donne cette impression de lire une partition scénique (j'emploie "scénique" au sens large) toujours à peu près semblable. Or, je ne crois pas légitime de lui intenter ce procès. Pour chaque texte, Claude recrée tout; il va jusqu'à suivre chaque ligne d'un texte dans sa traduction, avec ceux qui sont chargés de signer l'adaptation. Il continue de diriger les acteurs, à distance et invisible de ceux ci et des spectateurs, à chaque représentation: qui d'autre est capable d'agir ainsi, non pas pour frimer, non pas pour faire l'intéressant, mais bien au contraire pour toujours réaffirmer que l'assemblée théâtrale est une chose où le présent, l'équipe, réunie au complet, ne peut s'exécuter que dans la prise en compte de tous les éléments qui la constituent?
Et vous viendrez-vous à l'esprit de reprocher à un peintre tel que Pierre Soulages, de refaire toujours la même toile? A Vivaldi d'avoir l'air de donner toujours le même chant sacré à entendre? A Véronique Sanson, Françoise Hardy, à Alain Baschung de faire à peu près tout le temps la même chanson? je fais exprès de prendre des exemples très divers pour vous montrer que votre argument du "c'est toujours pareil" (je résume) ne peut pas tenir.

Enfin, parce qu'il faut bien que je termine ce message, à défaut de converser avec vous en direct, lisez "Au-delà des larmes" que CLaude a publié en mai dernier; il y consigne le fait que, dans son existence, la perte d'un être très cher, dont il ne s'est pas remis, sans doute, a déterminé, pour se sauver de cette épreuve, la prise en compte de l'épreuve de la Mort comme constitutive d'une prise en compte des forces vives qui ramènent l'existence à sa chétivité: qu'encore une fois nous, organes vivants, oublions qu'à tout moment le bonheur de vivre, d'aimer, peut, à tout instant basculé. Il a mis 55 ans à tenter de comprendre, pour lui, puis pour nous, que nous ne pouvions décemment continuer à prétendre vivre en oubliant cela.
Et, rien que pour cette honnêteté, cette foi, cette humilité, pour aussi l'humour comme je vous le disais dans mon message précédent, dont il est si capable de témoigner, et qui en fait un être absolument unique, généreux, il ne me viendrait pas une seconde à l'esprit que ce metteur en scène ne soit considéré plus qu'il ne l'est. Même si, encore une fois, il est reconnu. Son parcours est exemplaire:cet adjectif reste pauvre pour décrire ce que fut ce long et incroyable chemin.

Bien à vous,

Denys.
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Vieux 14/10/2007, 11h49   #6 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Et bien merci beaucoup pour votre réponse Denys!

C'est agréable de converser avec vous car vous n'êtes agressif à aucun moment, et pourtant je crois que c'est très dur d'entendre critiquer ceux qu'on admire...

En tout cas vous êtes presque en train de me convaincre, c'est la première fois, pourtant j'en ai discuté de Claude Régy.... Je vais donc aller voir son prochain spectacle et vous dirai ce que j'en ai pensé.

Il y a beaucoup de choses à répondre à votre post, en particulier sur l'émotion que j'ai ressentie lors de ces spectacles (en fait j'aurais dû dissocier les deux dès le début, cela n'avait aucun sens d'en parler comme d'un bloc) ainsi que sur la question du "toujours pareil" pour laquelle je ne suis pas d'accord avec vous car ce que j'attends d'un artiste, c'est aussi qu'il se renouvelle. Je me suis ainsi parfois détournée d'artistes que j'aimais bien par lassitude : c'est le cas d'Olivier Py dont j'aimerais bien qu'il change son style par exemple...

Je n'ai pas le temps ce midi de répondre davantage mais promis, je reviens vous parler dans les prochains jours.

J'aurais bien aimé savoir ce que d'autres pensent de Claude Régy, personne ici ne connaît son travail à part Denys et moi?
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Vieux 14/10/2007, 21h09   #7 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Citation:
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J'aurais bien aimé savoir ce que d'autres pensent de Claude Régy, personne ici ne connaît son travail à part Denys et moi?
Non. Je vais voir "Homme sans but" mi-décembre. Je pourrai déjà avoir une première idée de son travail... (mais peut-être pas assez pour pouvoir en débattre avec vous)
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Vieux 19/10/2007, 19h52   #8 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Vanille,

Désolé, je ne vous comprends pas sur votre argument du "changement de style" que vous voudriez imposer tel un diktat à un artiste! demandez donc à Ariane MNOUCHKINE de créer un vaudeville de Feydeau, à Francis Perrin de mettre en scène un texte de Duras! c'est absurde, vraiment, cela ne tient pas! car encore une fois, Claude REGY a eu un long parcours, et, de pièce en pièce, il a affiné son art; ses premiers spectacles (ou considérés comme tels: La Chevauchée sur le lac de Constance, avec une distribution de stars: Depardieu, Jeanne Moreau, Samy Frey, Delphine Seyrig) n'avaient rien à voir avec les spectacles d'aujourd'hui. Mais c'est d'avoir creusé, patiemment chaque partition, entendu la "voix" de chaque dramaturge,qui l'a mené là où il est; et bien que grandioses, ces prestigieux inteprètes ont laissé la place à des acteurs différents, tout aussi aguerris mais qui n'ont plus grand chose à voir avec ceux-ci. Et les décors, les rythmes, les costumes, non plus. Vous paraissez vouloir "consommer" du théâtre comme on le fait d'une oeuvre "culturelle" comme ces chanteurs qui enregistrent disque sur disque et ne laissent pas reposer la matière et l'esprit. Aimer l'art, aimer un artiste, l'encourager, ce n'est certainement pas cela! on veut que tout aille vite, que les artistes nous donnent sans cesse des preuves de leur légitimité de ce statut d'artiste en les mettant au défi de savoir passer d'un texte sérieux, philosophique, poétique, à n'importe quelle galéjade; ainsi font ceux qui n'ont pas une vraie ligne artistique et prétendent tout pouvoir faire. Personnellement, je m'en méfie! alors, Nathalie Desay devrait aussi chanter du Marie-Paule Belle, le mime Marceau aurait dû faire des spectacles à la Raymond Devos, et Boulez aurait dû écrire des comédies musicales? ce n'est pas bien sérieux!
UNE OEUVRE SE CONSTITUE DANS LE TEMPS; NE SOYEZ DONC PAS SI HÂTIVE EN JUGEANT UN PEU A L'EMPORTE PIECE PARCE QUE VOUS AVEZ VU DEUX SPECTACLES D'UN METTEUR EN SCÈNE! c'est un peu comme si vous jugiez Proust en ayant lu que deux ou trois partie de "La Recherche" ou Antonioni, Chaplin, en ayant vu que deux films!
Non, sur ce point, je ne peux vous approuver ni vous suivre.
Pour Olivier PY c'est encore autre chose.
AIMER l'art, AIMER UN artiste suffit à savoir lire les autres, à avoir du discernement, dans la patience appréhension, d'années en années, de son chemin. Sinon, on reste dans la consommation: la pire des choses et qui a déjà gangrené les habitudes de nos spectateurs concitoyens. Il faut résister.
Bien à vous.
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Vieux 20/10/2007, 13h28   #9 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Bonjour Denys,

Je n'aime pas qu'on me crie dessus, même quand c'est par écrit , alors je propose que nous reprenions notre conversation sur le ton initial qui me convenait beaucoup mieux....

J'ai dû mal m'exprimer concernant le renouvellement que j'attends d'un artiste. Evidemment que je n'attends pas qu'Ariane Mnouchkine monte du boulevard et que Marthaler se mette à la sculpture....
Je suis tout simplement peu sensible à certaines démarches d'artistes qui semblent suivre une trajectoire linéaire voire semblent faire du surplace. J'ai ainsi une sensation de facilité autant que l'impression qu'ils se sont enfermés dans quelque chose... J'attends aussi d'un spectacle qu'il me surprenne, et si je citais Olivier Py c'était justement parce qu'après avoir vu 7 ou 8 spectacles de lui j'ai l'impression que beaucoup se ressemblent et qu'au dernier (Hommage à Jean Vilar) je suis sortie en me disant "bon ben c'était du Py".

Pour prendre un autre exemple, je ne sais pas si vous connaissez Claude Viallat, cet artiste peintre qui peint le même motif depuis une trentaine d'années et dont je vous mets deux images :

(Désolée c'est un timbre mais bon...)
Sa démarche touche beaucoup de gens dans le sens où elle a quelque chose de presque ascétique et d'obstiné, mais pour ma part, cela ne me touche pas du tout, j'ai vraiment une sensation de facilité et de routine.

Je ne sais pas si Claude Régy a cette même démarche car je n'ai vu que deux de ces spectacles : c'est très peu, je sais, mais je suis encore bien jeune.
Ce que je voulais dire, c'est que ces deux spectacles semblaient appartenir à une sorte de dyptique.
Vous semblez faire partie des personnes, enfin je crois, qui aiment suivre le cheminement d'un artiste qui approfondit sa démarche d'oeuvre en oeuvre ; je pense que je préfère ceux qui vont davantage dans l'inconnu.
C'est par exemple ce qui m'avait frappée dans les quatre spectacles que j'avais vus de François VERRET et qui ne semblaient pas avoir été fait par la même personne, même si l'on y retrouvait quelques images communes. Je crois que ce sont tout simplement deux positionnements différents (parmi un tas d'autres postulats possibles) et que l'on peut être moins sensible à l'un ou à l'autre.

Vous dites qu'aimer un artiste c'est le suivre sur la durée. J'ai aussi le sentiment de ne pouvoir apprécier Claude Régy que sur le long terme, après avoir vu plusieurs de ses spectacles. C'est bien parce que j'ai le sentiment d'être passée à côté de son art que je lançais cette discussion et que j'irai voir Homme sans but... Mais justement, ce que j'ai vu jusqu'a présent de Claude Régy ne m'a pas donné envie de l'aimer. Je n'ai pas aimé les deux spectacles que j'ai vus de lui, et pourtant je ne désespère pas et irai en revoir d'autres : ne m'accusez donc pas de consommation...
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Vieux 21/10/2007, 00h27   #10 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Vanille,

1/ je ne vous crie absolument pas dessus! si j'ai mis certaines phrases en lettres capitales c'était pour signifier que ces pensées étaient les plus importantes, car j'ai beau être moins jeune que vous, je ne sais trop utiliser ces techniques de communication fort sophistiquées.
2/ avez-vous conscience que vous puissiez paraître quelque peu énervante, dans votre façon péremptoire de donner aux uns et aux autres, des bons points, des mauvais points? qui êtes-vous donc pour juger de la légitimité d'une oeuvre, d'une démarche? vous participez à un dialogue à plusieurs, mais vous haussez le ton, vous vous autorisez à juger que Mr Régy n'a pas le droit de vous remettre à votre place si vous proférez des jugements à l'emporte-pièce! si l'on vous suit bien, il faudrait s'accorder à vos considérations et vous ne souffrez guère qu'on puisse vous rétorquer autre chose que ce que vous attendez
3/ quelle oeuvre est donc la vôtre? qu'avez-vous donc fait, qui puisse vous permettre de considérer avec surplomb Mr Py, Mr Viallat? voyez comme vos contre-arguments glissent et biaisent! vous n'avancez guère d'arguments esthétiques et scientifiques! vous vous contentez de mettre en avant votre réactivité émotionnelle et "être touchée" est pour vous une obsession! si cela peut se comprendre, cela ne peut s'admettre: une critique objective, solidement argumentée vaut mieux que toutes ces prédispositions à l'émotion à tout prix! car, le cas échéant, il n'est pas possible de s'enrichir mutuellement sur des considérations d'un autre ordre, un peu plus objectives! efforcez-vous donc à plus de "mesure" et à un peu plus de modestie, quand bien même votre jeune âge ("certes, vous vous targuez d'un bien faible avantage" comme dit Arsinoé à Célimène) et vous verrez que vos discussions n'en seront que plus enrichissantes; celà dit, je ne tiens pas à vous donner nulle leçon, juste à vous inviter à un peu plus d'esprit rigoureux. Sauf si vous considérez que ce site n'est que l'expression, pour vous, d'humeurs, d'états d'esprit et uniquement basés sur l'émotionnel.
Denys.
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Vieux 21/10/2007, 00h56   #11 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Je ne sais pas si je suis très énervante en tout cas une chose est sûre : vous êtes très blessant.

Qui suis-je pour juger une oeuvre, me demandez-vous? Personne, juste une spectatrice assidue qui pratique la mise en scène en amateur, et j'estime que c'est bien assez. N'avons-nous pas le droit de parler de ce que nous aimons, à savoir le spectacle? Faut-il forcément être artiste soi-même pour donner son avis sur les spectacles que nous voyons?
Le spectateur serait donc là pour recevoir passivement ce qu'on lui sert, et bien non. J'ai des préférences, des démarches que j'admire, d'autres que je trouve moins intéressantes, et on en parle, c'est d'ailleurs la raison d'être de ce forum. Et Monsieur Régy ne m'a jamais remise en place de quelle manière que ce soit, donc je n'ai pas bien compris votre remarque?

D'autre part, je ne crois vraiment pas n'être centrée que sur l'émotion, même si les oeuvres d'art qui m'ont le plus marquée sont celles qui m'ont touchée. La réception de l'art est, à mon avis, un savant mélange entre intelligence et émotion, voilà tout. Si vous n'y voyez que l'intelligence, je comprends effectivement que nous ne nous comprenions pas justement.
Je pense que beaucoup de spectacles que je vois ont de grandes qualités objectives que je mets souvent en avant dans les critiques que je poste, mais après, ce qui fait la différence dans les spectacles que je retiens, c'est ce que ça m'a fait, à moi. Je reconnais ainsi que des spectacles médiocres m'ont touchée, que d'autres très bons ne m'ont rien fait, et je ne vois pas bien en quoi cela vous pose un problème.

De toutes façons, j'ai dès le début lancé cette discussion sur le mode du ressenti car, comme je l'ai dit dès le début, je reconnais les qualités de la démarche et des spectacles de Claude Régy mais quelque chose me gêne, quelque chose que je n'arrive pas à définir, quelque chose qui m'empêche de vraiment l'aimer.
Et c'est pour éclaircir cette question de mon désamour pour Claude Régy que j'ai lancé cette discussion! Je ne vois donc pas en quelle mesure vous pouvez être surpris...

Au vu de l'émotion que dégage votre post, énervé que vous êtes que je n'aime pas Claude Régy (et je comprends que vous le soyez), je ne suis pas sûre que vous soyez vous-même si objectif.

Je n'ai jamais dit que mon jeune âge constitue un avantage, et si j'ai lancé cette discussion c'est bien parce que j'espérais qu'on me propose un discours autre que celui que j'attendais.
C'est ce que vous avez fait et je vous en remercie. Maintenant, si vous estimez que je ne sais que porter des jugements péremptoires et que je mérite qu'on me donne des leçons, mieux vaut s'arrêter là.
Je suis là pour discuter d'égal à égal et suis vraiment déçue que cette discussion tourne au champ de bataille : me diriez-vous tout ce que vous me dites si j'étais en face de vous? De grâce, essayons de rester aimable, je suis là pour essayer d'apprécier Claude Régy, je vous l'ai dit...
Si j'étais aussi péremptoire que vous le dites, vous croyez vraiment que j'essaierai? Ne croyez-vous pas que je serai partie en plein milieu de Melancholia Theatre en faisant du bruit pour ensuite conspuer Claude Régy dans tous les endroits où l'on parle théâtre? En tout cas, si notre discussion initiale me donnait envie d'en découvrir davantage sur la démarche de cet artiste, j'ai maintenant plutôt envie de m'arrêter là : car le théâtre, quoique vous en disiez, est aussi une question d'envie, de désir, de subjectivité.

Effectivement, puisque je n'ai pas le droit selon vous de parler d'art, mieux vaut éviter de continuer. Peut-être faut-il mieux que nous parlions d'Homme sans but et non de l'oeuvre de Claude Régy dans son entier, nous pourrons ainsi fonder cette discussion sur quelque chose de plus concret.
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Vieux 24/10/2007, 17h14   #12 (permalink)
Denys
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Avec vous, il semblerait qu'il faille peser chaque mot! et dès qu'on se permet de vous suggérer que vos avis paraissent catégoriques, nous voilà taxés de "donneur de leçons". Je vais finir par regretter d'avoir passé autant de temps lors de mes messages les plus longs à répondre à la question que vous aviez lancée au début de cette discussion (relisez l'historique). Il ne me viendrait quant à moi pas à l'esprit de schématiser l'artisanat d'un ébéniste, par exemple, alors que je bricole! Mais sans doute allez-vous encore réfuter cette comparaison.
Si je puis m'étonner que, lors de votre première réponse vous aviez pris le soin de noter que je n'étais pas "agressif" -et d'ailleurs, pourquoi l'aurais-je été, puisque je pensais faire acte d'un minimum de "pédagogie" en tentant de vous expliquer certaines choses, visiblement, vous vous rétractez tel un hérisson qui se serait étourdiment aventuré vers quelque contrée qui ne lui est pas familière.
Je serais fort déçu et marri que vous me fassiez regretter d'avoir consacré un peu de temps à vous parler. Mais si vous coupez le dialogue, alors je n'y puis plus rien. Et je préfère aussi m'arrêter là car vous semblez considérer ce type d'échanges comme si le ton de la voix, le rythme, les intentions étaient les mêmes que dans la parole orale.
Je comprends mieux pourquoi jusqu'à présent je répugnais à ce genre de truchements! vous ne donnez pas une très haute estime des blogs ou forums (je n'ai jamais compris la différence). Vous avez en tout cas réussi à me décourager de m'y aventurer.
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Vieux 24/10/2007, 18h32   #13 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Et bien comme vous avez presque réussi à me décourager de m'aventurer à un autre spectacle de Claude Régy nous voilà presque quittes...

Pour répondre à votre question, un blog est une sorte de journal intime, personnel donc, créé par une seule personne qui met individuellement le contenu à jour. Les autres utilisateurs ne sont ainsi autorisés qu'à laisser des commentaires.
Quant à un forum, il s'agit d'un espace de discussion où tout le monde a le pouvoir d'alimenter les contenus et de répondre à égalité les uns avec les autres, même si certains ont un pouvoir de modération et de suppression de certains contenus (les administrateurs).

Et justement, le problème du forum, c'est que l'écrit et l'oral se mélangent : c'est pour ça qu'il faut peser chaque mot, comme vous dites ; ou, sans aller aussi loin, faire attention à ce que l'on dit car l'impact est bien plus fort qu'à l'oral! Ici, on peut relire un message plusieurs fois et tous les membres y ont accès...

Donc oui, je relis régulièrement l'historique de cette conversation, et je continue à penser que votre premier post m'a apporté beaucoup mais que les suivants m'ont fort marrie, comme vous dites.

Sans peser forcément chaque mot, je crois qu'il convient tout bêtement de ne pas se permettre de taxer quelqu'un d'énervant, de l'accuser de jugements à l'emporte-pièce, de lui recommander plus de modestie et de chercher à l'empêcher de donner son avis sous prétexte qu'il ne serait pas assez qualifié pour cela...

C'est malheureusement ce que vous vous êtes permis de faire parce que je n'étais pas d'accord avec vous et je persiste à dire que cela m'a gâché le plaisir de discuter de Claude Régy.

Effectivement, peut-être avez-vous renoncé à vous aventurer sur un forum parce que sur un forum, si on veut mener une discussion intéressante, il faut penser à peser des propos et éviter les attaques personnelles, phrases écrites en majuscules et multiples points d'exclamation.
Cela paraît en effet bête à dire, mais sur un forum comme dans la vie le ton compte autant que le fond, et il faut particulièrement veiller à ménager son interlocteur lorsqu'on procède par écrit et de surcroît avec un inconnu qui ne sait pas forcément comment interpréter les multiples sous-entendus que recèle souvent un discours.

En tout cas je remarque que beaucoup d'autres membres de ce forum ont vu du Claude Régy mais ont renoncé à s'aventurer sur cette conversation, je me demande à peine pourquoi.

Je posterai une critique sur Homme sans But lorsque je l'aurai vu et peut-être aurons-nous alors de quoi renouveller cette conversation qui tourne en rond, si vous décidez de revenir.
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Vieux 24/10/2007, 20h32   #14 (permalink)
C'est qui l'chef???
 
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Pour ma part, je n'ai vu que trois Claude Régy.
durant lesquels je me suis profondément embeter, et un magnifique qui me restera gravé fort longtemps je pense...

Sur la question du pourquoi l'on ne s'aventure pas dans ce topic, pour ma part, c'est dû à un manque de temps principalement...et de plus, ca m'evoque une reflexion qui n'a rien a voir avec le sujet, et reflexion qui plus est me semble glissante...je cite pour m'expliquer

"Alors j'ai préféré être un critique, un spectateur un peu plus avisé que d'autres sans doute pour savoir et argumenter"

"avez-vous conscience que vous puissiez paraître quelque peu énervante, dans votre façon péremptoire de donner aux uns et aux autres, des bons points, des mauvais points? qui êtes-vous donc pour juger de la légitimité d'une oeuvre, d'une démarche?"

Ca me rappelle un des débats qui a eu lieu a Avignon cette année. Et je m'interroge sur la place du public.
Un critique donne des bons et des mauvais points, et il en a le droit. Le spectateur, lui n'en a visiblement ni les capacités, ni le droit aux dire des critiques professionnels, qui plus est depuis la "democratisation" d'internet. C'est ce qui avait été dit d'ailleurs lors du débat en Avignon : il y a les critiques d'un coté, c'est à dire des écrits effectués par des gens qui sont payés pour le faire, et ce qui se trouve sur internet, c'est a dire des ecrits bénévoles, ce ne sont que "de vulgaires opinions" (je cite toujours)...

Pour ma part, je ne suis pas critique, et je n'ai surement pas le talent de l'ecrit de certain. J'ai cependant effectué des études théâtrales, et du haut de mes 29 ans, je doit approcher les 1000 spectacles vus. Et je suis finalement comme le spectateur qui n'en n'aurait vu qu'une dizaine : j'ai le droit de donner mon avis, et en quelques sorte, de distribuer des bons et des mauvais points. Je ne repproche a personne d'aimer ce que je n'aime pas. Je ne repproche a personne de ne pas aimer ce que j'aime. Et je ne comprends pas pourquoi seuls les "vrais" critiques auraient le droit et les compétences nécéssaires au don d'avi et de distribution de bons ou de mauvais points...

de plus, mais un peut provocateur : je paye 99% de mes places de théâtre, contrairement à beaucoup de critiques (je dis beaucoup, je ne dis pas tous), ce qui, je pense me donne le droit de m'exprimer un peu. Je parle pour moi car je ne peux parler pour Vanille...Mais je ne comprends pas cette question qui lui a été posée, a savoir "qui etes vous pour etc.?"
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Vieux 24/10/2007, 22h17   #15 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

En tout cas et pour continuer sur Claude Régy, c'est que personne ne semble se sentir la légitimité d'intervenir sur ce topic.
J'ai un peu lancé le sujet comme ça sans réfléchir alors que j'en ai vu deux spectacles et Denys m'a expliqué que, pour parler de Claude Régy, il fallait en avoir vu davantage. Arcadyan ne se sent pas d'intervenir alors qu'il en a vu trois, Amandine idem sauf qu'elle en a vu deux...

Alors que des topics sur Lacascade, Bobée ou Py ont donné lieu à davantage d'interventions avec des membres qui parfois, n'avaient qu'un spectacle de cet artiste. C'est donc bien que Régy a quelque chose d'extrêmement particulier, comme si on avait l'impression de toucher à qqch de sacré en parlant de ses spectacles, comme s'il fallait l'avoir suivi toute une vie pour l'apprécier...
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Vieux 24/10/2007, 23h51   #16 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Non non moi je n'en ai vu aucun hélas... je ne peux même pas me prononcer sur la question.... je crois que c'est Luna qui en a vu deux....
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Chaque soir l'acteur vient nous redonner sa vie, qui est une maladie propre à la chair. Valère Novarina
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Vieux 25/10/2007, 14h15   #17 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

Oups pardon, j'ai dû confondre effectivement!
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Vieux 25/10/2007, 20h37   #18 (permalink)
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Re : Le Norvégien Arne Lygre, nouvelle conquête d'un Claude Régy sans compromis

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je crois que c'est Luna