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#1 | ||
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C'est qui l'chef???
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L'auteur, metteur en scène et comédien Olivier Py a ouvert jeudi soir sa première saison à la tête de l'Odéon-Théâtre de l'Europe à Paris avec "Illusions comiques", copieux manifeste et déclaration d'amour non dénuée d'humour adressée au théâtre, à ses poètes et à ses acteurs. Olivier Py, 42 ans, dirige l'institution depuis le 1er mars, mais c'est le premier spectacle qu'il y présente: pour apprivoiser les ors intimidants de l'Odéon, il a choisi de reprendre jusqu'au 30 septembre un de ses récents grands succès. "Illusions comiques" emprunte certes son titre à Corneille, mais cette comédie s'inspire en fait de "L'Impromptu de Versailles" de Molière, dont le buste d'ailleurs s'invite parfois sur le plateau. La pièce est dédiée à Jean-Luc Lagarce, figuré ici par "le poète mort trop tôt", né il y a cinquante ans, et qui pour Olivier Py "est un spectre qui revient comme reviennent les spectres au théâtre, paternel et exigeant". Le spectacle raconte comment un poète vivant (Olivier Py), poussé par une mère envahissante (Mireille Herbstmeyer), accède à une gloire démesurée. Tous les politiques sont à ses pieds: le maire de Paris déboule à bicyclette, le ministre de la Culture lui propose son portefeuille, élargi à l'Education mais aussi aux Sports en vertu du goût du poète pour les "garçons en sueur", et le président de la République dit son souhait de "travailler moins, contempler plus" par amour du théâtre. Dans un espace tout noir habilement mis en lumière par des tubes phosphorescents, l'auteur pratique la dérision à haute dose et sans exclusive: le pape (Philippe Girard) n'est pas épargné, ce qui fera mentir ceux qui veulent voir un clérical chez Py le catholique. Mais le poète devient ringard aux yeux du "marchand de mode", et tous l'abandonnent: son salut viendra de son retour à l'acteur, dont Py pense qu"'il ne commente pas le théâtre, il est le théâtre". Le texte a ses longueurs, et ce verbe lyrique, brillant mais orgueilleux, peut lasser. Ce spectacle en musique (piano, trompette, grosse caisse) est cependant irrigué par une vitalité communicative et un bel esprit de troupe. Un acteur sort du lot: Michel Fau, dans un rôle qui lui a valu le Prix du syndicat de la critique (catégorie meilleur comédien) en 2006. Sa "Tante Geneviève" en tailleur et collants rose bonbon, déclinant "Et la mort est pour nous la dernière créance" selon vingt didascalies différentes, fait un numéro hilarant. Le spectacle fera l'objet d'une tournée en novembre à Dijon (Duo, 16 et 17), Valence (Comédie, 21-23), Chalon-sur Saône (Espace des arts, 28 et 29) et en décembre à Villeurbanne (TNP, 4-7) et Marseille (Théâtre du Gymnase, 11-15).
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Et la mort est pour nous la dernière créance. |
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#2 | |||
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Spectateur assidu
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Lyon
Messages: 899
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Citation:
En espérant que j'apprécie (pas sûr
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière... |
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#3 | ||
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Administratrice
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Je crois l'avoir déjà dit sur le topic consacré à Olivier Py mais, de mon côté, plus je le connais moins j'aime ce qu'il fait.
J'ai le sentiment qu'il fait du théâtre automatisé en réutilisant les mêmes recettes d'une fois sur l'autre. Peu de renouvellement artistique, une mise en abyme qui confine à la fermeture sur soi et un discours sur le théâtre qui ressemble à Zorro est arrivééééééé. Il possède de grandes qualités mais il commence sérieusement à s'empoussiérer, et j'ai envie de lui dire "lève-toi et marche".
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#4 | ||
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Adhérent
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pour ma part, je vais le voir dans une semaine, et découvrirais le Py metteur en scene (apres le Py auteur, le Py théoricien, le Py 3,14) .
J'ai hate
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je te vomirais de ma bouche car tu n'es ni chaud ni froid tu es tiede |
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#5 | ||
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Adhérent
Date d'inscription: septembre 2007
Messages: 131
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J'aime bien mais je ne voue pas une adoration pour Py... pas comme d'autres...
J'ai vu les Illusions lors de leur création à Orléans et j'ai toruvé ça tout a fait bon. Ca se tenait bien. Moins qu'une fête théâtrale, une hyme d'amour au théâtre. Des acteurs remarquables ( hormis monsieur Py ) ; une scenographie dans la lignée de Py ( merci Pierre André ! ) et une mise en scène qui tient bien la route ! Quand au texte, c'est du Py, ni plus ni moins... pas du grand mais pas du petit... Je regrette juste le manque d'onirisme, chose que j'apprécie beaucoup au théâtre... et que j'apprécie beaucoup chez Py... quand y'en a ! |
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#6 | ||
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Adhérent
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Une troupe répet pour la millieme fois la scene d'une piece "la mort du poete". Une piece qui s'interroge sur ce qu'est le theatre, elle se termine d'ailleurs sur 100 définition de cet art. Ca l'en est en réalité qu'une seule définition, dépourvu de mots, et tres paradoxal que nous donne Py: le theatre, c'est ça, c'est le theatre, c'est l'amour du theatre. Et ou peut on mieux parler de cela qu'a l'Odéon? Théatre a l'italienne, magnifique, avec les noms des anciens sur les murs (Moliere, beaumarchais, Racine Corneille, Marivaux).
Illusions comiques, c'est le nom du spectacle. Une titre qui fait évidement réference a l'illusion comique de Corneille, piece qui, elle aussi parle de la force du theatre, et de l'amour que son auteur lui porte. Un titre qui nous rapelle qque tout n'est qu'illusion dans cet art. Cette représentation est illusion, la gloire soudaine du poete si fantastique, superieure meme a celle de Dieu est si éphemere qu'elle n'est qu'une illusion... Et le theatre n'est comique qu'en apparence, Illusions COMIQUES. La scenographie est aussi une ode au theatre. Un miroir sur scene pour que le public s'y reflete, un rideau rouge qui tombe sans cesse, mais qui n'est qu'une illusion de rideau rouge, puisque c'est de la gélatine, partout des néons qui rapellent le stéréotype que chacun a des loges, néons qui forment des réctangles, a chaque fois une nouvelle scene. .... Les références sont tres nombreuses(Corneille, Moliere, Shakespeare, brecht, Lagarce. On pense aussi a Warlikovsky, Novarina)et aussi des clichés tournés en dérisions, dont on e moque sans cesse, mais avec un alour évident. Cela va du prof de conservatoire a style de theatre "comédie française"en passant par les jeune professionnels qui découvrent la réalité du theatre. Et puis il y a un vrai engagement, de vrai critique des institutions et des politiques. "Il y a ceux qui servent le theatre, et ceux qui se servent du theatre", déclare le poete, puis ça critique de ce qui s'en servent est extrement virulente. Et puis, il y a beaucoup de référence critique de ce qui jugent le theatre (les médias, les analystes, les spectateurs trop politisés, les philosophes). On aurait tout a fait pu imaginer qu'un forum sur le theatre y soit tourné en dérision. Mais les références sont surtout sur les émotions qu'on a resenti au theatre: le rire, le pleur, l'ennui, l'oubli de soit, l'incomprehension l'émotion, l'impression qu'on se fou de nous... Le jeu des comédiens est fantastique.Olivier Py joue merveilleusement bien, Michel Fau est hallucinant. Le texte aussi est magnifique. La langue est parfois d'une pureté absolue, parfois assez crue. On a l'impression géniale qu'il faudrait nter une phrase sur 2 tellement elle vise juste. Un spectacle génial.
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je te vomirais de ma bouche car tu n'es ni chaud ni froid tu es tiede |
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| dillusions comiques, drôles, olivier, sempare |
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