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#1 (permalink) | |
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Administratrice
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Les assassins du théâtre
Voici un article lu dans Le Nouvel Observateur n°1232 qui me laisse pantoise. Quand je lis ça, je me dis que les assassins du théâtre ne sont pas vraiment ceux désignés par l'article... En tout cas le populisme et l'obsurantisme ont encore de beaux jours devant eux.
Citation:
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#2 (permalink) |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
Localisation: Angers & Paris, pas très loin de la Belgique.
Messages: 679
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Re : Les assassins du théâtre
Je ne dirais qu'une chose : sophisme, démagogie. Le public dressé en victime contre l'artiste tyran.
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie |
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#3 (permalink) |
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Adhérent
Date d'inscription: septembre 2007
Messages: 132
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Re : Les assassins du théâtre
Je dirai qu'il n'y a pas que du faux et qu'il n'y a pas que du bon... Tout d'abord la forme est affreuse ( la référence finale à Vilar est plus qu'énervante ) et le fond est beaucoup trop exagéré.
Arrêtons de peindre une situation du Théâtre contemporain français des plus misérabiliste jour après jour ! Il y a de très bons spectacles et des choses moins bonnes... c'est certain ! On trouve de très bons spectacles de Théâtre avec un texte etc... On trouve aussi du n'importe quoi avec une mise en scène qui zappe le texte. On trouve également de très beaux spectacles théâtraux, qui font appel à la théâtralité sans être uniquement du Théâtre car ces formes sont aux croisements de plusieurs arts. On trouve aussi dans cette catégorie des spectacles qui relève de la fumisterie pure et dure. Je pense de plus en plus cette distinction entre Théâtre ( au sens un peu classique ) et théâtral ( au sens plus contemporain de l'art scénique, où l'expression ne passe pas que par le texte ) Là où l'auteur de cet article passe totalement à coté de son sujet, c'est qu'il mélange tout. Il reste ancré dans ses certitudes théoriques du Théâtre avec un texte mis en scène avant tout. Le Théâtre ce n'est plus ça... ou du moins ce n'est plus que ça... Allons de l'avant et cherchons la nouveauté ! Quand aux références des spectacles étrangers, certes il y a de très bonnes productions présentées en France mais pour dire que tel pays est mieux... encore faut-il pouvoir comparé ce qui est comparable. Ce n'est pas parce qu'un spectacle étranger est formidable que toute la production théâtrale de ce pays l'est ! |
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#4 (permalink) |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: décembre 2006
Localisation: Angers & Paris, pas très loin de la Belgique.
Messages: 679
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Re : Les assassins du théâtre
C'est sa réthorique qui m'énerve, cette façon d'exploiter des cas particuliers pour généraliser...
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«J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.» Erik Satie |
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#5 (permalink) |
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Administratrice
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Re : Les assassins du théâtre
Oui, voilà, clairement Monsieur Julliard parle de ce qu'il ne connaît pas dans une rhétorique facile qui confine à l'anti-intellectualisme mêlé de démagogie.
Il se permet de dresser un panorama complet du théâtre français en se fondant sur seulement deux pièces tout en mythifiant Jean Vilar (à force d'en entendre parler, je vais d'ailleurs finir par le détester, ce pauvre homme). Ce qui m'énerve enfin, c'est la théorie du complot que l'on trouve en filigrane, du type "spectateurs, on vous méprise! Des montagnes d'argent public -votre argent!!!- passent dans des caprices d'enfants gâtés qui se foutent de vous!!!!" Cela pourrait être une critique intelligente et esthétique d'une certaine forme de théâtre (c'est vrai que le coup de l'orgasme d'Arsinoé....), c'est au final un pamphlet ridicule, démagogique et dogmatique de quelqu'un qui ne va pas assez au théâtre (ou en tout cas ne sait pas l'apprécier), et qui surtout emploie des critères de jugement inopérants en ne considérant comme valable que le théâtre de texte. Rien à en tirer.
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#7 (permalink) |
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 478
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Re : Les assassins du théâtre
Ca fait souvent ça avec Vanille...
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Chaque soir l'acteur vient nous redonner sa vie, qui est une maladie propre à la chair. Valère Novarina |
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#9 (permalink) |
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Adhérent
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Re : Les assassins du théâtre
et puis c'est inssuportable de voir toutes les contre-vérité qu'il raconte sans s'arréter dessus. Combien de personne, parce qu'elles n'auront pas la culture theatrale suffisante, vont s'alarmer sur le sort du theatre contemporain? Le spectateur ne comprends rien, ne comprends pas qu'il n'y a rien a comprendre, et tétanisé de se sentir inférieur n'oser gronder? merci ça va je me sens bien. et puis je suis pas sur qu'on soit vraiment dans une periode ou le public n'ose pas gronder; ou alors j'ai rien compris a la polemique d'Avignon 2005.
J'ai vu Le Misanthrpoe dont il parle, ainsi que mephisto for ever et Le roi Lear. Certes ce misantrope était un peu un grand nimporte quoi, et n'avait qu'un seul but selon moi, c'était de provoqué le genre de réaction dont fait preuve Julliard. Mais est ce une raison pour penser que tout le theatre contemporain porte atetinte aux classique intouchable? Pardon pour l'ami de Julliard, mais quelqu'un qui déclare en voyant le roi lear de Silvadier que cette piece est une grande comédie ne doit pas avoir fait preuve d'attention plus de 30 secondes, le texte était là, et pour ma par j'ai vu une tragédie, avec une forme burlseque. Mais c'est ça qu'en réalité Julliard n'admet pas.Il faudrait selon lui que la mise en scene ne soit là que pour servir un texte. Mais alors a quoi sert la mise en scene. Personne n'empeche qui que se soit de le lire, ce Lear... Mais le pire est quand meme de dire, comme un argument d'autorité, que Vilar se faisait appeler régisseur. La vérité, c'est qu la définition de régisseur a changée, ça signifit plus metteur en scene depuis 70 ans, c'est un autre metier. quoi qu'il en soit, je pense que valérie dreville commédienne associée a Avignon 2008, et tous les autres commédiens français seront ravis d'apprndre qu'ils ne sont que des"marionnettes décérébrés et convculsives"
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je te vomirais de ma bouche car tu n'es ni chaud ni froid tu es tiede |
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#10 (permalink) |
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Spectateur assidu
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Lyon
Messages: 883
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Re : Les assassins du théâtre
C'est quand même hallucinant de trouver un article comme ça dans le Nouvel Observateur!
D'accord certaines mises en scène atteingnent des extrêmes, mais ce n'est pas une raison pour stigmatiser tous les metteurs en scène contemporains et pour donner l'image d'un théâtre dégradé et irrespectueux!
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière... |
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#11 (permalink) |
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Spect'acteur
Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Paris
Messages: 1 478
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Re : Les assassins du théâtre
ben c'est justement par ce genre de magasine que la culture ne passe plus en "famille" !!! (pour faire le lien avec d'autres topics..)
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Chaque soir l'acteur vient nous redonner sa vie, qui est une maladie propre à la chair. Valère Novarina |
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#13 (permalink) |
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Administratrice
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Re : Les assassins du théâtre
Non, non et non : ce n'est pas parce qu'une personne est brillante qu'elle est habilitée à parler de sujets qu'elle ne maîtrise pas. Régis Debray est intelligent, et ce n'est pas pour autant qu'il sait parler de théâtre.
Je ne critique pas les qualités de Julliard mais juste la légitimité qu'il se donne à critiquer le théâtre français en général sur un mode pamphlétaire qui le dessert. Darbon, vous semblez prendre un malin plaisir à la contradiction : je ne vous en blâmerai pas, encore faut-il que la contradiction soit fondée. Je suis d'accord moi aussi pour critiquer certaines mises en scène qui se servent du texte comme prétexte : encore que cela peut être un travail très intéressant lorsque c'est bien fait. Partant de ce postulat, Monsieur Julliard aurait peut-être pu mener une analyse intelligente sur quelques spectacles précis. Au lieu de cela, il se pose en dénonciateur salvateur d'un complot censé viser le public : d'une analyse esthétique qui pourrait être intelligente, il passe au pamphlet pseudo-politique (sous couvert d'être esthétique) qui généralise le théâtre français à partir de deux pièces. Autant votre post pose des questions qui méritent d'être discutées en étirant le propos de Julliard vers une intelligence que je ne trouve décidément pas dans cet article, autant je trouve ce dernier démagogique et sans aucun intérêt, montrant le peu de connaissance de son auteur pour le milieu théâtral. Bien sûr donc que l'on peut parler du formatage de l'acteur et du caractère mauvais dans certaines mises en scène, mais en aucun cas je ne trouve ces éléments dans l'article de Julliard : vous êtes bien trop bon pour lui... Cet article m'énerve d'autant plus qu'il a été publié dans un hebdommadaire généraliste et que beaucoup de gens qui ne connaissent pas le théâtre lisent : plusieurs personnes de ma famille qui ne sont jamais allées au théâtre de leur vie tiennent ce genre de propos condamnant toute mise en scène qui soit un tant soit peu recherchée en critiquant "ces gens-là" (=les artistes) "qui gâchent l'argent public pour leurs caprices", et de voir qu'un homme aussi brillant confirme ce genre d'opinions toutes faites me dégoûte un peu. Un éditorialiste me semble être là pour faire réfléchir et partager son savoir, pas pour souscrire aux opinions les plus répandues quoique pas toujours très bien fondées. Ainsi, je veux bien parler de tous les sujets que vous soulevez dans votre post, mais pas dans cette discussion sur Julliard qui n'a en aucun cas évoqué ces questions, ou alors de très loin et d'une manière peu pertinente, me semble-t-il. De toutes façons, parler du théâtre français (ou anglais ou russe) actuel et en général me semble biaisé dès le départ : avons-nous le recul nécessaire pour détecter de grandes tendances? Je n'en suis pas sûre...
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage |
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#14 (permalink) |
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Abonné
Date d'inscription: janvier 2008
Localisation: Laon (02)
Messages: 47
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Re : Les assassins du théâtre
Ce thème est très intéressant et aurait pu servir de base à un travail sur le bien-fondé d'une certaine dénaturation sémantique que l'on peut parfois rencontrer chez certains metteurs en scène. C'est une réflexion sur les dérives qu'il eut fallu mener plutôt qu'un constat alarmiste et infondé! Va-t-on dire qu'un pays est extrêmiste parce que les partis extrêmistes en question représentent 10% des votes? Le pays du théâtre est en danger non à cause de la dictature de l'extrême décriée ici par M. Julliard, mais par l'attaque extérieure à celle-ci d'une poignée de démagogues qui préfèrent dire au spectateur qu'on lui enlève son théâtre plutôt que de lui monter à quel point il faut en jouir pleinement!
A bon entendeur!
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-Qu'est-ce qu'on fait maintenant? -On attend. -Oui, mais en attendant. Merci M. Beckett! |
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