Re : marketing et spectacle vivant
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Il me semble qu'une des questions qui peut éclairer ta problématique c'est : finalement est-ce que le théâtre est fait pour être "commercialisé", comme un produit quelconque ?... ne devrait-ce pas plutôt être une proposition indépendante, coupée de tout ancrage par rapport aux gouts existant, à ce qui "marche" bient ?..... Sinon on ne ferait que du "facile" et de la "mode" pour plaire à tout le monde, non ? (cf les comédies musicales qui pululent !)...
Après tout, à son origine, le théâtre a commencé d'abord par être un "service public" (comme le dit André Degaine) pendant de nombreux siècles (antiquité, moyen-âge...), c'est-à-dire une prise en charge par l'état organisateur (ou l'empereur, ou le mécène...) pour que la proposition théâtrale ne dépende pas des attentes des spectateurs, et surtout pour qu'ils n'aient rien à payer eux-même, car le théâtre était partie prenante de la vie en société..
Même si le théâtre a depuis bien évolué, qu'est-ce que ça signifie, au fond, "vendre" du théâtre ?.....on doit vendre le théâtre pour payer ceux qui le font bien sûr, mais à partir de quel moment le sytsème devient-il pervers (on fait passer la vente avant le fond et la qualité) ?....
Un exemple ? Robert Hossein... des spectacles très vendeurs, qui brassent une quantité incroyable d'argent, et qui ramènent beaucoup du public grâce à un très bon marketting pour rembourser toutes ces dépenses... Mais qu'est-ce que Robert Hossein nous propose comme théâtre au fond ? A quoi resemblent ces spectacles qui parfois n'ont même pas l'air bien terminés, sont bourrés de défauts de base ?... en quoi le théâtre de Robert Hossein est-il marquant, touchant, important, essentiel, etc... ? ....
finalement n'a-t-il pas développé le marketting à l'excès, en oubliant de penser à son travail ?....Je pose la question bien sûr...
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