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Envoyé par castor
Et les grands murs sales du début se transforment peu à peu, par un simple jeu de transparence, en une forêt merveilleuse...
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Jeu de transparence en effet, et de lumières, de couleurs, de dessins marqués à l'eau sur ces murs... On passe d'une impression de grandes plaques de tole à des transparences qui évoquent la forêt, en vert, en jaune, puis de grands arbres droits, puis le zoo ou la prison avec ses barreaux, sans parler de tous les jeux d'ombres chinoises que cela permet....
Il y aurait tant à dire encore sur cette mise en scène et scénographie extrêmement travaillées en effet, dans le rythme, l'espace, et les inventions de l'ordre de la performance (Wajdi mouawad sait par exemple faire apparaître des personnages de nulle part comme des vraies illusions, par un travail de rythme, d'espace et de lumière.. ; et il fait un vrai travail sur les éléments réels tels que l'eau, le corps, la matière, à la manière des Yan Fabre et autres "performateurs"...) . Performance aussi pour les acteurs qui mènent tous plus au moins deux personnages très intenses et différents, pendant 4 heures, sans aucune inégalité de jeu....
Mais je n'en oublie pas néanmoins le texte qui reste très poétique et émouvant en soi...