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Eh oui! L'Avignon d'aujourd'hui est loin de celui dont rêvait Jean Vilar. Le théâtre populaire n'a malheureusement plus beaucoup de sens quand on voit la "population" se déplaçant aux spectacles du in.
Pourtant, il reste encore une magie dans ce festival, peut-être plus du au off qu'au in. Magie de l'ambiance, des spectacles à chaque coins de rue, d'une convivialité (si, si dans le off, elle y est encore!) et de cette profusion de passionés de théâtre.
Je pense qu'on peut encore croire à un festival comme le voulait Vilar: ouvert à tous, accueillant, chaleureux, avec une réelle rencontre entre artistes et spectateurs. Et puis surtout l'ouvrir à -tous ceux qui ne conaissent pas le théâtre, n'en ont jamais vu et n'en verront peut-être jamais, casser cette image poussiéreuse que draine encore et toujours le théâtre.
Peut-être réunir le in et le off, réunir cette effervescence et cette festivité du off au théâtre plus conventionnel du in. Que chacun arrête de dénigrer l'autre pour pouvoir discuter et débattre ensemble de la réalité du théâtre aujourd'hui et ce qui devrait être fait pour l'avenir.
Désolé de m'étaler ainsi sur ce sujet qui n'a que très peu de rapport avec le journal de "Cannibales", mais c'est quelque chose qui me tient à coeur et m'interroge beaucoup sur la place du théâtre populaire de nos jours.
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière...
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