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BONJOUR A TOUS, j'ai pris un peu de retard, viens de lire les nouvelles interventions que je partage bien que de petites choses ne m'échappent pas. Barthes dit un peu ça ... qu'on en a finit du texte sacré/sacralisé, qui émanerait directement du dieu/auteur, et qui délivrerait une parole unique, autoritaire et savante.
La forme du journal et ses orientations de Babel sont peut-être l'une des clés pour cerner la production de Ronan (remarquez que je ne parle pas d'OEUVRE), dans le sens où l'auteur s'implique égoïstement pour parler du monde. L'ouverture est là, parler du monde hic et nunc à travers une lunette intime, et quel auteur, quelle démarche d'auteur n'a jamais fonctionné dans ce sens. C'est par cette forme tant critiquée, parce qu'impudique, qui sait, que l'on va chercher l'autre. Je ne pourrai jamais me prononcer pour l'auteur en question, mais je ne pense pas que l'écriture et toute démarche artistique parte d'un bon sentiment qui serait celui de la générosité, du don. On fait avant tout pour soi, la nature humaine est ainsi faite, puis après on donne. Il n'existe pas de sacrifice de l'artiste et de son feu sacré pour le monde, il y a d'abord le monde, puis des individus qui sont dans la tentative d'une expression pour comprendre le monde et l'interpréter. Je ne crois pas à la générosité de l'artiste mais assurément à sa sincérité.
Je reviens aussi d'Avignon, cet enfer où les gens (et les artistes eux-même) se font de l'oeillade, la sueur aux tempes, essayant de reconnaitre quelques artistes égarés sur une terrasse, près du palais, c'est plus sûr. Où les troupes font le trottoir pour raccoller le festivalier en quête de divertissement. Et les comédiens vendent un spectacle façon homme sandwich à coup de bande annonce salle de ciné. INDIGESTE.
Où la belle avignon dans ses murs fait couler le verbe et le champagne; Avignon aussi charrie ses pauvres hors les murs.
60 ans de décentralisation, je salue Jeanne Laurent, qu'on oublie, parce que c'est une femme, qui sait, mais une décentralisation amère, tant Avignon n'est que la villégiature de la bourgeoisie intellectuelle de gauche et aussi de droite, le pellerinage attendu du public parisien qui éttoufait dans sa capitale.
Enfin ça n'est que mon point de vue.
VLN
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