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Pour la prochaine production à laquelle je participe, j'ai assisté début Mai à cette 1ère lecture, cette découverte, non pas du texte, mais de sa première "verbalisation". Depuis, les comédiens font un travail de table, sans moi, car ce serait prématuré.
Par contre, le 31 Mai, après 16 séances, nous allons assister à une 2ème lecture, avant que les comédiens se séparent pour se retrouver sur le plateau, pour 2 mois dans le décor (un super luxe par les temps qui courent) début Juillet.
J'attends autant, sinon plus, de cette 2ème lecture, surtout que le travail d'équipe a déjà commencé, même si il est sans spacialisation. Je vous raconterai.
Sinon, pour rebondir sur un propos d'Amandine, il existe des situations où le texte laisse totalement le choix de 2 interprétations possibles, parfois aussi éloignées que "oui" et "non". Et là, aucune lecture ne suffit. C'est dans la mise en scène que tout doit s'éclairer.
Un exemple : dans "Mlle Julie" de Strindberg, Jean dit à Julie qu'il a menti. Mais on peut croire qu'en disant cela il ment, ou il ne ment pas. On n'a aucun moyen de le savoir, les 2 versions sont plausibles, tant le personnage de Jean est ambigü.
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