On s'est tous loupés

En même temps on a été assez occupés avec Arcadyan et c'était déjà toute une épopée pour fixer les rendez-vous que nous avions prévus! On a scruté le Paris une fois mais sans Cantateur en vue.
Je tire mes premiers bilans :
- week-end fin juin extraordinaire, expos à gogo à Paris (++ pour
Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la photo), gâteaux de chez Hermé savourés dans le jardin du Luxembourg (était-ce le paradis? je crois que oui!), et deux jours à Evreux pour découvrir le festival
Rock dans tous ses états. Si la programmation demeure aussi exigeante et éclectique je m'abonne les yeux fermés pour les 5 années à venir. Horaires parfaits, on peut voir tous les groupes si l'on veut, pas du tout de fatigue physique, la journée passe sans qu'on s'en rende compte, des découvertes musicales et des confirmations, de la bonne bouffe, pas de surcharge humaine, facilité d'accéder au devant de la scène... le rêve! Seul bémol : des concerts un peu courts, mais cela permet aussi de picorer et de ne pas se lasser.
Pour Vivacité le dimanche ce fut assez calme, je pensais que ce serait plus bondé et festif. Nous avions un peu la tête dans le pâté, ce qui ne nous empêcha pas de flasher sur le dernier spectacle auquel nous avons assisté dans la journée : les Tony Clifton Circus, des clowns italiens déjantés, à voir absolument!
- les
Eurocks, à l'arrache, je me désiste la veille de mon plan co-voiturage pour partir le jour même en train (environ 6h de transport!). Chaque année j'ai l'impression que l'idée idyllique que j'avais de ce festival en 2003 se dégrade peu à peu, en 2008 j'ai toujours envie de dire "c'était mieux avant" quitte à faire la vétérante. Musicalement aucune découverte (j'avais déjà vu la moitié des groupes, l'autre quart s'est avéré décevant, et le quart restant ne m'intéressait pas ou pouvait être très bien mais passait en même temps que Massive Attack). Ce fut un premier contact avec la nouvelle tournée de Massive Attack, pas de quoi s'enflammer, son bouilli, scène trop loin, trop haute, ça change des petites salles parisiennes et ils y perdent. Sans parler des gars qui slam comme des bêtes sur du Massive Attack... on ne peut pas dire que
Teardrop soit un tube punk-rock pourtant.

J'attendais Deus pour faire la fête... c'est un peu mou du genou. ENORME surprise avec Gossip (c'est le cas de le dire), la chanteuse Beth est de loin la star rock n' roll que j'admirerai le plus sur la période 2000-2008. Au Rock dans tous ses états, bourrée au Cider Frost, j'avais dansée comme une tarrée sur ces tubes à côté de mes amis qui me regardaient d'un air douteux, cette fois je reste bouche bée devant cette leçon de rock attitude. Dur à raconter... le groupe finira le concert en nous balançant des cartons de pizza (remplis) dans la fosse. Courte nuit, retour hallucinée.
-
Avignon... que dire!
Premièrement, heureusement que j'étais en stage car sinon je pense que cette édition m'aurait beaucoup ennuyée.
Le In, sur la dizaine de spectacles que j'ai pu voir, m'a semblé très plat, comme un lac, alors que c'est océan que j'attendais/dont j'avais besoin.
Le Off, que j'ai beaucoup plus fréquenté que de coutumes, m'a réservé quelques découvertes, de nombreux travaux à suivre bien que fragiles et non exemptes de défauts. Il faut aussi dire que certains spectacles ont clairement un très bon potentiel mais souffrent d'un manque de moyens dû aux caractéristiques des salles, et que j'espère les voir à nouveau au cours des années à venir dans de meilleures conditions techniques.
De manière générale il m'a manqué un choc, un coup de coeur foudroyant. Rien qu'un tout petit... mais non...il n'est pas venu.
Très mitigée donc, je préfère me dire que l'attrait d'Avignon cette année pour moi aura été ailleurs que dans les spectacles.
- Au mileu d'Avignon deux soirées
Massive Attack : une à Arles, suivie du lendemain à Fourvière. Les deux lieux jouissaient d'un cadre magnifique (théâtre antique) et ce fut alors la rencontre avec les nouveaux titres obsédants de Massive Attack. A Arles ce fut musicalement orgasmique, malgré des problèmes de son à répétition qui exaspérèrent le groupe. A Lyon ce fut fanatiquement impensable : aftershow avec le groupe jusqu'à presque 3h du mat'. En totale groupie je ne m'en suis pas encore remise. Durant le concert je suis un peu rentrée dans la musique mais l'ambiance était unique et le groupe ravi. Le rappel s'est terminé en bataille de coussins géante entre le public et le groupe! On était tous comme des petits fous!
- Pas de Route du Rock, il reste donc à se farcir Rock en seine en espérant quelques bonnes surprises (une annulation d'Amy Winehouse?)... sans se voiler la face.