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Re : Juste la fin du monde: l'éternelle famille
Bonjour,
Pour répondre à Casimir, qui, comme moi, a assisté à la mise en scène de Raskine, je voudrais vous faire part de mon point de vue.
Je suis en terminale théâtre, et du coup, Lagarce, j'avais lu le texte avant de voir la pièce, texte que j'adore, que je trouve d'une beauté et d'une force sans pareille...
Mais, horreur, quelle mise en scène en a fait Raskine ! Au tout début, déjà, le Prologue, interprété par Pierre-Louis Calixte est d'une médiocrité de jeu absolument stupéfiante, il n'y a là-dedans aucune réserve, aucune pudeur, il nous livre ça, comme ça, avec un grand sourire... De plus, Julie Sicard qui interprète Suzanne fait d'elle une hystérique, une adolescente à problèmes, insupportable, ce qui ne colle absolument pas au texte, qui la présente bienveillante, tendre, parfois, en effet, colérique, mais pas comme ça !
Cela sans parler de la scénographie à la limite de l'élémentaire de Stéphanie Mathieu... Cette avant-scène qui se veut intime avec le public, jonchée de cartes postales opère un rapport arrogant avec le public. "Oui, nous sommes salle Richelieu, ce n'est pas rien de ne pas monter un classique et de, pour une fois, installer un rapport scène-salle".
Enfin franchement, "Une chanson douce" de Henri Salvador, était-ce réellement nécessaire ? Parmi tous les textes pouvant l'expliquer, je n'ai trouvé que cette phrase de Raskine, très développée :"De plus, Juste la Fin du Monde est une pièce française, c'est pourquoi il y aura peut-être une chanson d'Henri Salvador"...
Je ne pense pas que l'effet soporifique que cette pièce a pu produire sur certaines personnes soit dû au texte, mais bel et bien à ce jeu qui en fait beaucoup trop tout en ne faisant rien...
Pour une fois que je comprends Monsieur le Président de la République...
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