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Envoyé par Sylvain
Je n'ai rien lu sur le sujet, cependant, il me paraît impossible que les spectateurs du moment soient restés insensibles à certains morceaux, dont on sent bien qu'ils se veulent imposants et marquants, soit à travers la pompe (la marche des turques), soit de par leur sentimentalisme (le mariage forcé, et plein d'autres). Mais il est sûr que cette musique devait avoir un rôle secondaire, il ne s'agit pas d'une musique très sérieuse, rien de bien passionnant par rapport à ses opéras par exemple, pour comparer avec une forme théâtrale.
Et puis, quelques soient les évênements d'une époque, une musique est toujours intéressante à étudier quand elle sert un texte. C'est un langage qui se pose par dessus un autre, c'est déjà une interprétation, un apport sémantique, etc.
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Je ne parle pas de Molière et de Lulli encore une fois!
J'ai étudié la période qui précède, les opéras à machines de 1650...
Sur les infos qu'on a, on n'est même pas sûr du nom des compositeurs.
Et là-dessus, tous les témoignages réservent une ligne (même pas une phrase entière) à la musique et à l'écriture, et trois quatre pages aux décors et aux machines. Même Corneille parle de son Andromède comme un prétexte pour mettre en scène les machines de Torelli, qui sont selon ses propres mots le "noeud" et le "dénouement de l'intrigue" (je cite de mémoire, ce n'est ptet pas tout à fait exact)
Après, dans les ouvrages universitaires que j'ai parcouru, j'ai souvent lu que Lulli marquait une transition dans la place de la musique au théâtre, qu'il est relativement à part...