Oui chez Pommerat la musique est passionnante. Difficile d'en parler au delà des quelques constantes que l'on peut noter en effet... Dans Au monde il y avait aussi le Pari Intervallo d'Arvo Pärt, petite pièce très très douce mais sombre et perturbante sur certains accords qui ponctuait la pièce et apparaissaient en fond lors de certains discours. Elle était peut-être associée à un personnage, je ne me souviens plus, mais je me rappelle juste qu'elle revenait régulièrement, et elle me semblait noter une forme de déperdition intérieure, d'angoisse, en même temps qu'une quête de réfoncort, d'équilibre introuvable.
Citation:
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donc je ne sais pas si c'est forcément très juste de parler de ce genre de zik...
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Je n'ai rien lu sur le sujet, cependant, il me paraît impossible que les spectateurs du moment soient restés insensibles à certains morceaux, dont on sent bien qu'ils se veulent imposants et marquants, soit à travers la pompe (la marche des turques), soit de par leur sentimentalisme (le mariage forcé, et plein d'autres). Mais il est sûr que cette musique devait avoir un rôle secondaire, il ne s'agit pas d'une musique très sérieuse, rien de bien passionnant par rapport à ses opéras par exemple, pour comparer avec une forme théâtrale.
Et puis, quelques soient les évênements d'une époque, une musique est toujours intéressante à étudier quand elle sert un texte. C'est un langage qui se pose par dessus un autre, c'est déjà une interprétation, un apport sémantique, etc.