Ce soir, on croirait retrouver la scène du
Théâtre de la Ville dans l’état où
Angelin Preljocaj l’avait laissée: avec sept stèles en demi cercle. Mais avec les danseurs de
Sankai Junku, cette configuration à la Stonehedge prend tout son sens: c’est à une cérémonie qu’on a le sentiment d’assister.
Le miracle est de nous faire accepter sans réserves cette invitation au passage de l‘autre coté. L’évidence et la dignité du mouvement apaise en nous tous les soupçons qu’ésotérisme et exotisme pourraient susciter. La filiation buto de cet art est évidente. Non seulement à reconnaître les techniques employées, les postures- l’équilibre sur le coccyx- et les mouvements de soli et de groupe: quatre à terre qui ensemble ondulent comme une pieuvre…
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