Pour sa 6ème édition, ce festival lyonnais se déroulait du 07 au 11 mai dans divers lieux et sous diverses formes. Le point central étant les Nuits à l'usine SLI.
J'ai pour ma part assisté à la Nuit 3, le vendredi 09 mai, la Nuit 4 le samedi 10 mai, toutes deux à l'Usine SLI, et au concert spécial d'Einstürzende Neubauten le dimanche 11 mai au Transbordeur de Villeurbanne.
Vendredi 09 mai, 19h
Je débarque à Lyon Perrache. Au détour des petites rues du 2ème arrondissement, en rejoignant l’appart du pote qui m’héberge, je tombe sur un groupe d’une cinquantaine de personnes assemblées devant DJ’s, jus de fruits et viennoiseries. Quelques affiches sur les vitrines du salon de thé et de la galerie alentour nous signalent que oui c’est bien mon premier contact avec les
Nuits Sonores : l’
Über Vice Goûter (j’aime le concept). Une sorte de cible gonflable géante ferme la rue. Je continue mon chemin et me dis que ça commence bien. C’est assez incongrue cette chose en pleine ville, dans une rue un peu paumée. J’aime.
Empiffrage (on ne sait pas s’il y aura à manger sur place). Préparation du sac à dos de survie valable pour tout festival. Repérage d’itinéraire et zou métro direction Gare de Vaise. Foirage des itinéraires TCL, on descend à Valmy alors que le terminus était plus près. Pas grave on attend un pote, qui tarde, puis arrive, et puis on marche. Ca sent la zone un peu désaffectée qui approche, mais où est l’usine SLI, transformée en lieu du festival pour cette édition des
Nuits Sonores. Le site internet indique que c’est complet ce soir, des hordes de jeunes éperdus, la bave aux lèvres (enfin presque) sont à la recherche de places. Peux rien faire pour eux malheureusement, envoie bouler.
C’est donc là ? Pas encore beaucoup de bruit étonnamment. Ni de file interminable à l’entrée. Salut vigile. Oui on a nos billets. Tiens, mon sac ouvert en grand. Non pas d’appareil photo. Oui oui c’est sûr pas la peine d’insister. Pas de palpage, bof tant pis.
NUIT 3
Et là… on entre. Claaaaasse. Ca fait très désaffecté effectivement. Dehors « l’Esplanade » avec un container qui abritera plus tard des DJ’s au cours de la soirée. Deux grands bars de plastique vêtus: un pour la nourriture (yeeeeeeeeah !), un pour la boisson. La ville à l’honneur cette année est Berlin. Le plan détaille les différents lieux et les noms dont ils ont été rebaptisés pour l’occasion :
Kino Babylon,
Alexander Platz… Dépaysement…
Autour de l’
Esplanade à droite la
Scène 1, en face au milieu la
Scène 3, et un peu plus à gauche la 2. Ces trois-là sont dans des espaces couverts : l’intérieur de l’Usine. On circule par l’extérieur ou l’intérieur entre les différents endroits qui comportent encore deux bars en intérieur. Déco fluo, dorée, argentée, dominante blanche, loupiottes, têtes de mort et losange sur murs décrépits : transformation réussie.
Il est 22h et nous nous sentons un peu seuls. Nous croisons une bénévole qui nous dit que c’est normal et que les soirs précédents le public est arrivé bien après minuit. Soit. On s’est pressé pour
Manimal Instinct alors on se pose devant ces Lyonnais qui font du hip-hop électro. Comme d’hab pour ce genre de groupe, le MC prend le dessus sur le côté musical et fait perdre toute l’originalité qu’il pouvait y avoir à l’écoute. On se bouge à la Scène 2 pour
Five Dollar Priest, côté rock, qui s’excite un peu tout seul et qui manque cruellement de charisme malgré de jolies tentatives. Flottement. On fait quoi ? On attend qu’il y ait mieux. On traîne devant la scène 1 et les balances du plateau superstar de la soirée
Agoria vs Laurent Garnier nous mettent l’eau à la bouche. Se balade. Puis on revient à 23h pour le début du set et là… c’est le drame ! Ayant connu ça en tant qu’organisateurs de soirées on se sent mal pour eux : LA COUPURE D’ELECTRICITE ! Toute l’Esplanade, à l’exception de quelques projo, est éteinte, la Scène 1 en souffre aussi. Ils remettent tout en route et hop ça recommence. A quelques minutes du début du set ça n’arrête pas : coupe, revient, re-coupe. On va jeter un coup d’œil aux Sud-africains de
Playdoe dans la salle d’à côté en attendant. Pas encore de quoi remuer le popotin mais déjà un début de trémoussement qui affleure. Retour à
Garnier/Agoria. L’électricité semble être bien rétablie cette fois. Le public est un peu plus nombreux et commence à s’impatienter. Le son arrive tout doucement, sourd et monte petit à petit très lentement et longuement. Le public gueule. C’est assez bien foutu cette attente et envie croissante qu’ils suscitent. Le volume et le rythme ont augmenté même si ça reste un début en douceur. On reste un peu et puis je me dis que je reviendrai quand ça bougera plus.
Un tour à
Mary Weiss (ex
The Shangri-Las, années 60), la salle fait toute vide. Du rock de mamie. Si mythique soit la mamie, je passe mon tour. Re
Playdoe, ouais mais non. Quoique… ils finissent sur leur titre « It’s that beat » qui passe bien, trop court ? Un petit coup à
Garnier/Agoria. Mouais c’est un peu plus dansant que tout à l’heure mais trop house pour moi. Je traverse la salle 3 où
DJ Krush a commencé et là je bloque : C’EST MASSIVE ATTACK BORDEL ! Je reste donc quasiment sur tout le set de
DJ Krush, la salle est blindée (trop petite ?) il fait chaud, c’est du tout bon pour les oreilles. Coup de cœur de la soirée pour le japonais. On aura aussi un petit passage DJ Shadow (je jubile). Très bien tenu, rien à redire. Merci Monsieur. Petite échappée en cours de set pour voir ce que donne
Heavy Trash, il est 1h et ils ont du retard. Ils arrivent sur scène et commencent bien devant un public plus que clairsemé (décidément la scène 2 est délaissée). Non décidément les vieux ce soir ne passent pas, j’ai une envie folle d’électro et basta, le reste je le verrai une autre fois, ailleurs, mais pas là. 30 minutes de battement entre la fin de DJ Krush et
Battles. Miam crêpe au Nutella pour se requinquer devant
Garnier/Agoria. Surprise : noir de monde partout maintenant. Faufilage obligé. Retour à la scène 3. Un des potes nous conte l’histoire de l’invention du LSD pour patienter. Merci Père Castor. Les deux sont des grands affolés de
Battles. Il paraît que c’est énorme sur scène. Let’s see. Presque l’heure du début du concert et ça leur prend de se mettre tout devant. Tentative. Faufilage compromis. Rebrousse chemin. Au milieu ce sera bien aussi. Ils (Battles) arrivent enfin. Je reste tout le concert en me faisant profondément chier et en ayant l’impression d’entendre le même morceau pendant 45 minutes. Bâillement. Reste
« Atlas » qui ferait revenir une statue de marbre à la vie. Je vois des Ewoks en cérémonie chamane. Ca couine dans ma tête et l’envie de miauler comme le chanteur me restera jusqu’au lendemain soir. File à
Garnier/Agoria à nouveau. Ah Ah! on est monté d’un cran. On va pouvoir commencer à s’amuser. Faufilage. C’est parti pour remuer. Pas énooooorme mais efficace, tout juste ce qu’il faut. Prends les loupiottes dans ta gueule. Toute bonne chose a une fin. Les New-yorkais d’
Antipop Consortium déboulent à côté. Encore une fois pas dans le trip et un peu déjà vu mais ça m’a l’air bien bon. Pas ma faute si j’ai juste envie de me trémousser. Je zone entre les deux scènes et le
Kino Babylon qui diffuse un condensé de l’émission
Tracks d’Arte. J’arrive aux années 70 et verrai par intermittence jusqu’aux années 90. Transats et chaises, le summum du confort quoi. Ca repose les oreilles, la plante des pieds et la jambe droite qui déconne grave. Etirement furtif. Je ne sais plus si je suis en festival de musique ou en marathon. Je pense être passée devant
DJ Food mais trou noir. Ah si peut-être encore du DJ Shadow. Le lieu se vide. Il est 5h, la moiteur de la nuit a laissé place à la fraîcheur de l’aube. Glaglagla. Il faut bouger. Mes potes luttent contre le sommeil. Re
Garnier/Agoria, aller juste pour voir les gars. Envie de danser inassouvie, dernière tentative. Coup de bol inespéré :
« la 11ème marche » d’Agoria. OK je bouscule, et me déchaîne. Au moins une fois dans la soirée quoi. Le set s’éternise un peu après ça. Ils auraient du s’arrêter là. Ca fait 7 heures qu’ils mixent. Carburent au champagne apparemment. Ils sont encerclés par ce qui semble être l’équipe des Nuits Sonores sur scène. Les deux DJ’s chauffent encore le public. Les personnes qui restent sont encore à fond. Encore encore encore. Garnier a l’air bien fini, il annonce la fin de leur prestation et ironise sur l’insistance des organisateurs à le voir finir pour cause de poste de police à proximité. Fin. Public reste, en demande encore encore encore. Nous on sort, on traîne la patte, gratte difficilement deux bouteilles d’eau, regrettons l’absence de pains au chocolat et croissants. Il fait jour. Laurent Garnier remet le son pour la toute dernière parait-il. Nous on déclare forfait. Métro. Bonne douche et au lit. Il est 7h passées.
Samedi 10 mai
NUIT 4
Grasse mat’, sieste, pizza et glaces trois boules, autant dire que la deuxième soirée aux
Nuits Sonores s’annonçait encore mieux que la précédente. De nouveau à l’usine SLI. Ce soir ce n’est pas complet et le public semble être différent. Hier il était très varié et avait l’air d’être vraiment venu pour la musique. Ce soir c’est plus jeune, plus branchouille, plus pouf même, en gros la jeunesse lyonnaise a du trouver sympa de troquer la boîte de nuit contre une usine désaffectée. On arrive plus tard, juste histoire de voir à quoi ressemble la musique des Lyonnais de
The Dynamics sur la scène 1. Ils font des reprises version reggae/soul. Reconnais pas un titre mais ils gèrent plutôt bien dans leur style. L’objectif n°1 : ne pas manquer
Fedaden qui sortait vraiment du lot à l‘écoute de son myspace. Effectivement nous sommes très peu devant la scène mais les lumières et vidéo nous absorbent dans son univers, la fumée distillée s’installe entre nous et nous nous élevons dans des sphères vaporeuses. La salle se remplie. Nos oreilles planent. Premier coup de cœur. Prestation peut être un peu trop longue et le gars est un peu autiste derrière sa machine. Allo il y a un public devant toi mec. A suivre de très près. Regret qu’il n’y ait pas de stands merchandising pour les artistes, j’aurais acheté direct.
Pilooski enchaîne immédiatement mais on y reviendra plus tard, pour l’instant il y a
Electrocute sur la scène 2. En gros ce sont des CSS en body à paillettes, qui montrent leurs cuisses. Le popeux à frange se dandine. Nous on fait 3 petits titres et puis s’en va. Un court passage à
Roy Ayers pour voir ce que c’est. Ok, ça c’est fait. Retour à
Pilooski, je ne m’en rappelle plus trop, c’était pas mal et pas assez violent. Ce soir je veux bondir et me décoller les tympans. En attendant
Spitzer en qui j’avais placé de bons espoirs, je me rends aux
Buzzcocks et me dis que c’était sûrement bien il y a quoi…20 ans ? Arrière goût des Clash. Faufilage pour
Spitzer. Pas déçue ! 45 min non stop à m’éclater dans tous les sens. Justice & co peuvent retourner mixer pour les clubs de troisième âge, j’ai trouvé ce que j’attendais pour ce soir. Trempée mais ravie à 01h45. Miam miam crêpe.
Dennis Ferrer sur la scène 1. Ca a l’air pas mal mais trop house pour moi alors je vais sécher au
Kino Babylon. Ce soir ce sont des clips (courts métrages avec le réseau
onedotzero) qui sont projetés. Musicalement inégal, graphiquement trippant.
Kap Bambino commence dans la salle mitoyenne du coin ciné. Le volume sonore nous intrigue : on entend plus du tout le son des clips ! Pas encore la force de se lever, on attend 2h30 pour voir ce qu’il se passe. On a bien fait de se bouger : une meuf en débardeur léopard gueule dans son micro tout devant le public et un gars l’accompagne aux platines. Ca bourrine grave. On s’éclate. Du grand n’importe quoi, c’est bien sympa. Sur ce nous nous dirigeons revigorés vers la scène 1 et
Henrik Schwarz. On se met tout au fond à gauche de la régie, pas forcément décidés à rester, selon ce qu’on allait entendre. Et là oh surprise à nouveau ! De bonnes montées très maîtrisées et qui explosent juste au bon moment. Pas de frustration, que du plaisir. On se prend à rester bien 45 minutes à danser dans notre coin sans avoir à jouer des coudes. On prend notre pied mais on fatigue un peu et nous allons donc jusqu’à la scène 2 pour voir ce que nous font les
Duchess Says que j’avais vaguement entre aperçus aux Eurockéennes il y a deux ans sans y porter une grande attention. La salle 2 qui était hier à moitié vide est aujourd’hui bien plus fréquentée sur tous les concerts et l’ambiance est plutôt survoltée. La demoiselle sur scène se démène, avec force gestes et mimiques. Pas ma came décidément. Passage par
DJ Pedro pour retourner à la fin du live de
Henrik Schwarz et au début de
Chloé. Cette dernière, DJette renommée de
Kill the Dj, ne m’emballe pas du tout, j’ai l’impression que ses morceaux n’évoluent pas et me semblent sans relief. Passage par
D’Julz, pas trop mal sans me donner envie de bouger. Il faut attendre presque une demie heure avant le début de
Danger que je tiens absolument à voir. Re squattage du
Kino Babylon. Quand on entend les premières notes on migre péniblement vers la salle 2. Un gars (veejay ?) à casquette et deux gars à cagoules (METS TA CAG… ! bref…

), tous serrés sur la table qu’ils se partagent. On essaie de rentrer dedans mais ça passe pas, public assez boulet devant, pas de réelles explosions sonores. Ca me fait penser à du Daft Punk aux Eurocks 2006, avec les tubes en moins. Ce qui fait qu’il ne reste pas grand-chose à se mettre sous la dent.
On décide de rentrer. Question cruciale : il y a-t-il déjà des métros le dimanche à 5h du mat’ ? Oui. Ouf sauvés !
Dimanche 11 mai
Concert spécial
Le dimanche est bien différent car c’est un concert spécial au
Transbordeur avec un groupe allemand qui totalise presque 30 ans d’activités :
Einstürzende Neubauten.
On se dispense du warm-up et nous arrivons à 21h30. Le public est encore bien différent, fringues noires à gogo, frisant la trentaine voire la quarantaine. Six lampes en fer rouge de type lumières d’entrepôt pendent au dessus de la scène. Un large voile rappelant la pochette du dernier opus du groupe couvre tout le fond de scène. Le plateau est bien rempli par toute sorte d’instruments plus ou moins identifiables. Les lumières s’éteignent, le public réagit, ça sent le public de fans, tant mieux ! Le groupe est composé de cinq membres et il y a sur scène un compère supplémentaire aux claviers. Pour faire court, ce que j’en retiens c’est un éblouissement total pour
Blixa Bargeld, le chanteur, dont la voix me faisait déjà tomber à la renverse, et qui en plus est un personnage on ne peut plus charismatique, plein d’humour avec un anglais hyper compréhensible en prime. Il communique énormément en interpellant la foule. Instant mémorable : à un excité devant qui gueulait, il lui a conseillé d’aller à un concert de Rammstein la prochaine fois. La salle semblait extrêmement intimiste et pourtant…le Transbordeur a une belle capacité d’accueil ! J’ai été très étonnée par la prédominance de l’aspect scénique, à tel point qu’on pourrait vraiment parler de mise en scène. J’imaginais très bien ce groupe à voir assis dans un théâtre. Il y a aussi cette utilisation d’instruments indescriptibles issus de leur imagination, produisant ainsi un son unique. Juste envie d’écouter profondément cette voix qui nous cajole et nous bouscule à la fois. Bargeld murmure et la salle est plongée dans un silence parfait. Les chansons se composent de moments calmes, où il n’y a presque plus que le chant de Bargeld et explosions de sons industriels. Ca remue beaucoup les entrailles, ça touche quelque chose qui va au-delà de la musique. Nous avons droit à deux rappels, dont le deuxième se compose d’une sorte de jeu/impro (réelle ou feinte ?) où les musiciens tirent des cartes pour savoir ce qu’ils vont faire. En tout plus de 2 heures de concerts (fait assez rare pour être signalé !). J’en ressors ailleurs, étrangement déphasée et serais presque partante pour le Bataclan où Einstürzende Neubauten jouent ce soir, si seulement c’était possible… Mention spéciale pour
"Alles" et
"Sabrina".
Sur les trois jours :
Les moins :
- l’absence de stands dédiés aux artistes à l’usine SLI
- avoir omis de retirer de l’argent avant le concert du Transbo et n’avoir donc pas pu repartir avec le cd du concert de la soirée
- le prix des consos assez élevé et l’absence de choix en nourriture
- le manque de fléchage pour trouver les lieux
- pas assez de prise en compte de la fatigue du festivalier et donc un peu dommage de ne pas avoir de sièges ou autres lieux de repos, vers la scène 1 par exemple, qui permettent d’écouter sans défaillir
- le son en général sur l’ensemble des salles et des concerts qui m’a paru bien faible (il y a de nouveaux seuils de décibels à ne pas dépasser ?)
- le veejaying à l’usine SLI qui était très inégal voire indétectable tellement c’était parfois pauvre
- la volonté de mettre des concerts de rock alors que ceux-ci étaient vraiment désertés le vendredi
- les scènes toutes riquiqui !
- la sensation que le concert au Transbo ne faisait pas vraiment parti du festival (pas d’affiche ou d’affirmation « Nuits Sonores » dans la salle)
- gros coup de gueule aux « fans » d’Einstürzende juste derrière nous pendant le concert qui n’arrêtaient pas de parler pour de ne rien dire du genre « c’est prodigieux, putain c’est immense » etc… et à qui j’avais envie de dire « ce serait encore plus prodigieux et appréciable si vous fermiez un peu vos gueules ».
- les talons des poufs qui t’écrasent les baskets
Les plus :
- le choix du lieu de l’usine SLI et le soin apporté à sa décoration
- l’ensemble du programme des
Nuits Sonores qui est extrêmement varié et complet. Chapeau ! Ils investissent vraiment la ville et innovent au niveau des actions.
- Le set de
DJ Krush, Fedaden, Spitzer, Henrik Schwarz et
Einstürzende Neubauten
-
BLIXA BARGELD
- Le public du vendredi
- Les glaces artisanales de René Nardone :love: (oui ça n’a rien à voir mais c’est important)
- Les transports en commun lyonnais
- Le Kino Babylon
- Les crêpes au Nutella
- Les loupiottes de la scène 1
- La thématique Berlin et toute la déclinaison graphique et plastique