Re : Help ! I need somebody !
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Je suis assez d'accord avec Vanille. Je vois dans ton développement une dizaine d'occasions de te casser la gueule, à commencer par la "sclérose ontologique" que tu donnes au cinéma et au théâtre. En effet, que penser de Pialat qui laissait tourner la caméra au moment où les acteurs ne le savaient pas, parce qu'il voulait justement cette fraicheur et cette spontanéité? Ta vision du cinéma est celle d'une forme industrielle rodée à l'exercice, régie par des codes et des règles qui sont édictés par les marchands du cinéma traditionnel narratif dominant. Ca ne prévaut en rien sur tout autre forme cinématographique. Pour te convaincre des limites de ton argument, je ne peux que tu conseiller Prospero's Books de Peter Greenaway, adapté de La Tempête de W. Shakespeare (et ouais, rien que ça !), et dans lequel la question de l'implication du spectateur et de la symbolique sont centrales. Les risques de tomber dans des généralités est le contre-sens. Il me parait périlleux de partir du postulat indiscutable que le cinéma est PAR ESSENCE plus superficiel que le théâtre (ca semble d'ailleurs s'apparenter à du jugement de valeur). Parce que dans ce cas, je peux faire le même reproche au théâtre de boulevard, ce n'est pas pour autant que je pourrai affirmer la superficialité du théâtre en tant qu'art, sur la seule base de la vue de ces pièces-là. Je pense que tes énoncés gagneraient à être moins catégoriques, ou en tout cas moins généralistes.
En tout cas, j'espère que ces remarques, encore une fois, t'aident à avancer dans ta réflexion. Je me permets de te les faire, car moi-même je ne fonctionne que par les retours critiques que j'ai de mon travail.
Bon courage en tout cas !
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« Le théâtre est une pacotille importante mais futile. Quand on sait ça, je crois que ça ne devient pas de la futilité mais terrible et fort »
Patrice Chéreau
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