Dans son éditorial (par ailleurs plutôt bien pésé) à
la newletter du Théatre Nanterre Amandiers ,
Jean-Louis Martinelli revient sur les nouvelles missions de Chaillot:
"Aujourd'hui, en changeant radicalement la destination du Théatre national de Chaillot, ce sont les traces des oeuvres produites en ce lieu qui sont gommées. Attribuer à tel ou tel lieu une autre destination que celle qui a fait son histoire, revient à effacer un peu plus rapidement les oeuvres qu'il a vu naître (...). Changer la destination de Chaillot, c'est purement et simplement vouloir effacer Jean Vilar, l'ambition d'un théatre populaire" .
A lire, ça fait d'abord un peu flipper, puis on reste perplexe...
Doit on s'interdire de faire évoluer la vocation des lieux de culture, de peur d'assassiner Jean Vilar et les autres?
Ne parle t on pas de toute manière d'oeuvres éphémères le temps des représentations, et dont la postérité tient plus aux hommes qu'aux murs?
Avec ces arguments, ne se situe pas ainsi dans une forme de conservatisme sclérosant ?