Re : Le Projet Andersen de Robert Lepage
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Bon déjà, vu l'attente que tu en avais je vois mal comment tu ne pouvais pas ne pas être déçu, c'était en tout cas ce que je m'étais dit en lisant ton premier post.
Je n'ai pas l'impression que nous avons vu la même chose, surtout du point de vue des clichés que tu dénonces, parce que l'administrateur de l'opéra n'était pas qu'un patron sans scrupule, l'auteur pas qu'un artiste maudit, la copine pas qu'une pouf qui se barre avec le meilleur ami de son mec, le taggeur pas qu'un petit arabe à capuche.
J'ai le sentiment que tu t'es arrêté à la surface, qu'en tout cas moi j'ai vu des clichés cassés par des détails : comme le "A", le sigle anarchiste, qui est taggé (étrangement désuet et un peu décalé au vu du personnage représenté), la dépendance au porno, le moment du conte, le chien à aller balader, la réunion multilingue surréaliste ou la cure de désintox du copain. Grâce, entre autres, à ces détails, on approche le cliché sans jamais y tomber, me semble-t-il.
Concernant l'émotion, je ne suis absolument pas d'accord. Au-delà la virtuosité technique de l'acteur, j'ai trouvé son jeu très émouvant avec de très beaux moments comme le conte, effectivement, mais aussi le coup de fil à sa fiancée, la visite au psy canin ou les moments où l'employé nettoie les cabines.
Je te trouve dur avec ce spectacle, d'autant que ça a vraiment l'air de t'énerver. Il faut dire aussi que, contrairement à toi, je n'avais pas vu de Robert Lepage donc je ne m'attendais à rien...
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage
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