Un Festival d'automne 2008 très européen avec un hommage à Stockhausen
|
|
Le Festival d'automne à Paris, grand rendez-vous de la création contemporaine, sera marqué en 2008 par une "présence renforcée d'artistes européens", avec un hommage au compositeur allemand Karlheinz Stockhausen, décédé le 5 décembre, a annoncé mercredi la manifestation.
La 36e édition de ce festival, qui s'achève samedi, a enregistré depuis le 13 septembre 102.347 spectateurs, dont 84.242 pour le théâtre, la musique et la danse (taux moyen de fréquentation 85%), 13.627 pour les expositions et 4.478 pour le cinéma, les colloques et les rencontres, selon un communiqué. Le Festival d'automne avait affiché un taux de fréquentation de 82% pour ses spectacles et concerts en 2006. En 2008, la 37e édition consacrera un cycle au compositeur Gérard Pesson -- dont un projet avec la plasticienne Annette Messager -- et donnera des oeuvres de Brice Pauset, de l'Allemand Bernd Alois Zimmermann, du Britannique George Benjamin et de l'Autrichienne Olga Neuwirth. "Plusieurs oeuvres de Karlheinz Stockhausen, dont la présence a marqué de nombreuses éditions du Festival d'automne depuis 1972, seront présentées, certaines en première audition en France", annoncent les organisateurs. Pour le théâtre, on notera la venue du théâtre Sfumato de Sofia avec trois pièces de Strindberg, du Hongrois Bela Pinter (Budapest), du Belge Guy Cassiers avec le "Triptyque du pouvoir", du Sicilien Spiro Scimone, de Christian Schiaretti et de la compagnie anglaise DV8. En danse, le festival invitera l'Espagnole La Ribot, Mathilde Monnier, Jérôme Bel, Latifa Laâbissi, l'Américaine Anna Halprin et le Sud-Africain Steven Cohen. Enfin, un programme dévolu à la scène artistique japonaise contemporaine réunira les musiciens Chikage Imai, Toshio Hosokawa, Kazushi Ono, Ryoji Ikeda, les metteurs en scène Toshiki Okada et Oriza Hirata, les chorégraphes Tsuyoshi Shirai et Hiroaki Umeda ainsi que le cinéaste Shinji Aoyama. Le Festival d'automne à Paris affiche un budget 2007 de 3,450 millions d'euros, abondé à hauteur de 63% par des subventions (39% du ministère de la Culture, 20% de la ville et 4% région Ile-de-France).
__________________
Et la mort est pour nous la dernière créance.
|