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«Nos missions n’ont absolument rien à voir, rectifie Alain Herzog, administrateur du Théâtre de la Colline. Contrairement aux théâtres privés, les établissements publics comme le nôtre n’ont pas pour mission de satisfaire une demande mais de surprendre, d’étonner, de proposer une offre nouvelle. Si nous recevons des subventions, c’est précisément parce que nous fabriquons des “produits” qui ne correspondent pas au marché.
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D'où le non sens, l'absurdité de la politique actuelle. C'est elle qui provoque le problème autour des théâtre publics : si les «*subventions*» doivent se changer en «*investissements*», c'est qu'il faut que ces théâtres produisent du blé plutôt que de l'art, et s'ils doivent produire du blé, pourquoi jouiraient-ils d'une aide de l'Etat alors que d'autres établissements s'en sortent très bien seuls ? Soit je ne comprends pas tout, soit c'est vraiment n'importe quoi.