Bon, en espérant que tu ais bien compris qu'il s'agit d'un malentendu, je me permets maintenant une réponse organisée, comme si tu ne me prenais pas pour un connard.
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Redescend un peu ! Perso, oui j'étais en L, oui j'étais en option Théâtre. Perso, oui j'aime la littérature. Oui, j'aime le théâtre, la philo, l'esprit critique etc... et perso, beaucoup de mes amis étaient en S et trouvaient que nous, en L, on bossait plus qu'eux. Tout simplement parce qu'on avait des profs ( dans les matières littéraires ) qui faisaient tout pour nous éviter de se manger des réflexions à la con comme celles que tu as pu formuler ( « Il suffit de s'être un tout petit peu intéressé aux différentes disciplines pour avoir une mention. » ) et qui ne font que donner du crédit aux multiples volontés de voir disparaitre certaines filières.
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C’est l’épreuve du bac que je critique et non la filière L. J’exagère quand je dit « un tout petit peu », j’admet. Cependant, j’ai eu la même mention que toi et je n’ai pas eu à fournir un travail aussi important qu’un S passionné par sa filière. Ce n’est pas le cas non plus des autres qui ont eu une mention. L’épreuve d’espagnol était simpliste, de même l’épreuve de maths, de SVT et physique. Beaucoup d’élèves de ma classe ont eu le bac avec un intérêt nul ou quasi nul pour les arts et les lettres. J’exagère aussi quand je dis 25 sur 30, mais ce n’est vraiment pas loin. Le problème est que nous nous fondons sur deux expériences différentes, il faudrait voir si il y a davantage de classes qui ressemblent à la tienne qu’à la mienne, mais je n’y crois pas trop.
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Au lieu de critiquer : travaillons pour l'excellence ( et pour tous ! ). Y'a beaucoup à faire, c'est certain. Là dessus, on est d'accord ! Mais il faut arrêter d'être aussi pessimiste. On a besoin aussi de personnes qui fassent L et qui s'intéressent plus tard aux sciences humaines... mais il faut réformer l'enseignement pour offrir une formation solide qui débouche sur de véritables connaissances et savoir-faire. Que tu fasses parti des cinq sur trente ( nous on était plutôt 40 passionnés pour 75 élèves en L ) tant mieux pour toi mais que tu dises « Les autres, tant pis pour eux, c'est pas faute d'avoir tenter de les sensibiliser... » c’est n’importe quoi parce que sans tes 25 autres camarades… tu n’aurais pas pu faire L !
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Ce n’est pas parce qu’ils m’ont permis de faire L que je ne peux pas me lamenter de leur niveau… Il faudrait se boucher yeux et oreilles et se contenter de remercier ? J’imagine que tu veux plutôt dire « continuer de sensibiliser, d’essayer », mais je n’y suis pas parvenu, et franchement je ne vois pas comment faire avec des gens qui roulent des yeux à la seule idée que tu puisses aimer la littérature, la philo, les arts. Alors oui, au bout d’un moment, je me suis dit « tant pis pour eux, trace ton chemin », et c'est peut-être un pessimisme effectivement.
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Perso, pour ce que je fais actuellement, ma formation de glandeur de L et d'un très bon niveau pour que je n'ai ressenti aucune difficulté a avoir ma première année avec mention bien et... ah oui zut, ma fac est bloquée par des glandeurs qui craignent pour leur avenir et celui des glandeurs qui n'en sont encore qu'au bac L... donc je peux pas dire si je suis bien parti pour avoir ma deuxième année d'études théâtrales... ah oui et puis zut, ma formation universitaire n'a aucun débouché... oh bah zut alors !
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Là, je m’excuse mais je ne comprends pas où tu veux en venir… tu critique le mouvement ? ... Où tu insinue que je suis pour la destruction des filières de ce genre au lycée et à la fac, et tu tourne ça en dérision ? … Pour précision, je suis dans une fac d’arts du spectacle cinématographique (entre la mention et les études, on se ressemble drôlement).
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Le niveau n'est pas élevé, on pourrait faire en deux ans ce qu'on fait en trois mais je travaille sur ma culture personnelle, je rentre petit à petit dans le monde du travail ce qui me fait être indépendant de mes parents, j'accumule de l'expérience. Dans un an et demi j'espère avoir ma licence pour pouvoir tenter des concours et ainsi continuer dans une voie qui m'intéresse, l'administration culturelle. Avec un peu de chance, à 25 ans j'aurai mon premier poste de secrétaire général et je serai un homme épanoui et alors qu'il faudra que je cotise 42 ans pour ma retraite cela ne me posera pas de problème puisque je pourrai même continuer au delà... puisque j'aurai un boulot que j'aime. C'est risqué, oui. Mais je prends ce risque comme j'ai pris le risque de me fermer des portes en faisant L et comme j'ai pris le risque de monter à Paris pour faire une fac d'études théâtrales.
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Là non plus je ne comprends pas… Je suis d’accord avec toi, je plussoie, je pense que de toutes façons la fac est exactement faite pour élaborer une culture personnelle, en faire plus que les cours ne le demande, etc… Où est le problème ?
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Et quand au niveau de L au lycée et des études supérieures : il ne tient qu'a nous de travailler notre niveau à coté et de ne pas seulement consommer du savoir et de la connaissance... en attendant une véritable réforme de l’éducation qui fasse remonter le niveau…
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Oui oui… Tout à fait d’accord… Pour moi c'est presque l'essence de la filière L, et comme je l'expliquais c'est ce qui fait sa légimité à mon avis malgré que les S aient autant de matières littéraires. Nous, on a le temps pour aller voir ailleurs, affiner, critiquer.
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Mais, je vous en prie, pas de discours élitiste !
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Là, j’attends des explications. Pas envie de me faire passer pour un élitiste, je ne viens pas de l’élite sociale et en aucun cas de l’élite culturelle.