Re : Gallotta renoue avec ce "Cher Ulysse"
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Oui, évidemment que des choix sont faits! Mais les critères sont difficiles à mettre en place et les collectivités territoriales et l'Etat font soit du saupoudrage (donner un peu à tout le monde), soit subventionnent sur d'autres critères comme l'action culturelle, l'inscription dans la ville/région, ou la renommée des noms.
Il y a d'autre part, évidemment, des critères artistiques, mais ce sont des projets qui sont jugés, donc sur papier... Ainsi, ce n'est pas vraiment de la qualité artistique que l'on présume mais plus de l'intelligence de la démarche (c'est-à-dire qu'on a tendance à subventionner un artiste qui a l'air de réfléchir un peu mais sans pouvoir juger de la réalisation de cette démarche).
Les subventionneurs sont d'autre part coincés entre deux rôles : faire découvrir la jeune création en finançant des artistes inconnus et faire office de label en finançant des artistes déjà reconnus par le public.
Dans le premier cas, ils sont converts de reproches si la qualité artistique laisse à désirer, et dans le deuxième ils sont accusés d'avoir mis énormement de temps...
Tout cela est en cas insolvable et j'aurais bien aimé que quelqu'un faisant partie d'une commission de subventionnement intervienne ici car je n'y connais presque rien...
Je tenais en tout cas à réagir, parce que j'ai un peu de mal à accepter que l'on dise que tel ou tel spectacle ne méritait pas ses subventiontions ; déjà parce qu'on ne peut pas en juger avant qu'il soit fait, ensuite parce qu'il y a un petit côté un peu populiste du type "c'est votre argent qui part dans les élucubrations de ce déséquilibré!!! Cessons de donner à la culture!"
L'utilisation de l'argent public est décidément bien compliquée, et pas que dans la cultue (merci Vanille pour cette conclusion pleine de bon sens, en même temps il n'est pas encore 7h, je mettrais ces propos café du commerce sur le compte de la fatigue)
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage
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