Le problème me semble inverse. C’est parce que les applaudissements sont censés être systématiques dés lors où l’on veut remercier les artistes que les artistes se sentent frustrés devant une salle silencieuse – la preuve en est la relativité culturelle de ce rite, voire les artistes Maliens dont parle Vanille. Si l’on pouvait enfin faire comme on le sent sans passer pour un méchant, ni les artistes ni personne n’interpréteraient un spectateur silencieux comme n’ayant pas apprécier le spectacle, et la façon de rendre hommage serait plus libre : pour ma part, je me sens mieux à laisser un petit mot, à aller voir les artistes ou à participer aux éventuels échanges post-représentation, quand d’autres comme toi préfère taper des mains. Mais pourquoi les bruyants auraient raison et les silencieux tors ?
Comprends bien que la question n’est pas de remercier ou pas. Si l’on faisait sauter les conventions, les façons de remercier exploseraient et ce serait très excitants : davantage de spectacles mettraient une boîte à mots à l’entrée de théâtre où les spectateurs pourraient glisser une simple pensée ou une critique plus développée, il y aurait peut-être plus d’échanges post-spectacles… Et cela ne ferait pas disparaître pour autant la liberté d’applaudir.
Maintenant pour le Roi Lear, j’ai du mal à savoir pourquoi je me suis ennuyé. Mais je te rejoins, l’histoire personnelle entre sans doutes toujours en compte dans la perception d’une œuvre d’art. J'aurais aimé en parler plus mais je dois y aller je reviendrais