Eh bien tu sais Vanille je suis assez d'accord avec ton post.
Les liens que tu fais avec d'autres auteurs un peu moins contemporains sont justes. Je les ai faits aussi au début, quand j'ai découvert Novarina. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de le placer dans une lignée, un héritage de langage. Je dirais juste que Novarina va plus loin, mais ça je m'en suis rendue compte en le travaillant surtout, en apprenant un de ses textes (et cet apprentissage laborieux a eu beaucoup d'effets) pas en le lisant ou le voyant.
Moi non plus je n'a pas été transportée ni d'émotion ni de rire pendant
l'Acte Inconnu (ni pendant
l'Origine Rouge d'ailleurs), et "bercée" est un bon terme je trouve : cette langue nous berce, on pense parfois même à autre chose, on se laisse emporter.... Je sui pourtant certaine qu'à chaque fois j'ai passé un bon moment qui ne m'a pas donné envie de partir, confontée à un langage étonnant et qui laisse des traces....
J'ai vu
l'Acte Inconnu à la générale d'Avignon et je crois qu'il a fait quelques modifications depuis, mais j'avais alors trouvé qu'il y avait quelques longueurs ou passages inutiles (celui avec la grosses tête de mort par exemple)...
En revanche, les acteus Novariniens sont épatants je trouve, d'un charisme remarquable, c'est un plaisir de les voir et de les entendre s'emparer de ce texte.
Et puis, j'ai croisé des gens énervés par Novarina, comme toi, et là, je ne comprends plus trop... ou plutôt je me dis que s'il est capable d'énerver les gens à ce point, c'est sans doute qu'il a trouvé quelque chose d'important....