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Vieux 16/09/2007, 08h25   #4
Guy
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Re : Mme Albanel attend des "engagements" des scènes subventionnées

Si, c'est trés clair. C'est dans l'éducation que se trouve une grande partie des solutions. Mais il me semble qu'il y a un gouffre entre ce que produisent les scènes subventionnées et ce que un public scolaire, pour commencer par là l'effort éducatif, est prét à recevoir. Entre un théatre privé trés couteux qui monte des créations et des classiques en style "bourgeois" et un théatre subventionné qui valorise avant tout la liberté du metteur en scène (celui là même qui horripille Julliard), il n'y a pas grand chose (sauf le T.N.O.). J'ai adoré un Don Juan radicalement réinventé au Théatre du Lierre, mais les scolaires présents ont manifesté bruyamment leur incompréhension et leur ennui (sauf lors de la scène de nu au milieu). J.M Rabeux s'indigne, ou feint de s'indigner, que les profs aient boudé son "Songe d'une nuit d'été" assez glauque. Ne faudrait il pas mieux proposer à des publics débutants du Shakespeare un peu classique, afin qu'il l'assimille et puisse ensuite seulement apprécier les déviations de Rabeux?
Mais je ne suis pas sur que l'Educnat travaille dans ce sens. J'ai eu l'opportunité de faire travailler à la maison un de mes sur des programmes officiels d'éducation à distance. Le premier cours de musique commençait par l'exercice suivant: créer une composition sonore spontannée en s'inspirant d'un tableau de Stravinsky. J'ai trouvé le concept passionnant. Mais n'etait ce pas un brin déroutant pour un enfant de CE1?
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