Mme Albanel attend des "engagements" des scènes subventionnées
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La ministre de la Culture, Christine Albanel, ne veut pas se contenter de "signer des chèques", et attend des "engagements" en retour de la part des scènes subventionnées, notamment sur la diffusion et l'audience des oeuvres, a-t-elle prévenu jeudi dans un entretien à l'AFP. "La question des publics n'est pas taboue", même si "ce n'est pas du tout le seul critère" en matière de subvention des spectacles, a poursuivi Mme Albanel. La ministre était interrogée sur un passage de la lettre de mission de Nicolas Sarkozy, rendue publique le mois dernier. Le président y demande à Mme Albanel "d'exiger de chaque structure subventionnée qu'elle rende compte de son action et de la popularité de ses interventions", et "de fixer (à ces structures) des obligations de résultats". "On ne s'attend pas à ce qu'un politique fasse des choix, on demande qu'il paye, sachant que tout ce qui existe a vocation à se poursuivre. Eh bien peut-être pas !", a commenté Mme Albanel. "Il faut essayer de retrouver des marges, de relancer une cohésion d'ensemble, pas seulement d'être dans un coin et de signer des chèques", a-t-elle ajouté. "L'effort public en France -- 350 millions d'euros pour les spectacles vivants, 1.200 compagnies subventionnées -- n'a rien de comparable dans toute l'Europe, et cela doit faire l'objet d'une sorte d'engagement réciproque", a commenté Mme Albanel. La ministre a dénoncé "le procès d'intention de ceux qui y voient une culture de l'audimat", et estimé que qualité et succès public n'étaient pas antinomiques, citant les exemples de Jacques Nichet, directeur du Centre dramatique national (CDN) de Toulouse (TNT), d'Arthur Nauzyciel, nouveau patron du CDN d'Orléans, et d'Angelin Preljocaj, directeur du Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence. Christine Albanel a par ailleurs estimé que "les problématiques du cinéma et du spectacle vivant n'étaient pas les mêmes". La piste a été évoquée par M. Sarkozy, qui demandait dans sa lettre de mission à Mme Albanel "d'examiner dans quelle mesure le dispositif d'aide à la production cinématographique, qui repose en partie sur le succès public des oeuvres subventionnées, pourrait être appliqué au théâtre".
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Et la mort est pour nous la dernière créance.
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