Une génération de comédiens continue de disparaitre...
L'acteur Michel Serrault est mort dimanche 29 juillet, à l'âge de 79 ans, des suites d'une longue maladie, à sa résidence de Honfleur, en Normandie.Michel Serrault avait été hospitalisé ces dernières semaines à l'Hôpital américain de Neuilly, d'où il était sorti fin juin pour se rendre dans sa résidence secondaire de Honfleur, a précisé une source proche de sa famille.if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}
Une longue carrière cinématographique, avec quelque 135 films, couronnée par trois Césars, en ont fait l'un des acteurs français les plus populaires, excellent tant dans le registre dramatique que comique.
Né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Essonne), il triomphe d'abord au théâtre en incarnant Zaza Napoli dans La Cage aux folles, rôle pour lequel il remporte son premier César du meilleur acteur en 1979, quand la pièce à succès de Jean Poiret est adaptée au cinéma.
TROIS CÉSARS
Il obtient un deuxième César trois ans plus tard pour Garde à vue, de Claude Miller. Le rôle de Pierre Arnaud dans Nelly et Monsieur Arnaud, de Claude Sautet, lui vaut son troisième trophée.
Après avoir brièvement fréquenté le séminaire avec l'intention d'entrer dans les ordres, Michel Serrault intègre l'école de théâtre de la rue Blanche. Il fait ses premiers pas au cinéma une dizaine d'année plus tard, en 1954, dans Ah ! les belles bacchantes, de Jean Loubignac.
Il joue un an plus tard dans Les Diaboliques, un policier adapté de Boileau-Narcejac par Henri-Georges Clouzot.
En plus de cinquante ans de carrière cinématographique, Michel Serrault travaille notamment avec Bertrand Blier, Pierre Tchernia et Jean-Pierre Mocky.
Il alterne comédies et polars, multiplie les rôles de commissaires et de bandits, incarne l'inquiétant docteur Petiot ou le froid professeur du crime d'Assassin(s), de Mathieu Kassovitz.
Dans Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yann, il enfile les loufoques habits impériaux de César. Dans Beaumarchais l'insolent, il incarne aux côtés de Fabrice Luchini un Louis XV plus sérieux.
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Et la mort est pour nous la dernière créance.
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