Re : Un avant-goût d'Avignon
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Alors j'avais lu un compte rendu des orientations du ministère relatives au devenir de festival dans un article du Monde. Je vais essayer de mettre la main sur le document... vous tiens au courant.
Concernant Nauziciel, Il n'aurait, dit on, pas réussi à monter la prod suffisante pour honorer la proposition Avignonaise... Donc son projet ne se ferait pas dans cette édition du festival. Attention c'est un bruit de couloir à vérifier.
Concernant Oxygène, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi Pidji, le texte me touche : le portrait d'une génération en manque d'oxygène, haletant dans la course folle d'une époque, d'un monde, d'une logique qui écrase tout. A commencer par l'individu, sa complexité, sa simplicité, son identité. Et l'amour... Non il n'est pas transcendant ce texte mais assez touchant. La mise en scène n'est pas particulièrement branchée, il n'y a presque rien. Trois fauteuils pourris et trois micros. Ca bouge un peu, ça parle vite. La critique a beaucoup parlé de slam à la mode, mais les acteurs ne font pas autre chose que simplement parler à toute vitesse, jusqu'au bout du souffle. C'est assez justifié pour Oxygène. Pas de quoi provoquer la colère. Les acteurs sont généreux sans pour autant s'étaler. voilà quoi.
Concernant Laurent Gutmann, je l'ai croisé moi aussi au CDR de Thionville. Je ne connais pas non plus son travail. Mais sans vouloir te froisser cher Pidji, tu vas un peu vite au catalogue. Moi il m'a semblé c'est vrai un peu distant mais plus par timidité que par arrivisme, calcul ou carriérisme. Je l'ai trouvé plutot doux et fin. Voilà il n'y a pas d'intérêt à en dire plus. Comme toi, je ne connais pas le bonhomme, alors autant en attendre du bien. Non?
Enfin, Vanille, je suis bien d'accord, oui François Verret. J'adore, j'admire. C'est de la poésie pure. C'est de l'intelligence. Des corps qui défient l'entendement sans chercher la performance, des univers visuels éblouissant de simplicité. Une démarche vraiment singulière, Je garde en moi et pour toujours l'image d'une jeune femme dansant au milieu de simples pendrillons de théâtre qui cadraient la scéno du spectacle depuis le début et qui se mettent à la fin à tournoyer autour d'elle. C'était à pleurer de beauté.
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