Cette question des rapports entre l'artiste et le Prince (pour reprendre les termes d'Abirached) et des relations paradoxales voire contradictoires entre indépendance artistique et indépendance financière est passionnante parce qu'insoluble. Comment faire pour subventionner sans endormir, pour aider sans assister, pour être un mécène sans être un censeur... C'est en cela que je suis favorable au mécénat des entreprises. On a crié au loup de la marchandisation de la culture, et c'est un enjeu important bien sûr, car les mécènes privés peuvent être également des censeurs ou des manipulateurs, mais j'y vois une plus grande liberté des artistes. (NB : je parle de mécénat et non de sponsoring).
Cela me fait penser au squat d'artistes du 59 avenue de Rivoli à Paris : les artistes ont obtenu satisfaction maintenant que la mairie de Paris a racheté et rénové le bâtiment pour eux, mais du coup cette ambition d'un lieu alternatif et indépendant a été complètement noyée....
Je pourrais également parler de la stimulation de la créativité créée par le manque d'argent, mais j'y viendrai un autre jour, là il est tard et je dois me coucher....
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage
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