Waaaaah....
Je suis ébahie devant la longueur et le détail de vos posts. Je ferais dans le concis parce que c'est plus dans mon caractère.
Je crois que la question qui se pose en filigrane est celle de la virtuosité. Jusqu'au 20e siècle, l'oeuvre d'art se reconnaissait au degré de la maîtrise technique de son auteur.
Aujourd'hui, nous sommes entrés dans une ère de la répétition (en musique, à commencer par le boléro de Ravel) et de la déconstruction (dans les arts plastiques).
Il ne s'agit plus de faire du beau techniquement mais d'abolir les codes pour éveiller la conscience et les sentiments de celui qui regarde.
On pourrait dire que les musiques sérielles ou atonales, comme celle de Philip Glass, sont de la pure séduction mêlée à de la soupe car elles ne correspondent pas aux canons de la virtuosité. Mais établir ce postulat, c'est écarter du statut d'oeuvre d'art le Boléro de Ravel, Philip Glass, Pärt, John Cage ou la musique électro qui sont des oeuvres fondées sur le principe de répétition.
Car c'est bien ce principe de répétition qui semble gêner entropie, qui parle de manque d'inventivité et de créativité. Mais je crois que se fonder sur des principes surannés de maîtrise technique pour définir une oeuvre d'art méconnaît dangereusement les mouvements actuels.
Cela revient finalement au même de se dire devant une oeuvre de Matisse que n'importe qui pourrait le faire.
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Sans retour de François Verret (c) Christophe Raynaud de Lage
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