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Envoyé par HIPPO
Bien entendu, la pièce nous renvoie en pleine figure des choses qu'on ne voit pas ou qu'on ne veut pas voir comme cette recherche de confort matériel, cet attachement à la routine, mais cette vérité là on en a conscience et parfois il faut vivre avec. Par contre une phrase m'a choqué et me dérange aujourd'hui encore " je ne me suiciderai que lorsque j'aurais réussi ma vie" (ce ne sont peut être pas les mots précis j'ai vu la pièce il y a 3 ou 4 semaines et j'en ai vu d'autres depuis ) cette idée me choque, comment peut on savoir lorsqu'on a reussi sa vie ? y a t il un barème ? et pourquoi se suicider lorsqu'on pense y être arrivé ? est ce qu'il n'y a plus rien après ? ça ne laisse aucune place à tout ce qui pourrait nous arriver après, une révélation, une rencontre, un bouleversement ... rien n'est figé on ne peut pas se dire " je suis heureux donc je me suicide" la vie ne s'arrête pas si on fait cette constatation ...
Cette phrase me dérange, j'en ai discuté avec des collègues du théâtre et certains ont trouvé ça plein d'optimisme, moi ça me met en colère . . .
Je ne prétends pas avoir raison, ce sont mes impressions . . . 
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je comprends tout a fait que cette phrase te choque. mais je trouve ça spendide, j'ai d'ailleurs gagner ma place a ce spectacle en parlant de ça (cf les réponses au concours cannibales")
voilà sinon pour un explication plus littéraire de cette phrase (la phrase exacte est:"je ne me suiciderais que le jour ou je saurais que j'aurais définitivement réussi ma vie" mais bon on s'en fou)c'est du sampling, procédé que ronan cheneau utilise beaucoup, c'est a dire qu'il tire cette phrase quasiment mot pour mot de faust de goethe. et puis l'idée c'est aussi que la vie est la quete du bonheur, une fois qu'on l'a définitivement trouvé il ne reste qu'a figer cet instant dans l'éternel; c'est ce que je dis dans ma réponse au concours en gros